Éducation, culture : même combat, nos services publics sont à défendre !

Défendre l’éducation, l’enseignement supérieur et la culture, c’est défendre un même projet de société : celui de services publics accessibles à toutes et tous, dotés des moyens nécessaires à leurs missions.

Depuis plusieurs semaines, les collégien·nes, lycéen·nes et étudiant·es se mobilisent pour dénoncer la dégradation de leurs conditions d’étude et défendre leur avenir. Par leur mobilisation s’exprime le refus d’une société dans laquelle les services publics sont progressivement fragilisés, les inégalités aggravées et leurs droits rendus toujours plus difficiles à exercer.

Les dynamiques de coupes budgétaires et les politiques d’austérité qui fragilisent le service public de l’éducation et de l’enseignement supérieur sont aujourd’hui les mêmes qui fragilisent aussi le service public de la culture. Les baisses de financements, les arbitrages budgétaires contraints et le désengagement de certains partenaires publics mettent en péril les conditions de travail des professionnel·les, la création artistique, la diversité des œuvres et la présence de la culture sur l’ensemble des territoires.

L’État ne peut demander toujours davantage aux services publics tout en réduisant les moyens qui leur permettent d’agir. Les collectivités territoriales, elles-mêmes soumises à de fortes contraintes financières, ne peuvent durablement compenser ce désengagement.

L’éducation donne à chacune et chacun les moyens d’acquérir des savoirs, de comprendre le monde et de construire son avenir. La culture ouvre des espaces de création, de pensée critique, de rencontre et de confrontation d’idées et d’imaginaires. Elles se nourrissent mutuellement et contribuent à former des citoyen·nes libres et critiques.

Ces missions sont essentielles à notre vie démocratique. Elles constituent un investissement essentiel dans notre avenir collectif.

Les sacrifier aux exigences de réduction des dépenses publiques revient à renoncer à ce qui fonde leur raison d’être : permettre à toutes et tous, quels que soient leur origine sociale et leur lieu de vie, d’accéder aux savoirs, aux œuvres, à la formation et à la vie démocratique.

Le Syndeac réaffirme la solidarité entre les services publics et refuse leur mise en concurrence.

Dans une expression de solidarité interprofessionnelle, nous appelons les structures adhérentes du Syndeac à faciliter la participation à la mobilisation du 17 octobre, et à rendre visible leur solidarité avec les revendications exprimées, et tout particulièrement les écoles nationales supérieures d’art, leurs équipes pédagogiques et administratives et leurs étudiant·es.

Nous appelons les spectateur·ices et usager·ères du service public de la culture à se saisir de cette mobilisation : les théâtres, les lieux de création et de diffusion, et les équipements culturels sont des espaces communs, dont la vitalité dépend de notre capacité collective à les défendre.

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