Ce que peut la danse : un plaidoyer, des outils, des débats – lancement le 24 juin à Montpellier
Avec une multitude d’acteurs du secteur chorégraphique, nous lançons une campagne et un plaidoyer en 20 propositions pour redonner à la danse la place qu’elle mérite dans les politiques publiques. Présentation le 24 juin à Montpellier Danse. La danse remplit les salles. Elle s’invite à l’école, à l’hôpital, sur les places des villages, dans les studios et jusque sur les réseaux sociaux. Elle se pratique à tous les âges, partout, par des millions de personnes. La France est une terre de danse, et cela se voit. Pourtant, dans les programmations, on la voit de moins en moins. Pourtant, auprès des élu·es, on la connaît mal. Le champ chorégraphique traverse une crise qui n’a rien d’un accident passager : elle est structurelle, profonde, et elle fragilise tout l’écosystème : des équipes artistiques aux lieux en passant par les réseaux. La danse ne disparaît pas d’un coup. Elle s’efface doucement et silencieusement des priorités des politiques culturelles. C’est précisément ce mouvement que nous voulons enrayer ! D’un plan à une refondation En 2020, déjà, le secteur tirait la sonnette d’alarme. Une tribune, puis un premier « Plan en faveur de la danse » élaboré avec l’A-CCN, l’A-CDCN, LAPAS et Chorégraphes associé·es, présenté à la Délégation à la danse du ministère de la Culture et partagé à Avignon en 2021. Six ans plus tard, le constat s’est aggravé. Alors le ton change. Il ne s’agit plus seulement d’alerter : il s’agit d’engager une refondation, et de l’engager maintenant. Pour y parvenir, une démarche collective de grande ampleur a réuni artistes, chorégraphes, équipes, festivals, CCN, CDCN, scènes nationales et conventionnées, chercheur·euses, syndicats et institutions. Un séminaire national, organisé en mai 2026 au Théâtre Louis Aragon, est venu enrichir et actualiser cette réflexion. De ce chantier est né un livret-plaidoyer : « Ce que peut la danse – 20 propositions pour un aménagement chorégraphique territorial ». La danse n’est pas qu’une affaire de culture Voilà le cœur de l’argument. La danse touche à l’éducation et à la jeunesse. À la santé publique et au bien-être. À l’inclusion sociale, à l’égalité, à la recherche, à l’aménagement du territoire. Elle est à la croisée de tout cela. Une politique de la danse digne de ce nom ne peut donc pas rester l’affaire d’un seul ministère. Elle doit être transversale, ambitieuse, interministérielle. C’est tout le sens de la première proposition du plaidoyer : un Plan national interministériel pour la danse associant l’État, les collectivités territoriales et l’ensemble des ministères concernés. 20 propositions, trois grandes priorités Le livret déroule un diagnostic en trois temps : la danse au cœur de la société, de l’œuvre à la permanence artistique, repenser les circulations dans les territoires, avant de le synthétiser en vingt propositions concrètes, déclinées à court et à long terme. Trois priorités s’en dégagent : Une politique nationale ambitieuse : rééquilibrer durablement les financements, sécuriser les moyens des structures et des compagnies, simplifier l’action publique, et porter une attention réelle aux territoires ruraux et ultramarins. Une danse mieux diffusée, partout : généraliser des dispositifs comme « Danses en territoires », créer des programmes de chorégraphes associé·es, renforcer le rôle des CCN et des CDCN, inscrire une véritable « compétence danse » dans les contrats d’objectifs des scènes. Parce qu’aujourd’hui, le déséquilibre est criant : en 2023, la danse ne pesait que 19 % de la programmation des artistes associés en scènes nationales, contre 46 % pour le théâtre. Des parcours reconnus et sécurisés : construire un continuum de soutien aux auteur·ices-chorégraphes, de la recherche à la transmission. Créer un référentiel métier du chorégraphe. Mieux rémunérer les interventions artistiques et réformer les statuts pour reconnaître enfin tous les temps de travail. en quelques chiffres Ils disent l’essentiel. La danse ne représente que 4 % des représentations du spectacle vivant et 5 % du public. Les crédits dédiés aux résidences chorégraphiques ont reculé de 24 % entre 2021 et 2024. La part des femmes à la direction des CCN reste toujours très faible (16%) et n’a pas évolué depuis 2018. Une création foisonnante, des publics au rendez-vous et des moyens qui se contractent. L’écart est devenu intenable. FAIRE SAVOIR ET CONVAINCRE AvANT LES ÉCHÉANCES ÉLECTORALES À un an de la présidentielle, à l’approche des législatives, le moment est choisi. Le plaidoyer s’adresse aux responsables publics, aux ministères, aux collectivités et aux élu·es des territoires. Il ne se contente pas de décrire un problème : il propose des leviers, des dispositifs, des engagements partagés. Autour de ce livret, deux autres outils viendront prolonger le dialogue : une série de 10 cartes à destination des élu·es et technicien·nes, présentée au Festival d’Avignon le 9 juillet, et plusieurs ouverts au grand public, partout en France au cours de second semestre 2026. Trois rendez-vous, un même mouvement. Faire connaître, faire reconnaître, et bâtir ensemble une politique à la hauteur de ce que peut la danse. Rendez-vous le mercredi 24 juin, de 15h à 16h30, salle Béjart (Agora, Cité internationale de la danse à Montpellier), pour la présentation du livret dans le cadre du Festival Montpellier Danse. 🎟️ inscription : pro@agora-cid.com Le livret sera disponible sur place, à emporter et à faire circuler.
La ponction d’au moins 8,5 milliards d’euros du budget des collectivités porterait un coup fatal au secteur culturel
Dans le cadre de la présentation du budget 2025 du ministère de la Culture, Rachida Dati s’est targuée de présenter un budget constant pour son ministère. Devant la commission des affaires culturelles du Sénat, la ministre de la Culture a réaffirmé que « pas un euro pour la culture ne manquerait pour les territoires ». Le secteur culturel, en moyenne 4 fois plus soutenu par les collectivités territoriales que par l’État, semble pourtant exposé à des baisses de financement drastiques. D’ores et déjà dénoncée par les associations nationales de collectivités territoriales, la demande d’économie de l’ordre de 8,5 milliards d’euros, bien au-delà des 5 milliards initialement annoncés, adressée aux collectivités territoriales dans le cadre de la loi de finances 2025 menace la capacité à pouvoir maintenir les services et équipements publics, en particulier parmi les 450 plus grandes collectivités qui seraient mises à contribution. Hormis la méthode des coupes, par définition brutale, elle est surtout injustifiable : la part de la dette locale des collectivités reste stable depuis 20 ans, aux environs de 9 % du PIB, quand celle de l’Etat a explosé. Le financement des collectivités territoriales était déjà jugé « à bout de souffle » par la Cour des comptes en 2022. L’accumulation des pressions sur leur budget de fonctionnement, assortie d’une baisse de 800 millions d’euros du FCTVA qui grippera l’investissement public (porté à 70% par les collectivités) entraînera une modulation des budgets qui se répercutera sur le service public de la culture : restriction des créneaux des bibliothèques, suppression de temps périscolaires, annulation de festivals, et mise à mal de tout le secteur de la création artistique, disparition d’associations culturelles… Alors que certaines collectivités seront tentées et contraintes de se recentrer sur leurs compétences obligatoires, faut-il rappeler l’importance des politiques culturelles aux ambitions émancipatrices, la nécessité de la présence artistique sur les territoires au plus proche des populations, la richesse et la diversité des propositions des équipes artistiques, dans les salles de spectacle, comme dans les territoires ruraux ou dans les quartiers prioritaires, l’importance des équipements culturels, des événements qui font partie de l’agenda culturel d’un territoire et dont l’ensemble génèrent à la fois de la création, de l’attractivité et des emplois non délocalisables, plus que jamais menacés. Aussi, nous, organisations professionnelles du spectacle vivant, dénonçons cette demande d’économie drastique faite aux collectivités territoriales. En effet les premières tendances qui émergent des différentes collectivités territoriales pour leur budget 2025 laissent craindre des conséquences parfois irréversibles pour le secteur culturel, déjà en proie à une crise systémique d’ampleur (crise sanitaire, réchauffement climatique, inflation, etc.). A l’heure où le projet de loi de finances est examiné par les deux chambres du Parlement, nous demandons à ce que le niveau des économies puisse être revu à la baisse pour ne pas contraindre les collectivités territoriales à effectuer des choix parfois cornéliens dans leur budget. Nous demandons au Gouvernement de bien mesurer l’effet de ces possibles décisions notamment en matière d’emploi et de retombées économiques, mais aussi sur les conséquences que de telles coupes auraient pour la création artistique, le lien social ou la vitalité démocratique sur l’ensemble des territoires. Nous demandons enfin aux collectivités territoriales de travailler leurs prévisions 2025 en concertation avec les professionnels. Bien conscients du contexte économique que la France traverse actuellement, nous sommes persuadés que d’autres options sont possibles. les signataires Fédération Nationale des arts de la Rue – FNARLes Forces Musicales – Syndicat professionnel des opéras, orchestres et festivals d’art lyriquePROFEDIM – Syndicat professionnel des Producteurs, Festivals, Ensembles, Diffuseurs Indépendants de Musique@SMA – Syndicat des Musiques ActuellesSUD Culture – Syndicat « Solidaires, Unitaires et Démocratiques » de la CultureSNSP Syndicat National des Scènes PubliquesSyndicat des Cirques et Compagnies de Création – SCCSynavi – nationalSyndeac – Syndicat national des entreprises artistiques et culturellesSN3M-FO – Syndicat National des Musiciens et du Monde de la MusiqueCgt Spectacle
Mieux défendre la création musicale : le Syndeac au festival Musica

En publiant fin 2023 son livret “Création musicale : pour une politique publique à la hauteur des enjeux”, le Syndeac réaffirmait sa volonté d’être pour le champ musical ce qu’il est déjà pour les autres disciplines artistiques : un défenseur acharné de la création. Une nouvelle dynamique est, de fait, lancée. Des scènes pluridisciplinaires, des lieux de diffusion spécialisés, des Centres nationaux de création musicale (CNCM) et des équipes artistiques musicales : un panel d’adhérentes et d’adhérents membres du groupe Musique du Syndeac ont été chaleureusement accueillis le 25 septembre à Strasbourg par le festival Musica, lui aussi adhérent. L’ADN du Syndeac est de défendre la création artistique. La création musicale, au même titre que les créations dramatiques, chorégraphiques, circassiennes ou marionnettiques pour ne citer qu’elles, mérite à la fois d’être reconnue en tant que telle, soutenue pour ce qu’elle est et promue pour ce dont elle accouche. La musique dite “contemporaine” est aussi multiple que ses consoeurs disciplinaires. Soutenir les compositrices et compositeurs contemporains, soutenir la création musicale, c’est soutenir la diversité et la richesse des esthétiques, c’est ouvrir de nouveaux horizons, défricher ce qui n’a encore jamais été fait ; c’est soutenir les artistes musicaux à faire, défaire, refaire. Si le champ de la création musicale connaît des problématiques qui lui sont propres, il partage aussi un nombre important de sujets avec les autres disciplines : raréfaction des temps de recherche et de création, réduction importante des débouchés de diffusion, financements publics en baisse, etc. Le groupe Musique, sur la lancée de ces derniers mois, va continuer à partager ses réflexions avec le maximum de structures adhérentes afin que toutes et tous se sentent concernés par les problématiques de la création musicale. pour aller plus loin La création musicale : pour une politique publique à la hauteur des enjeux Après plus d’un an de travail, la synthèse des réflexions du GT Musique se concrétise dans une nouvelle parution syndicale. Si les principaux axes de ce travail ont été partiellement dévoilés en octobre lors d’un débat organisé à la convention MaMA, la publication et l’annonce officielles ont eu lieu le 21 novembre à l’occasion des rencontres de New Deal, à la Philharmonie de Paris. lire
Think Culture 2024 : débat avec le Syndeac sur les relations lieux équipes artistiques
« Lieux de diffusion et compagnies / ensembles : comment réguler ma loi de la jungle ? ” organisé dans le cadre de Think Culture 2024 au centre Pompidou le 10 septembre dernier. Mélanie Perrier, Jérôme Montchal et Anne Monfort ont défendu les positions syndicales sur le sujet de la relation entre les équipes artistiques et les lieux. Face aux crises budgétaires successives, aux enjeux de la mutation écologique et aux transformations du paysage artistique, la concurrence est de plus en plus forte entre les équipes artistiques, les lieux, les festivals. C’est la raison pour laquelle repenser les relations entre ces acteurs de l’écosystème du spectacle vivant public, ainsi qu’avec les collectivités territoriales et l’Etat, est absolument nécessaire. Le Syndeac a d’ores et déjà initié des réflexions et propositions dans le cadre de ses dernières publications autour du service public de la culture, de la mutation écologique, de la création musicale, etc. Ce travail continu de réflexion en interne alimente ensuite nos débats avec l’ensemble du secteur. Ainsi, nous étions représentés en force à un débat organisé dans le cadre de Think culture en cette rentrée 2024. Un soutien plus global des parcours artistiques Le soutien aux artistes doit encore évoluer pour intégrer une vision plus large de leur activité. Il ne suffit plus de se concentrer sur la seule diffusion des spectacles ; la recherche, les projets situés sur les territoires, l’éducation artistique et culturelle, tout cela associé à une démarche écologique, sont autant d’éléments à prendre en compte. Les appels à projets, trop nombreux, souvent initiés par les collectivités territoriales mais aussi par certains services de l’Etat, exacerbent la concurrence entre compagnies et font perdre un temps de travail précieux qui devrait être consacré à d’autres tâches. Il est donc crucial d’adopter une approche à long terme, basée sur des échelles temporelles et géographiques variées. Les tensions financières et la concurrence entre équipes artistiques La situation financière marquée par la baisse de la diffusion des spectacles, par le report voire l’annulation de projets de création, cumulée aux effets de l’inflation, menace en premier chef les équipes artistiques. Cette pression économique aggravée accroît une concurrence qui ne devrait pas exister entre structures du service public de la culture. Dans ce contexte, il devient primordial d’encourager une meilleure répartition des ressources, en veillant à inclure des artistes historiquement marginalisés, notamment les femmes et les personnes racisées. Une régulation plus juste ne signifie pas une réduction des opportunités, bien au contraire : mieux distribuer les moyens doit permettre de garantir une représentativité plus équilibrée. Parce que le Syndeac rassemble en son sein des lieux de diffusion et de création, des artistes, des festivals, il encourage les échanges internes. La crise est telle pour les compagnies qu’un groupe de travail ad hoc a été réactivé entre équipes artistiques et lieux. L’objectif est d’aboutir à une charte de bonnes pratiques dont nous espérons qu’elle puisse inspirer à court terme les politiques du ministère de la Culture. La solidarité active du secteur doit être encouragée pour que, de cette crise de l’écosystème, naissent des solutions plus vertueuses socialement, plus responsables écologiquement, plus saines professionnellement, afin que les structures culturelles que nous représentons puissent, dans de meilleures conditions, faire leur travail auprès de toute la population, sur tous les territoires. Protéger la liberté de création, de diffusion et d’expression Les artistes font face à des risques nouveaux, qui se développent de façon directe ou insidieuse et qui poussent à des formes de censure ou d’autocensure. Des cas de déprogrammation sont de plus en plus fréquemment signalés, notamment en raison de pressions extérieures. L’importance de soutenir les artistes, les programmateurs face aux ingérences politiques et sociales et aux tentatives de censure et d’empêchement, constitue un nouveau défi pour le spectacle vivant public. Le paysage actuel du spectacle vivant nécessite des ajustements profonds pour soutenir de manière efficace et durable les artistes. Qu’il s’agisse de repenser le maillage culturel, de mieux répartir les ressources ou de protéger la liberté de création, chaque acteur – État, collectivités territoriales, programmateurs et lieux culturels – doit jouer son rôle. Un soutien inclusif et sur le long terme permettra non seulement de préserver la diversité artistique, mais aussi de renforcer la vitalité culturelle au sein des territoires.
Les Assises Nationales de la Mise en Scène au Théâtre du Nord !
Le Théâtre du Nord accueille l’une des sessions des Assises Nationales de la Mise en Scène qui se déploient dans huit villes du territoire national, le 17 septembre à Lille. Pensées au plus près des territoires et des artistes qui y travaillent, elles constituent une étape importante dans la définition, la reconnaissance et l’avenir d’un art et d’une profession située au carrefour de tous les acteurs du spectacle. Événement inédit dans l’histoire des arts du spectacle, initiées par le Syndicat National des Metteuses et Metteurs en Scène (SNMS), les Assises Nationales de la Mise en Scène se présentent comme une réflexion large et participative sur les enjeux contemporains de la mise en scène à l’adresse des professionnels du spectacle vivant. Trois thèmes, trois ateliers participatifs La journée sera structurée autour de trois ateliers centrés sur ces thématiques :– La trajectoire : quel parcours artistique, quelle trajectoire professionnelle ?Rapporteuse : Gwenola David , directrice d’ARTCENA.– Le processus : mettre en scène aujourd’hui, comment, où, avec qui, pour qui ?Rapporteuse : Stéphanie Lupo , metteuse en scène et universitaire.– La responsabilité : agir pour transformer le monde ?Rapporteuse : Marie-Pia Bureau , directrice de l’Onda.Vous pourrez largement y exposer votre point de vue, débattre, avancer des propositions , dont les Assises se feront l’écho au terme des huit éditions en région. Séance plénière et focus « diversité, égalité sur les scènes »Le débat qui conclut l’édition lilloise des Assises Nationales de la Mise en Scène au Théâtre du Nord interroge le rôle et la responsabilité des arts du spectacle dans la conquête de nouvelles représentations et de nouvelles pratiques. Comment répondre aux formes de discriminations qui peuvent diviser l’espace public et scénique ? En tant qu’artiste, comment soutenir le maillage d’une société dont la pluralité constitue la richesse ? Grand témoin : David Bobée , metteur en scène, scénographe et directeur du Théâtre du NordIntervenants : Marine Bachelot Nguyen , autrice et metteuse en scène, Eva Doumbia , autrice, actrice et metteuse en scène, Cédric Gourmelon , comédien, metteur en scène et directeur du Centre Dramatique National de Béthune et Thomas Jolly , acteur et metteur en scène. Événement gratuit, inscription obligatoire. Plus d’informations sur le site des Assises
Tous et toutes mobilisées pour la culture et contre l’extrême droite !
Le 20 juin doit être massif ! Rendez-vous à 14h00 devant la cinémathèque française à Bercy ▪ Remise en cause des libertés de création, de programmation, de diffusion et de la presse ;▪ Privatisation de l’audiovisuel public et remise en cause des services publics ;▪ Suppression du ministère de la Culture ;▪ Développement d’un imaginaire national raciste, xénophobe et anti-LGBTQi+ ;▪ Reprise en main de l’autorité de régulation de la communication audiovisuel et numérique en nommant la direction de l’ARCOM ;▪ Reprise en main des théâtres, opéras, orchestres en changeant à dessein les directions comme l’a fait Meloni en Italie ;▪ Réorganisation des financements publics aux acteurs culturels sur fond de clientélisme ;▪ Menaces sur l’intermittence du Spectacle et destruction des droits sociaux élémentaires en visant les populations les plus fragiles et immigrées ;▪ Remise en cause des libertés syndicales et associatives. Ces grandes lignes sont le projet du Rassemblement National pour nos secteurs L’extrême droite étant aux portes du pouvoir, nos organisations mesurent leurs responsabilités dans ce moment déterminant pour la démocratie, pour toutes les travailleuses et travailleurs que nous représentons, pour nos secteurs et pour la France. Face au danger extrême qui nous guette, nos organisation appellent l’ensemble des acteurs culturels à se constituer en collectif, à systématiser les assemblées générales sur les lieux de travail ou ailleurs, dans toutes les villes de France et à participer aux manifestations unitaires contre l’extrême droite et organiser la mobilisation. Nous appelons l’ensemble du secteur à se mobiliser le jeudi 20 juin prochain et les jours suivants, à Paris et dans toute la France, pour défendre le service public et ses moyens, lutter contre la réforme d’assurance chômage, pour la prise en compte de notre accord du 27 octobre 2023, et pour lutter contre l’extrême droite et ses idées ! Nous appelons tous les salarié·es à investir massivement nos lieux de travail : organisation d’agoras, discussion autour de nos revendications pour inciter nos collègues à rejoindre la mobilisation et à aller voter les 30 juin et 7 juillet ! Les syndicats signataires CGT-SPECTACLE |F3C CFDT|FNAR | PROFEDIM | SCC | SFA CGT |SFR CGT | SNAM CGT | SNAP CGT | SNJ CGT | SNAPAC CFDT | SNMS CGT | SPIAC CGT | CGT FRANCE TÉLÉVISIONS | CGT FRANCE MEDIAS MONDE | CGT INA | CGT RADIO FRANCE | CGT CULTURE | FNAR | SNSP | SUD CULTURE | SYNAVI | SYNDEAC | SYNPTAC CGT ? carte des mobilisations sur tout le territoire national : lc.cx/ContreAusteriteCulturelleExtremeDroite
Accord unanime sur les annexes VIII et X de l’assurance chômage

télécharger le communiqué en pdf COMMUNIQUÉ DE PRESSE DES ORGANISATIONS REPRÉSENTATIVES DE SALARIÉS ET D’EMPLOYEURS DANS LE SECTEUR DU CINÉMA, DE L’AUDIOVISUEL, DU SPECTACLE VIVANT ET DE LA MUSIQUE
Direction de la Scène nationale de Perpignan : le Syndeac réagit.
Refus du Ministère d’accepter le choix de Viviane Serry à la tête du CNSMD de Lyon : une décision injuste

La décision de la ministre de la Culture de déclarer infructueuse la procédure de nomination en cours pour le ou la futur(e) directeur.trice du Conservatoire national supérieur musique et danse de Lyon sidère.
Les Forces musicales, Profedim, le SNSP et le SYNDEAC fondent l’USEP-SV
Cette fédération, à travers les 850 adhérents de ses quatre organisations, est bâtie sur des valeurs communes de démocratisation de la culture, de liberté de la création et de la programmation, d’exigence artistique et d’équité territoriale garantie par un renforcement de la décentralisation culturelle.