« Madame Morançais, renoncez à votre projet de budget 2025 »

À l’attention de Mme Morançais, Présidente du Conseil Régional des Pays de la Loire. À l’attention de l’ensemble des conseillères et conseillers de la région des Pays de la Loire, Madame La Présidente, Ce 5 décembre est un jour de mouvement national pour la défense des services publics. Nous considérons en effet que les services publics sont un bien précieux, un trésor à défendre, un ciment pour notre société qui aujourd’hui a besoin d’union plus que de division. Les secteurs que nous représentons sont des secteurs où l’on rend des services aux publics, où nous créons du lien. Nous œuvrons dans les secteurs du sport, de la vie associative, de l’égalité femme/homme, de la culture, de la lutte contre les violences faites aux femmes, de l’environnement, de l’éducation populaire, de l’insertion et de l’emploi des jeunes, des solidarités, de la santé, de l’audiovisuel, de l’agriculture… Nous sommes présent·es sur l’ensemble du territoire des Pays de La Loire, nous offrons des services de qualité à l’ensemble de sa population, veillant à l’équité territoriale. Nous sommes des fédérations, des associations, des syndicats de salarié·es, d’employeurs et d’indépendant·es, des organisations professionnelles, nous avons en commun la passion de nos métiers et nous pouvons témoigner chaque jour de la nécessité qu’ils représentent pour l’ensemble de la population de notre territoire. Vous avez annoncé une baisse des financements à nos secteurs. Aucune consultation n’a eu lieu malgré des partenariats de travail datant parfois de plusieurs décennies avec les services de la Région. Face à la brutalité de cette décision, vous nous trouvez aujourd’hui mobilisé·es devant l’hôtel de région pour vous faire cette adresse solennelle : « Madame la Présidente de région : renoncez à votre projet de budget 2025 » Les conséquences du budget que vous annoncez seront désastreuses pour l’ensemble de la région des Pays de la Loire. Celle-ci deviendra à très court terme une région où les clubs sportifs n’arriveront plus à maintenir leurs offres de cours, où les festivals disparaîtront, où les élèves des lycées renonceront à des sorties scolaires, où les jeunes ne seront plus accompagné·es dans leur vie d’actif·ives par les missions locales, où le planning familial se verra dans l’obligation de diminuer ses permanences d’accueil, où les lieux d’art et de création fermeront leurs portes, où l’accès à la culture en milieu rural disparaîtra, où les créatrices et créateurs partiront, où les étudiants et étudiantes n’auront plus de quoi se nourrir, où les jeunes diplômé·es ne resteront pas, où les violences sexistes et sexuelles augmenteront, où les inégalités seront accrues, où de nombreuses personnes se retrouveront sans travail, où les librairies fermeront, où les musiciens et musiciennes ne joueront plus, où des salarié·es déjà précaires le seront encore plus, où le tourisme décroîtra, où l’accès aux loisirs et aux découvertes culturelles seront réservés à une classe sociale plus favorisée, où le lien social et la solidarité disparaîtront, où certains droits humains fondamentaux seront mis à mal (droits culturels, au soin, à l’éducation, à l’information…). La liste est longue, Madame la Présidente, elle continue chaque jour de s’allonger, nous commençons tout juste à mesurer l’ampleur du désastre. Nous vous demandons de le prendre en considération. Nous vous demandons aussi, Madame la Présidente, de bien mesurer que les conséquences des coupes budgétaires annoncées se sentiront dans les années à venir et ce de manière durable. Construire et faire grandir toutes ces initiatives, qui seront ici détruites, a mis de nombreuses années. Si vous persistez dans votre projet, vous en porterez le poids politique. Nous faisons également cette adresse solennelle à l’ensemble des conseiller·ères régionaux tous groupes confondus : « Ne votez pas le projet de budget 2025 !» Ne votez pas pour faire de notre région un territoire où les initiatives que vous louez quand vous occupez la position d’élu·e local·e seront anéanties par le Conseil Régional. Madame la Présidente, vous avez à de nombreuses reprises exprimé votre fierté pour l’attractivité des Pays de la Loire. Votre projet de budget entraînera immédiatement une perte de plusieurs milliers d’emplois et une chute de l’attractivité y compris économique de notre région. Madame la Présidente, peut-être n’avez-vous pas pu prendre la mesure de la catastrophe que cela signifierait pour la santé sociale, économique et démocratique de nos territoires ? Il n’est pas encore trop tard. Nous vous invitons à retirer purement et simplement ce projet et à vous réorienter vers un refinancement ambitieux de l’ensemble des secteurs ciblés pour faire de notre région un territoire de liens et de dynamisme. LES SIGNATAIRES ACID, Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion Carrefour des Festivals, Association nationale des festivals de cinéma FACC, Fédération de l’Action Culturelle Cinématographique GNCR, Groupement National des Cinémas de Recherche Grue. Fédération des Arts de Rue. Synavi. Syndicat National des arts vivants. SFA-CGT. Syndicat Français des Artistes. SCC. Syndicat des Cirques de Création. SN3M-FO. SMA. Syndicat des Musiques Actuelles. SNAP-CGT. Syndicat National des Artistes Plasticiens. SYNPTAC-CGT. Syndicat National des Professionnel.les du Théâtre et des Activités Culturelles SNAM-CGT. Syndicat national des artistes musiciens et enseignants SPIAC-CGT. Syndicat des Professionnel·les des Industrie de l’Audiovisuel et du Cinéma SNSP. Syndicat national des scènes publiques SYNDEAC. Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles PROFEDIM. Syndicat professionnel des producteurs, festivals, ensembles, diffuseurs indépendants de musique SNEAD – CGT. Syndicat national des écoles d’art et de design FRAP. Fédération des Radios Associatives en Pays de la Loire OPALE. Pôle ressources culture et ESS Confédération Paysanne Pays de La Loire. Syndicat pour une agriculture paysanne UFISC – Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelles CGT Educ’pop’44. Syndicat du secteur de l’éducation populaire. ANCI, Association Nationale des Cinémas Itinérants CITI Centre International pour les Théâtres Itinérants Fédération Pays-de-la-Loire du Planning Familial Zone Franche, le réseau des Musiques du Monde ASSO – Solidaires 44/85 – Syndicat des salarié.es du secteur associatif Coll.LIBRIS. Collectif d’éditeurs et d’éditrices en Pays de la Loire Pol-n. Lieu intermédiaire nantais et collectif d’associations Photographie : manifestation pour la défense du service public, le 5 décembre 2024 à Nantes (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)
Motion de soutien à la mobilisation pour la défense des services publics de la culture en Pays de la Loire
Depuis des années, le Syndeac alerte le Gouvernement et le Parlement sur la situation financière critique traversée par le service public des arts et de la culture. Le Syndeac dénonce notamment la perte d’autonomie fiscale que subissent les collectivités territoriales qui sont nos principaux partenaires financiers, avec la suppression de la taxe d’habitation en tête. La fragilisation des services publics est aujourd’hui la conséquence de la politique fiscale mise en œuvre depuis 2017. Les crises successives que nous avons subies – sanitaire, inflationniste, politique et des finances publiques – s’enchaînent. Les difficultés économiques de nos membres s’accumulent, menaçant tous les jours davantage l’emploi artistique, technique, permanent, et menaçant notre modèle artistique et culturel décentralisé, riche de diversité artistique et de densité territoriale. Le projet de loi de finances pour 2025 met à mal une fois de plus les budgets des collectivités territoriales en annonçant une coupe budgétaire sans précédent de 5 milliards d’euros. Depuis lors, nous assistons à une instrumentalisation politique décomplexée du discours d’austérité budgétaire par quelques rares élus, heureusement, avec pour conséquence, un démantèlement toujours plus brutal des services publics. Ces positions s’affirment au détriment flagrant des espaces de soins et de liens, des dynamiques territoriales économiques, sociales et culturelles déjà existantes et riches. Réuni en Assemblée générale le 25 novembre 2024, le Syndeac condamne fermement le cheminement idéologique qui semble avoir infusé ici et là, révélateur d’un populisme de plus en plus répandu et que nous voyons apparaître en de nombreux endroits. Les membres du Syndeac approuvant la motion de soutien lors de l’AG 2024 à la MC 93 ©️ Photo Syndeac – Terence Barbier Le Syndeac apporte son soutien plein et entier à la mobilisation intersyndicale et interprofessionnelle en cours dans les Pays de la Loire contre l’offensive brutale de l’exécutif régional. Alors même que le résultat des débats en cours au Parlement sur le projet de loi de finances n’est pas achevé, les coupes budgétaires annoncées par la Présidente de la région Pays de la Loire sont très nettement supérieures à toutes les estimations. Ses récentes déclarations traduisent une forme d’opportunisme de la coupe budgétaire. Ce faisant, la Présidente de la région balaie 50 ans de décentralisation culturelle fondée sur la compétence partagée et les financements conjoints des différents partenaires publics. La menace que font peser ces décisions sur des milliers d’emplois et sur l’ensemble du secteur culturel est aujourd’hui bien réelle avec un risque de disparition de notre paysage artistique. Plus que jamais, le Syndeac s’attachera dans les prochains mois à intensifier son travail auprès du Gouvernement et des élus, pour rappeler le caractère essentiel du service public des arts et de la culture au service de la cohésion nationale et de l’émancipation de toutes et tous
Pays de la Loire : face à la situation grave et sérieuse, mobilisons-nous massivement le 25 novembre !

Les restrictions du budget alloué aux collectivités territoriales, annoncées par le gouvernement de Michel Barnier, trouvent en Pays de la Loire un écho politique zélé, des plus alarmant pour l’ensemble de l’écosystème qui agit en faveur de l’intérêt général. La présidente de Région, Christelle Morançais a annoncé mi-octobre, non seulement vouloir doubler l’exigence du gouvernement de procéder à 40 millions d’euros d’économies sur les dépenses publiques, mais également souhaité « aller plus loin » sans préciser le montant de cette économie supplémentaire. Une économie d’au-moins 100 millions d’euros semble évoquée. Si pour l’instant les modalités de cette baisse drastique et brutale de la dépense publique n’ont pas été explicitées, la tendance est à un resserrement strict des actions de la Région Pays de la Loire autour de ses seules compétences obligatoires, comme l’a d’ailleurs affirmé l’élue à la culture Isabelle Leroy le 13 novembre dans un tweet sur X. Ainsi les 100 à 150 millions d’économies projetées en 2025 pourraient peser principalement, sur le périmètre de la commission 7 « Culture, sports, vie associative, bénévolat, solidarités, civisme et égalité femme-homme ». Les aides aux lieux, aux compagnies, aux arts de la rue mais aussi aux festivals, aux différents pôles et à l’ensemble de l’audiovisuel public pourraient souffrir d’un retrait total ou d’une baisse pouvant aller jusqu’à 90% des dotations régionales. Il en serait de même pour la solidarité, la vie associative et le sport, très sévèrement touchés. Les coupes pourraient être telles que certaines structures seraient en péril dès 2025, entraînant un vaste plan social territorial dont les répercussions dépasseraient assurément le périmètre de la région. Des milliers d’emplois sont menacés. Ceci dans un contexte où les négociations relatives à la protection sociale des salarié.e.s relevant du régime de l’intermittence sont sans cesse menacées d’arbitrages financiers et toujours confisquées aux organisations salariées et employeurs du secteur, qui ont pourtant scellé un accord le 27 octobre 2023. Alors oui la situation de la France est trop sérieuse, trop grave pour qu’une collectivité décide de menacer des milliers d’emplois et de détruire le tissu local de proximité qui participe à faire vivre la rencontre, le débat, la solidarité, l’éducation populaire, les droits culturels et la création au cœur de l’espace public. Contre cette coupe massive qui menace l’intérêt général et des centaines d’emplois, nous appelons donc à une mobilisation le 25 novembre à 8h30 devant le parvis de l’Hôtel de Région de Nantes Au-delà de la situation qui s’annonce désastreuse en Pays de la Loire, nous souhaitons alerter sur le vent de coupes budgétaires qui sera la conséquence inévitable du projet de loi de finances pour 2025 s’il n’est pas modifié rapidement. L’effort à hauteur de 5 milliards d’euros demandé aux collectivités territoriales constitue un véritable choc budgétaire majeur pour le service public de la culture. Nous interpellons dès aujourd’hui les sénateurs en charge de l’examen du Projet de loi de finances 2025, et nous alertons le Premier ministre sur les conséquences dramatiques que ces coupes feront peser sur un secteur essentiel à la cohésion nationale et à la démocratie culturelle. LES SIGNATAIRES Fédération Nationale des Syndicats du Spectacle, du Cinéma, de l’Audiovisuel et de l’Action Culturelle CGT – Cgt SpectacleFNAR – Fédération Nationale des arts de la RuePROFEDIM – Syndicat professionnel des Producteurs, Festivals, Ensembles, Diffuseurs Indépendants de MusiqueFO SN3M – Syndicat National des Musiciens et du Monde de la MusiqueSCC – Syndicat des Cirques et Compagnies de Création – SCCSFA CGT – Syndicat Français des Artistes-interprètesSnam Cgt – Union Nationale des Syndicats d’Artistes Musiciens (Enseignants et Interprètes) de France CGTSNLA – FO – Syndicat National Libre des Artistes Force Ouvrière SNMS CGT – Syndicat National des Metteuses et Metteurs en ScèneSNSP Syndicat National des Scènes Publiques SMA – Syndicat des Musiques Actuelles SUD – Culture – Syndicat « Solidaires, Unitaires et Démocratiques » de la CultureSYNAVI – Syndicat National des Arts VivantsSyndeac – Syndicat national des entreprises artistiques et culturellesSynptac Cgt – Syndicat National des Professionnel·le·s du Théâtre et des Activités Culturelles
Restons toutes et tous mobilisés !

Pour le 2nd tour des élections législatives, la Culture appelle à rester mobilisés pour empêcher l’extrême droite d’arriver au pouvoir ! La bataille électorale législative lancée dans la précipitation oblige l’ensemble des citoyens, syndicats, organisations, partis, réseaux, mouvements de défense des libertés publiques à rester mobilisés pour s’opposer à l’extrême droite. Cette situation est la conséquence d’une politique de dénigrement et de démantèlement du service public, de simplification à outrance des réponses apportées à des situations complexes. Non, l’extrême droite ne s’est pas « améliorée » ! Elle n’est pas devenue fréquentable. Plusieurs collectivités « ont déjà essayé », avec des conséquences désastreuses pour la diversité et les libertés : diminution drastique des financements pour le secteur culturel, instrumentalisation de la vie associative au service d’une idéologie identitaire, reprise en main des programmations et des contenus culturels… Les réponses que l’extrême droite propose aux problèmes réels des populations se résument à la stigmatisation et l’accusation de personnes en raison de leurs origines, ethnie, religion, genre, préférence sexuelle, etc. Nous appelons à faire barrage à l’extrême-droite et ses alliés pour qu’ils ne parviennent pas au pouvoir ! Liste de signataires : Fédération Nationale des Syndicats du Spectacle, du Cinéma, de l’Audiovisuel et de l’Action Culturelle CGT – CGT Spectacle F3C CFDT – Communication Conseil Culture CFDT FNAR – Fédération nationale des Arts de la rue LES FORCES MUSICALES – Syndicat professionnel des Opéras, Orchestres et Festivals lyriques PROFEDIM – Syndicat professionnel des Producteurs, Festivals, Ensembles, Diffuseurs Indépendants de Musique SCC – Syndicat des cirques et compagnies de création SFA CGT – Syndicat Français des Artistes-interprètes SNAM CGT – Union Nationale des Syndicats d’Artistes Musiciens (Enseignants et Interprètes) de France CGT SNAPAC – CFDT – Syndicat national des Artistes et des Professionnels de l’animation, du Sport et de la Culture SNMS CGT – Syndicat National des Metteuses et Metteurs en Scène SNSP – Syndicat National des Scènes publiques SUD – Culture – Syndicat « Solidaires, Unitaires et Démocratiques » de la Culture SYNAVI – Syndicat National des Arts Vivants SYNDEAC – Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles SYNPTAC CGT – Syndicat National des Professionnel·le·s du Théâtre et des Activités Culturelles
Lutter contre l’extrême droite en renforçant les services publics, dont celui du spectacle vivant

Lutter contre l’extrême-droite en renforçant les services publics, dont celui du spectacle vivant Abasourdis par le score de l’extrême droite dans notre pays, et extrêmement inquiets de ce qui pourra sortir des élections législatives qui se tiendront à la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale décidée par le président de la République, nous tenons à rappeler ici le sens de notre mission, de notre travail et par conséquent de notre engagement pour la culture. Depuis plusieurs années, et surtout depuis la suppression par décret de plus de 10% du budget du ministère de la culture en février dernier, nous sommes mobilisés pour dire notre exigence de moyens pour le service public de la culture. Salariés et employeurs de notre secteur se mobilisent ensemble pour dénoncer l’affaiblissement des services publics et la protection sociale (assurance chômage.) Dans la situation de crise politique aigüe que nous traversons, et alors que le risque d’arrivée au pouvoir d’une majorité d’extrême-droite porteuse de divisions et d’intolérance de l’autre n’a jamais été aussi élevé, nous appelons les citoyen.nes et les organisations syndicales et associatives à se mobiliser en faveur des candidats qui s’y opposeront tout en s’engageant concrètement à rompre avec les baisses de moyens des services publics et à défendre notre secteur. Nos valeurs d’intérêt général se déclinent chaque jour dans nos actions : la liberté de création, la liberté de programmation et la diversité artistique, pour toutes et tous, dans tous les territoires de la République en France. Ainsi plus que jamais restons unis et appelons à la mobilisation ! Rejoignons massivement les manifestations prévues le 13 juin et le week-end du 15 juin ! Ici, la carte des mobilisations. Les signataires Fédération Nationale des Syndicats du Spectacle, du Cinéma, de l’Audiovisuel et de l’Action Culturelle CGT – CGT Spectacle F3C CFDT – Communication Conseil Culture CFDT FNAR – Fédération nationale des Arts de la rue LES FORCES MUSICALES – Syndicat professionnel des Opéras, Orchestres et Festivals lyriques PROFEDIM – Syndicat professionnel des Producteurs, Festivals, Ensembles, Diffuseurs Indépendants de Musique SCC – Syndicat des cirques et compagnies de création SFA CGT – Syndicat Français des Artistes-interprètes SNAM CGT – Union Nationale des Syndicats d’Artistes Musiciens (Enseignants et Interprètes) de France CGT SNAPAC -CFDT – Syndicat national des Artistes et des Professionnels de l’animation, du Sport et de la Culture SNSP – Syndicat national des scènes publiques SNMS CGT – Syndicat National des Metteuses et Metteurs en Scène SNSP – Syndicat National des Scènes publiques SUD – Culture – Syndicat « Solidaires, Unitaires et Démocratiques » de la Culture SYNAVI – Syndicat National des Arts Vivants SYNDEAC – Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles SYNPTAC CGT – Syndicat National des Professionnel·le·s du Théâtre et des Activités Culturelles
Le 13 juin, unissons-nous !
Tous les professionnels et professionnelles de la culture, ainsi que tous celles et ceux qui défendent un service public de la culture fort, engagé et accessible au plus grand nombre sont appelés à manifester à Paris ce jeudi 13 juin 2024. La journée du 13 juin est l’occasion d’unir nos forces ! Nous demandons à toutes celles et ceux qui défendent les valeurs du service public de la culture de nous rejoindre. Nous serons ce jeudi devant l’ENSA Paris-Belleville à 14H30 pour nous faire entendre d’une seule voix ! Il y a urgence ! Cette mobilisation est cruciale pour obtenir des engagements concrets visant à refinancer le secteur du spectacle vivant public. La récente dissolution de l’Assemblée nationale et la percée de l’extrême-droite ajoute à l’urgence de notre action collective. Rassemblons-nous le 13 juin devant l’ENSA Paris-Belleville pour manifester ensemble. Votre présence est essentielle pour montrer l’unité et la force de notre mouvement. Il y a urgence d’être ensemble ! ? 60 boulevard de la Villette ⏰ 14H30 ? métro Belleville / Colonel Fabien
« Nous faisons face à un véritable effondrement »
Le 6 juin, les organisations salariales et les organisations d’employeurs du spectacle vivant public se sont réunies dans la perspective d’une vaste mobilisation nationale le 13 juin 2024. Nicolas Dubourg, après la CGT, a ouvert ce webinaire par l’intervention que nous publions ci-après. Bonjour à toutes et à tous, Nous sommes aujourd’hui à la veille d’une mobilisation nationale du service public du spectacle vivant que nous espérons ample tant le contexte n’a jamais paru aussi menaçant. Oui, certains diront que le secteur traverse des crises depuis plus de vingt ans et que notre capacité à nous faire entendre ne s’est jamais démentie. Mais aujourd’hui, il nous faut pourtant leur rappeler que jamais la menace d’un effondrement des fondations de ce qui nous réunit, la création artistique libre et indépendante au bénéfice de toutes et tous, terreau de l’émancipation et de la démocratie, n’a jamais été aussi forte. Oui, la menace vient de partout. Elle vient d’une pensée utilitariste et court-termiste qui est incapable de donner sa juste mesure à l’intérêt général. Elle vient des intérêts économiques débridés qui font main basse sur tout ce qui pourrait constituer de nouvelles sources de profit à commencer par la santé et l’enseignement supérieur. Et elle vient du populisme débridé qui, dans une manœuvre maintes fois répétée, tente de faire la jonction entre les intérêts financiers, la peur, et les instincts de repli en jetant en pâture les plus parfaits des bouc-émissaires, celles et ceux dont la place dans la société est d’éclairer, de lier, de donner du sens et de renforcer les capacités de chacun et chacune à construire un futur désirable. Récemment, cette pensée s’est dévoilée au grand jour comme vient de le rappeler avec force Claire Serre-combe par un simple décret qui a fait l’économie d’un débat parlementaire. Et elle nous montre avec amertume que le pass culture et la gabegie financière qu’il représente est le fer de lance de cette nouvelle politique culturelle, où la notion de création – qui constitue pourtant la particularité de l’approche française et se traduit même dans le nom d’une des directions générales du ministère – est sacrifiée au profit de la consommation culturelle. Plus d’artistes et de spectateurs émancipés pour reprendre les termes de Jacques Rancière mais des offreurs et des demandeurs anonymisés par les algorithmes et empuissantés par la machine. Aujourd’hui, tout l’écosystème est impacté : théâtres de ville, scènes conventionnées, labels nationaux, festivals, équipes artistiques indépendantes, ensembles musicaux, opéras. Nous avons su rester soudés durant la crise sanitaire, mais la remise en question actuelle des budgets, quelques mois à peine après les grandes déclarations d’amour par le gouvernement et un certain nombre d’élus locaux, est inédite. L’inflation est devenue le prétexte idéal pour sabrer dans une politique qu’ils souhaitent mettre en sourdine et ainsi gérer par l’effondrement de l’activité leur obsession sur le régime de l’intermittence. Car oui, nous faisons face à un véritable effondrement. 45 % des labels nationaux sont en déficit en 2023 ; peut-être le double en 2024 car il n’y a aucune réserve. Le budget artistique des lieux a été amputé en 2023 d’environ 20 millions d’euros qui manquent aux équipes artistiques et ce montant s’amplifie encore en 2024. Les CDN ont réduit de 23 % en 2023 leur budget dédié à l’artistique, chute inégalée ! Les heures déclarées ont chuté de 7 % au dernier semestre 2023 (données Data Lab Audiens), entraînant une baisse que rien ne peut empêcher de contenir en 2024. Tous les signaux sont au rouge. Les équipes artistiques, quelles qu’elles soient, sont violemment impactées. L’étude de LAPAS est venue utilement alerter les pouvoirs publics dans une approche prospective ; D’autres études sont lancées et sauront poser un diagnostic précis sur la situation, mais nous en connaissons la teneur générale Mais nous savons déjà que les établissements publics nationaux sont brutalement impactés, générant des effets catastrophiques pour l’écosystème, Et si les crédits déconcentrés sont provisoirement épargnés grâce à une budgétisation anticipée du gel lors du vote de la loi de finances 2024, Nous savons que le débat parlementaire à venir sur la loi de finance 2025 portera à nouveau sur l’opportunité même de refinancer notre secteur. Notre revendication est claire, nous attendons de la Ministre de la culture le rétablissement de l’enveloppe initiale de la création (BP 24) complétée, en 2025, de + 50 millions d’euros pour la création. A cela nous ajoutons des mesures d’urgence concernant notamment le desserrement des critères d’aides déconcentrées aux équipes artistiques ou encore un renforcement urgent du budget du Fonds national pour l’emploi pérenne dans le spectacle (FONPEPS). Cette revendication est centrale car la politique financière du gouvernement impacte durement les collectivités territoriales dont certaines saisissent l’aubaine pour dévoiler leur vision illibérale de la culture. Ainsi : Après les coupes dans les régions, et le clientélisme opéré en Auvergne-Rhône-Alpes, ce sont les départements qui sont contraints d’opérer des coupes budgétaires sans précédent ; L’Association des maires de France alerte pourtant depuis le premier quinquennat d’Emmanuel Macron. Et nous allons devoir exprimer un refus puissant contre les propositions d’Éric Woerth pour la culture, et notamment la suppression de la compétence culturelle pour les régions ! Dans quelques jours, nous serons très nombreux à être sidérés par un résultat qui pourtant est connu d’avance. Encore une fois, nous serons nombreux à nous sentir désemparés et sans doute la résignation en sortira une nouvelle fois renforcée. Mais si la création artistique a quelque chose qui la singularise, c’est bien sa capacité à inventer les scénarios qui déjouent les attentes et qui rouvrent les portes quand elles semblent toutes vouloir se refermer. C’est notre responsabilité, cela l’a toujours été et dans les semaines à venir il nous faudra l’assumer collectivement. REPLAY DU WEBINAIRE
Appel commun pour une mobilisation nationale le 13 juin !
Plus que jamais, le spectacle vivant est menacé. Depuis plusieurs années déjà, nous tirons la sonnette d’alarme. Les financements publics ne suivent plus. Dans ce contexte inquiétant pour nos professions, le gouvernement a fait le choix incompréhensible de couper en 2024 près de 10% du budget alloué au soutien à la création artistique par le ministère de la Culture ( moins 96 millions d’euros !), alors même que les collectivités territoriales sont mises en difficultés pour maintenir leurs financements. Si l’année 2024 révèle déjà de nombreuses difficultés sur le territoire, avec moins d’activité ou des politiques salariales revues à la baisse, l’année 2025 s’annonce catastrophique. Le ministère de la Culture ne cache pas que des milliers de spectacles ne verront pas le jour et qu’un effondrement des coproductions est à prévoir. Dans ce contexte, une équipe artistique sur deux, risque de disparaître. Ce sera moins de créations, donc moins de levers de rideaux, donc moins d’embauches de salarié·es permanent.e.s et d’intermittent·es, et le risque d’un effondrement d’un écosystème. C’est un plan de licenciement qui ne dit pas son nom qui est mis en œuvre. ◇ Nous refusons que l’austérité budgétaire et la paupérisation de nos professions guident les politiques culturelles publiques conduites par l’Etat ou par certaines collectivités territoriales. ◇ Nous demandons l’ouverture d’un vaste débat avec les instances publiques sur l’urgence de prendre des mesures concrètes, dont le refinancement, pour préserver le service public du spectacle vivant. ◇ Nous demandons une réponse politique de la part de la ministre, Rachida Dati, alors qu’une crise d’ampleur s’annonce, ◇ Nous demandons au gouvernement de ne pas briser l’édifice culturel et social construit pour le bien de toutes et tous. ◇ Nous demandons la prise en compte de l’accord du 27 octobre 2023 sur les salarié·es intermittent·es du spectacle conclu unanimement par les organisations salariales et d’employeurs de notre champ professionnel. Nous devons nous faire entendre ! Nous, organisations syndicales de salariés (Cgt Spectacle, Cfdt Snapac, Sud Culture) et d‘employeurs (Les Forces Musicales, PROFEDIM, Syndicat des Cirques et Compagnies de Création – SCC , SNSP Syndicat National des Scènes Publiques, Synavi – national, Syndeac )représentatives du spectacle vivant public, appelons la profession à se mobiliser. D’autres choix sont possibles, faisons en sorte que le spectacle demeure vivant ! Rendez-vous le 13 juin partout en France ! Rejoignez les AG qui s’organisent sur tout le territoire. Un webinaire spécifique à notre mobilisation aura lieu le 6 juin à 18h qu’il sera possible de suivre en live sur les pages Facebook des organisations. Organisations signataires de cet appel : LA CGT SPECTACLE · FÉDÉRATION NATIONALE DES SYNDICATS DU SPECTACLE, DU CINÉMA, DE L’AUDIOVISUEL ET DE L’ACTION CULTURELLE | SFA CGT · SYNDICAT FRANÇAIS DES ARTISTES INTERPRÈTES | SYNPTAC CGT · SYNDICAT NATIONAL DES PROFESSIONNEL LES DU THÉÂTRE ET DES ACTIVITÉS CULTURELLES | SNAM CGT · UNION NATIONALE DES SYNDICATS D’ARTISTES MUSICIENS (ENSEIGNANTS ET INTERPRÈTES) DE FRANCE | SNMS CGT · SYNDICAT NATIONAL DES METTEUSES ET METTEURS EN SCÈNE | F3C CFDT · COMMUNICATION CONSEIL CULTURE CFDT | SNAPAC – CFDT · SYNDICAT NATIONAL DES ARTISTES ET DES PROFESSIONNELS DE L’ANIMATION, DU SPORT ET DE LA CULTURE | SUD CULTURE | SYNAVI · SYNDICAT NATIONAL DES ARTS VIVANTS | PROFEDIM · SYNDICAT PROFESSIONNEL DES PRODUCTEURS, FESTIVALS, ENSEMBLES, DIFFUSEURS INDÉPENDANTS DE MUSIQUE | SNSP · SYNDICAT NATIONAL DES SCÈNES PUBLIQUES | SYNDEAC · SYNDICAT NATIONAL DES ENTREPRISES ARTISTIQUES ET CULTURELLES | LES FORCES MUSICALES · SYNDICAT PROFESSIONNEL DES OPERAS,ORCHESTRES ET FESTIVALS LYRIQUES | SCC · SYNDICAT DES CIRQUES ET COMPAGNIES DE CREATION | LA FÉDÉRATION DES ARTS DE LA RUE | LA COMPAGNIE PAROLE EN ACTE
Alerte sur la liberté d’expression en Auvergne-Rhône-Alpes
Une pétition intersyndicale en Aura est lancée