« Un seuil a été franchi »: prise de parole du Syndeac devant l’Olympia le 30 mai 2026
Le 30 mai, à l’Olympia, Philippe Luciat Labry, délégué régional du Syndeac Île-de-France et administrateur général de Nanterre Amandiers, prenait la parole au nom du Syndeac lors du rassemblement organisé à l’appel de la CGT Spectacles. Face aux attaques répétées contre la liberté de création et la culture publique, il portait ce message : ce qui se joue aujourd’hui dépasse largement une crise budgétaire. Le Syndeac est la première organisation professionnelle d’employeurs du spectacle vivant public. Il rassemble, représente et défend des lieux de création et de diffusion, des lieux labellisées, des compagnies, implantées partout sur le territoire, dans les grandes villes comme dans les zones rurales, au plus près des habitantes et des habitants.Et c’est précisément parce que nous représentons cette diversité du service public de l’art et de la culture qu’il nous a semblé évident de soutenir et participer à l’appel lancé par la CGT Spectacles aujourd’hui. Car nous sommes réunis aujourd’hui parce qu’un seuil a été franchi. Partout sur le territoire, les équipes artistiques, les lieux, les compagnies, les structures du spectacle vivant font face à des baisses de subventions parfois brutales, souvent imprévisibles, toujours déstabilisantes. Le spectacle vivant public entre dans une zone d’incertitude profonde. Mais nous le savons : ce moment ne se résume pas à une crise budgétaire. Ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est aussi une bataille culturelle. Nous subissons de plein fouet les effets d’un basculement idéologique qui dépasse largement notre secteur : concentration des médias entre quelques mains, banalisation des discours d’extrême droite, attaques répétées contre les services publics, mise en cause de la liberté de création, multiplication des censures visant des artistes, des œuvres, des programmations. Les faisceaux convergent. Les menaces contre l’audiovisuel public.Les pressions exercées sur des maisons d’édition.Les attaques contre des artistes dans plusieurs régions.Les tentatives de mise au pas des espaces de pensée, de débat, de transmission. Et désormais, les réactions violentes contre celles et ceux qui osent simplement exprimer une inquiétude face à l’emprise croissante de groupes industriels et financiers sur la culture et l’information. Nous affirmons ici notre solidarité avec toutes les professionnelles et tous les professionnels du cinéma, du spectacle vivant, de l’audiovisuel et de la culture qui refusent les intimidations, les logiques de boycott et les tentatives de faire taire les voix discordantes.Ce qui arrive ailleurs peut arriver ici. Et ce qui semblait hier impensable devient aujourd’hui possible. Alors oui, il faut faire nombre. Faire nombre pour défendre la liberté d’expression.Faire nombre pour défendre la liberté de création, et de programmation.Faire nombre pour défendre l’existence d’un service public de l’art et de la culture.Faire nombre pour défendre une idée de la démocratie.Et garantir l’application et le respect de l’ensemble des cadres législatifs et réglementaires qui assurent ces libertés. La culture est un lieu où circulent des récits non dominants. Un lieu où l’on peut encore penser la complexité du monde. Un lieu où des personnes que tout oppose parfois peuvent se retrouver dans un même espace. Un lieu où l’on questionne, où l’on doute, où l’on imagine, où l’on résiste. Dans un monde saturé par les logiques algorithmiques, les simplifications permanentes et les stratégies d’influence des puissances médiatiques et financières, le spectacle vivant demeure un espace irremplaçable d’émancipation collective. Et nous devons être lucides : l’affaiblissement budgétaire du secteur culturel n’est pas neutre. Il participe de cette bataille idéologique. Quand on fragilise les lieux, quand on précarise les équipes, quand on assèche les moyens de la création, on affaiblit aussi la capacité collective à produire des imaginaires, du débat, de la pensée critique. Nous devons reconstruire des convergences entre les services publics de la culture, entre les professions, entre les générations, entre les territoires. Nous devons convaincre les responsables politiques, les élus, les journalistes, l’ensemble de la société que défendre le spectacle vivant, ce n’est pas défendre un privilège corporatiste mais une nécessité démocratique.
Ensemble pour la culture à Aubusson !
ENSEMBLE POUR LA CULTURE À AUBUSSON Le 4 mars, nous étions plus de 200 personnes réunies pour soutenir le théâtre Jean-Lurçat – Scène nationale, menacé de fermeture. Merci de votre soutien à tous et toutes, sur place et en ligne ! pourquoi cette mobilisation ? Construit en 1981, le bâtiment connaît de graves dégradations (problèmes structurels, infiltrations, risques de chute de plafonds) qui ont conduit à la fermeture de plusieurs salles pour raisons de sécurité, compromettant l’accueil des artistes en résidence, fragilisant les conditions de travail des équipes et affectant directement les élèves de la filière théâtre de la cité scolaire Jamot-Jaurès. À cette situation s’ajoute une décision préoccupante du Département, dont le conseil a adopté une autorisation d’occupation temporaire (AOT) applicable à compter du 5 juillet 2026 et renouvelable sous conditions politiques, ce qui revient de fait à programmer une fermeture anticipée, sans qu’aucune garantie claire ne soit apportée quant à la rénovation du bâtiment. Or cet équipement de 240 places, intégré au Centre culturel et artistique Jean-Lurçat aux côtés d’une médiathèque et des classes théâtre, labellisé Scène nationale depuis 1991, accueille chaque année 15 000 personnes avec un taux de remplissage de 86 % un moment fort, émouvant et digne ! Le 4 mars, à Aubusson, notre mobilisation syndicale et citoyenne était massive et exemplaire. Nous étions plus de 200 artistes, directrices et directeurs de compagnies et de lieux labellisés, venus de toute la France pour se tenir aux côtés des habitants et du collectif d’usagers de la scène nationale d’Aubusson. C’était un moment fort, émouvant et digne. Avec des prises paroles solidaires, engagées attestant de la belle vitalité du projet de l’équipe de la scène nationale et de son indispensable présence sur ce territoire dans son lien avec les habitants. Nous avons appelé les différents financeurs publics à trouver rapidement un accord qui donne des perspectives pérennes à la scène nationale et nous avons, tout particulièrement, appelé le département à retirer, sans délai, la menace de cette deadline du 5 juillet, qui pèse sur la scène nationale comme une épée de Damoclès. Et nous avons été très clairs : s’il faut revenir, nous reviendrons ! Si nous étions là, c’était aussi pour porter une parole syndicale. Pour rappeler qu’Aubusson est un symbole d’une politique publique de démocratisation culturelle qui, n’en déplaise à ses détracteurs, a bien fait son œuvre sur le territoire français. Pour faire part, aussi, de notre stupéfaction d’être obligés d’organiser une telle mobilisation pour défendre précisément ce que tous les élus, quelles que soient leurs étiquettes, réclament systématiquement dans leurs discours : l’existence d’un lieu culturel implanté dans un territoire rural. Nous étions là pour défendre un modèle auquel nous croyons, pour lequel chacun, chacune – qu’il soit artiste, responsable d’une compagnie ou d’un lieu – est engagé avec conviction, au quotidien dans son travail. Pour défendre l’héritage d’une partie de notre histoire politique contemporaine, celle de la reconstruction, après guerre, d’une société qui s’appuie sur des valeurs structurantes, comme l’accès égalitaire à l’éducation, à la culture et au soin pour tous nos concitoyens. Nous étions rassemblés pour manifester que quelle que soit la distance géographique qui nous sépare d’Aubusson, nous sommes liés, non seulement par ces valeurs que nous partageons, par des missions que nous portons communément sur chacun de nos territoires, mais aussi par une forme d’interdépendance qui garantit l’efficience de notre action en soutien à la création. Ce rassemblement a fait la démonstration qu’au-delà des difficultés individuelles que chacune de nos structures traverse, nous sommes capables de nous mobiliser pour défendre autre chose que nous même. Que nous avons pleinement conscience que ce n’est qu’ensemble que nous pourrons efficacement protéger notre secteur et notre propre activité. Nous le savons, les périodes de crise économique et de crise démocratique favorisent les divisions. Elles les provoquent même parfois délibérément. Ce rassemblement était une réponse concrète : nous ne céderons rien à la tentation du chacun pour soi auquel nous confronte l’austérité budgétaire. Nous ne tomberons pas dans ce piège qui nous est tendu. Les artistes, les compagnies indépendantes et les différents lieux et labels ne se battront pas entre eux pour survivre au détriment d’un autre. Nous dénoncerons tout discours politique qui consisterait à dire que pour que les plus grosses structures puissent survivre économiquement, les plus petites devraient inévitablement disparaître. Car nous ne sommes pas des “entreprises” comme les autres, nous formons un tout, qui prend son sens par sa globalité. Pour revenir plus directement à la situation de la scène nationale d’Aubusson. Elle est totalement ubuesque mais symptomatique d’une réalité partagée dans de nombreux autres territoires. Un bâtiment qui se dégrade année après année, pour lequel les financeurs publics différent l’engagement des financements nécessaires pour réaliser les travaux. Et voilà qu’arrive une crise économique et ses budgets austéritaires, par lesquels l’État donne l’injonction aux collectivités de réaliser des économies. Le département remet alors en question son engagement… Au-delà des coûts des travaux… Est-ce bien à la collectivité de porter les charges de ce bâtiment à la place de ses usagers, se demande le département ? En France, de plus en plus de collectivités – qu’elles y soient contraintes par l’étranglement financier ou qu’elles fassent des choix de priorité d’investissement sans considération pour la politique culturelle – commencent, comme le département de la Creuse, à remettre en cause leur participation au financement commun d’équipements publics aux côtés de l’Etat. A Aubusson, comme ailleurs, nous savons qu’il n’y aura de solution que par la prise de responsabilité collective. Le département peut tout à fait considérer dans ce contexte économique qu’il est nécessaire de rediscuter de la répartition du cofinancement du bâtiment avec les autres financeurs publics. Mais par contre la méthode employée, celle qui revient à donner un ultimatum en juillet, date à laquelle la scène nationale ne pourrait plus bénéficier de la jouissance du bâtiment, est inacceptable. Tout comme l’est l’injonction qui est faite aux directions des lieux culturels : Il faut réinventer le modèle ! Traduction : Développez davantage vos propres recettes et envisagez davantage de privatisation dans vos lieux. Ce total
Des mesures d’urgence pour le service public du spectacle vivant !
communiqué intersyndical Dans l’attente de réponse satisfaisante, la mobilisation se poursuit ! L’importance des mobilisations des 10 et 18 septembre partout en France témoignent du rejet massif et intersectoriel des politiques d’austérité qui menacent les droits sociaux et des pans entier du service public dont celui de la Culture et du spectacle vivant. Les réponses sécuritaires et violentes des forces de l’ordre contre plusieurs cortèges, contre des lycéen.nes, les arrestations arbitraires et la mise en garde à vue « préventive » d’un militant du SNAM CGT à Lyon, nous révoltent autant qu’elles nous inquiètent. Les conséquences des baisses successives des dernières lois de finances se font sentir chaque jour : la suspension en février de la part collective du Pass Culture prive collégiens et lycéens d’un accès à la culture et la pratique artistique ; le décret rectificatif du budget en avril et la baisse de dotation des collectivités impactent des pans entiers du service public et du monde associatif ;la suspension du paiement des aides à l’emploi pérenne (le Fonpeps) en septembre, mettent en danger le salariat, l’équilibre financier de nos structures, et jusqu’à leur existence même. Pour autant aucune réponse satisfaisante n’est à ce jour donnée aux revendications intersectorielles : opacité totale sur l’orientation budgétaire 2026 comme sur la réforme de l’assurance chômage ou les dotations aux collectivités. La préservation des services publics, des droits sociaux sont des choix de société, comme la justice sociale et fiscale. Dans l’attente d’un véritable changement de cap et de réponse à la hauteur de nos revendications, restons mobilisé.es ! ORGANISATIONS SIGNATAIRES
Mobilisation pour des mesures d’urgences pour le service public du spectacle vivant !

Communiqué intersyndical pour la mobilisation du 18 septembre 2025 La mobilisation sociale importante de ce début du mois de septembre est l’écho d’un rejet massif des politiques d’austérité qui menacent des pans entiers des services publics ainsi que les droits sociaux. Comme d’autres secteurs, celui du spectacle vivant, des arts et de la culture ont été frappés de plein fouet par des coupes budgétaires successives à l’occasion des dernières lois de finances. Partout, nous constatons l’effondrement des coproductions, de la diffusion, l’abandon d’actions d’éducation artistique et culturelle. La crise est là, pour les compagnies et les producteurs de spectacles, les festivals, pour les équipes artistiques, dans les théâtres, dans les salles de concerts, dans les orchestres, dans les opéras … Les écoles d’art ferment, les conservatoires sont asphyxiés. Nos interpellations nombreuses des pouvoirs publics ont été trop peu considérées. Le ministère de la Culture s’est satisfait de ses arbitrages alors même que la crise est partout flagrante. Les artistes et les technicien·nes intermittent·es du spectacle courent après les heures pour ne serait-ce que réunir les 507 heures nécessaires à la réouverture des droits à l’assurance chômage, régime lui aussi menacé par une nouvelle négociation à venir. Les premiers licenciements de salarié·es permanent·es de nos professions sont intervenus, notamment dans les Pays de la Loire après la décision irresponsable de la Région d’abandonner une grande partie de son soutien à la Culture. Les salaires sont gelés un peu partout. Nous n’avons jamais connu une telle situation. Nous souhaitons donc adresser un message clair aux pouvoirs publics. La destruction des services publics et des droits sociaux ne constitue pas une politique d’avenir. Elle représente un abandon de la population. Nous refusons la paupérisation de toutes nos professions, la remise en cause de nos missions de service public et de nos droits sociaux. Nous souhaitons continuer à vivre de nos métiers en remplissant nos missions d’intérêt général : celle de présenter des œuvres et des spectacles au public, celle d’enseigner les arts, celle de proposer des actions culturelles à toutes et tous. Le projet de loi de finances pour 2026, tel qu’il était envisagé par le gouvernement précédent, avec ses 5 milliards de coupes budgétaires à l’encontre des dotations des collectivités territoriales est inacceptable : toute la vie associative et notamment culturelle est directement menacée par un tel niveau de coupe. Nous demandons au nouveau gouvernement de reconsidérer les impacts d’une telle décision. Nous croyons qu’une loi de finances marquée par davantage de justice fiscale et sociale est possible. C’est donc en responsabilité que nous, organisations représentatives des salarié·es et des employeurs, nous mobilisons avec l’ensemble des professions du spectacle vivant à partir du 18 septembre prochain notamment en vue de l’élaboration du prochain budget du pays ! Lien vers le communiqué de presse PDF
Carte des mobilisations du 22→25 mai
Cette carte, actualisée grâce aux adhérents du Syndeac et d’autres organisations de l’intersyndicale spectacle vivant public, est ouverte à vos contributions. N’hésitez pas à nous contacter. Cliquez sur une ville de la carte Paris Lyon Marseille–> Nantes Grenoble Nice Rennes Lille ℹ️ Informations ↑ retour carte Voir également la carte Openstreetmap
Carte des mobilisations du 20 mars 2025

Cette carte (pour la version mobile, les informations sont présentes dans le sélecteur ) recense des informations transmises par d’autres syndicats ou des sources internes. 👉 N’hésitez pas à nous contacter si vous remarquez des changements ou précisions à apporter, des actualisations à effectuer. Lille Rassemblement à 12h00 place du Général De Gaulle et 13h30 Hôtel de Région Cherbourg Rassemblement devant le théâtre à l’italienne Toulouse Manifestation 9h30 départ Médiathèque 1, Allée J. Chaban Delmas Valence AG à 10h00 Place de la Comédie Nantes 10h30 devant l’ARS Orléans 11h00 Parvis du Théâtre Paris 13H30 Place de la Bastille Limoges 11h00 Préfecture Strasbourg 11h30 DRAC au 2 Pl. de la République Le Havre 12H00 Hôtel de Ville Lyon 12h00 Rectorat de Lyon, 92 rue de Marseille Grenoble 17h00 Place Notre Dame Nancy 12H00 Place du colonel Driant Bordeaux 12H30 Opéra national de Bordeaux Tours 13H00 Place Jean Jaurès Montpellier 13H00 Place de la Comédie Marseille 16H00 Kiosque à Musique (127 La Canebière) Clermont 14H00 Place de la Victoire Poitiers 15H00 Parc des Expos (parking) Angers 12H30 Devant le Quai CDN d’Angers Châtellerault 10h30 au Kiosque (80 Bd de Blossac Avignon 18h30 Place Pie Châteauroux 22h30 à L’Équinoxe -> prise de parole du directeur à l’issue du spectacle Phèdre Rennes 14h00 Place de la Mairie (avec des casseroles) Sélectionez la ville parmi toutes ces villes…AngersAvignonBesançonBordeaux
Appel unitaire des organisations syndicales du spectacle à la mobilisation du 20 mars

Non aux coupes budgétaires ! Depuis plus d’un an, nous alertons et mobilisons les professionnel·les du spectacle, de l’art et de la culture contre les différentes coupes budgétaires qui ont lieu à toutes les échelles (national, collectivités territoriales) et qui menacent notre capacité de créer, de présenter des œuvres au public, de mener des actions d’éducation artistique ou d’éducation populaire partout dans le pays. Les baisses de crédits votées ou annoncées par certaines villes, agglomérations, départements et régions, comme dans les Pays-de-la-Loire, l’Ile-de-France ou l’Hérault, fragilisent gravement et durablement notre secteur. En parallèle, des dispositifs essentiels pour nos professions sont mis à mal par l’Etat faute de financements suffisants : c’est le cas du Fonpeps, du GIP Cafés Culture ou de la part collective du Pass culture. En ce début d’année 2025, nous ne comptons plus le nombre de structures, quelles que soient leur taille et leur statut, qui rencontrent des difficultés budgétaires et/ou de trésorerie du fait de l’effondrement des financements publics et du retard de versement des subventions. En ce début d’année 2025, nous ne comptons plus le nombre de salarié·es qui perdent des contrats, doivent accepter des conditions de travail de plus en plus précaires, perdent leurs droits, doivent tout simplement changer de métier pour survivre. Alors que la crise du secteur a été maintes fois évoquée dans les instances de dialogue social au niveau national, le gouvernement, dont la ministre de la Culture, Mme Rachida Dati est membre, continue de défendre, au nom de la dette publique ou cette fois-ci au nom de l’effort militaire, l’austérité budgétaire pour les services publics, l’audiovisuel public et les collectivités territoriales. Derrière ces coupes budgétaires et cette mise en danger des lieux d’art et de culture et des professions artistiques et techniques, c’est un plan de licenciement massif qui ne dit pas son nom alors même que les salaires et les conditions de travail sont déjà largement dégradés. Nous ne pouvons accepter un tel effondrement de nos activités sur le territoire qui aura des conséquences sérieuses sur le plan social mais aussi économique et contribuera certainement plus à aggraver la situation de crise que traverse notre pays et le monde qu’à la résorber. A l’heure où l’extrême droite et ses idées n’ont jamais été aussi présentes tant sur la scène nationale qu’internationale, reléguer une nouvelle fois les politiques publiques en matière culturelle à des activités non essentielles est particulièrement dangereux. Dans une démocratie, la création artistique, l’éducation artistique et culturelle, la pratique artistique constituent un rempart essentiel contre l’obscurantisme, et toutes les discriminations. Pour continuer à défendre l’intérêt général par nos actions et le soutien à un service public des arts et de la culture exigeant et diversifié présent sur tous les territoires et à toutes les échelles. Pour continuer à toucher la jeunesse et la population dans son ensemble par nos actions artistiques et culturelles et de la pratique artistique que ce soit dans les quartiers, les écoles, les prisons, les EHPAD, les centres sociaux, les hôpitaux, et encore au théâtre, à l’opéra, dans les orchestres, etc. Pour faire suite à toutes les actions que nous avons entreprises collectivement depuis le début de ce mouvement, en écho à toutes les assemblées générales qui s’organisent un peu partout en France, nous appelons de manière unitaire à la mobilisation générale de nos secteurs le 20 mars prochain. Nous, organisations syndicales d’employeur·ses et de salarié·es du spectacle vivant, appelons l’ensemble de la profession à de fédérer et se mettre en mouvement pour rejoindre les initiatives qui auront lieu partout sur le territoire pour faire entendre notre voix ! Nous, organisations syndicales d’employeur·ses et de salarié·es du spectacle vivant, appelons l’ensemble de la profession à de fédérer et se mettre en mouvement pour rejoindre les initiatives qui auront lieu partout sur le territoire pour faire entendre notre voix ! Manifestons massivement : ▪ pour le refinancement du service public des Arts et de la Culture, de l’Education artistique et culturelle ▪ pour vivre dignement de nos métiers et en Paix ! LES SYNDICATS SIGNATAIRES Fédération Nationale des Syndicats du Spectacle, du Cinéma, de l’Audiovisuel et de l’Action Culturelle CGT – Cgt SpectacleFNAR – Fédération Nationale des Arts de la RueSN3M-FO – Syndicat National des Musiciens et du Monde de la MusiqueLes Forces MusicalesSyndicat des Cirques et Compagnies de Création – SCCScène Ensemble – organisation professionnelle des arts de la représentationSMA – Syndicat des Musiques ActuellesSUD CULTURE – Syndicat « Solidaires, Unitaires et Démocratiques » de la CultureSynavi – nationalSyndeac – Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles
Appel à la mobilisation le 20 mars prochain
Le Syndeac appelle ses adhérents et adhérentes à se joindre au mouvement national initié par l’ensemble des organisations de salariés et d’employeurs jeudi 20 mars prochain. La loi de finances pour 2025 a été définitivement adoptée ; elle a acté des baisses inédites dans les finances des collectivités territoriales. Les villes, les agglomérations, les départements et les régions, avec chacune d’entre elles des spécificités financières, sont impactées à hauteur de 2,5 milliards d’euros. Ce choix politique du Gouvernement constitue une attaque sans précédent contre les services publics et affecte très gravement le service public de la culture. Les élus territoriaux sont ainsi soumis à une contrainte externe qui les amène à faire des coupes budgétaires massives visant tout le secteur associatif, et le secteur culturel en particulier. Certains d’entre elles et eux, pour des raisons idéologiques affirmées, proposent des coupes budgétaires hors de proportion et signent la mort de la diversité artistique sur leur territoire tout en fragilisant l’attractivité de leur région. Le 20 mars prochain, le Syndeac, avec l’ensemble des organisations de la branche, s’opposera à ces politiques mortifères. Nous appelons les 100 000 signataires de la pétition #deboutpourlaculture à se joindre au mouvement et à venir nous soutenir. Nous appelons nos adhérents et adhérentes à retarder les spectacles le 20 mars pour alerter les publics sur les conséquences de ce qui se prépare. Nous prendrons des initiatives récurrentes dans les prochaines semaines pour empêcher l’inéluctable et affirmer notre force commune.
Debout pour la culture : mode d’emploi pour une action collective réussie

Lien vers la pétition change.org : https://change.org/deboutpourlaculture Vous êtes libres de continuer à nous envoyer des photos sur deboutpourlaculture@syndeac.org et de nous tagguer sur les réseaux télécharger le qr code
# Debout Pour La Culture, des milliers de personnes debout pour soutenir la Culture
Depuis le 21 janvier 2025, des milliers de personnes se mobilisent en soutien au service public de la culture qui fait face à de violentes coupes budgétaires. Théâtres, cinémas et autres lieux culturels se joignent à cette mobilisation d’ampleur. Voici quelques images illustrant l’unité du mouvement. 💜 Signez la pétition en cliquant ici ✍🏼 Opéra d’Angers Cndc d’Angers Théâtre Louis Aragon Tremblay-en-France Lieu Unique à Nantes Scène nationale Sud Aquitain La Passerelle à Saint-Brieuc Le Zef à Marseille Théâtre du Soleil Vincennes Cie La Pendue au Théâtre La Halle Roublot Collectif Oso et Cie Lamento au Théâtre Ducourneau d’Agen Cléo Sénia au Théâtre Novarina à Thonon Théâtre Dunois – Holden, Le café vainqueur Théâtre Cinéma de Choisy-le-Roi / Cie La Volige Théâtre national de Bretagne à Rennes Théâtre des Îlets – CDN de Montluçon Culture Commune – Scène nationale Théâtre de l’Union Limoges Les 3T-Scène conventionnée de Châtellerault Théâtre de Molière → Sète / Scène nationale Archipel de Thau Théâtre de Mende, scènes croisées de Lozère CNDC Angers – Le Quai CDN Théâtre des 13 vents CDN Montpellier Mon Grand l’Ombre Espaces Pluriel à Pau « Close up » Noé Soulier Nanterre Les Amandiers Nos âmes se reconnaîtront-elles ? de Simon Abkarian Scène nationale 61 Après le spectacle Richard III de Shakespeare – mise en scène de Guillaume Severac-Schmitz / La Cie [Eudaimonia] Une histoire subjective du Proche-Orient – TDB Théâtre de Dijon Bourgogne