PLF 2027 : Le ministère de la Culture renonce au spectacle vivant, à la création et, de fait, aux artistes

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Le PLF 2027 confirme une forte baisse des crédits consacrés à la création, ils diminuent de 4,6 % en autorisations d’engagement et de 3,5 % en crédits de paiement. Près de 33 millions d’euros disparaissent des crédits déconcentrés, fragilisant directement l’action de l’État dans les territoires.

Le résultat, c’est une création fragilisée, des artistes privés de soutien et au-delà, une culture réduite à un apparat de la vie des territoires : visible, valorisée en façade, mais privée des moyens et de l’ambition nécessaires pour jouer pleinement son rôle.
La mission Culture se situe désormais en dessous de son budget de 2023, alors même que l’inflation cumulée atteint 9,2 %.

Derrière ces chiffres, c’est un changement de cap qui se dessine : fermetures de lieux, disparition de compagnies, emplois fragilisés, créations empêchées, recul de l’éducation artistique et culturelle et désengagement de l’État dans les territoires.

Concrètement, ce sont des spectacles qui ne pourront plus être produits, des artistes qui ne pourront plus être rémunéré·es, des tournées supprimées, des créations reportées, des lieux contraints de réduire encore leur activité et des territoires qui verront disparaître une partie de leur offre culturelle. Ce sont des emplois directs et indirects qui sont détruits, des citoyennes et citoyens, des publics qui sont amputés de leur droit à la culture.

Les lieux de création et de diffusion, les équipes artistiques, les festivals, les centres dramatiques nationaux, les scènes nationales, les centres chorégraphiques nationaux, les lieux intermédiaires et l’ensemble des structures qui font vivre le service public
de la culture sont déjà au maximum de leurs capacités.

Dans ce contexte, alors que les atteintes à la liberté de création se multiplient, les baisses annoncées traduisent un choix politique : après dix ans, l’État renonce à soutenir pleinement les artistes et fait le choix de démanteler progressivement le service public de la culture sur les territoires.

Pour éviter l’effondrement de l’ensemble de l’écosystème culturel, le Syndeac demande un moratoire sur les coupes et que les budgets alloués à la culture représentent 1 % du budget global. Un appel de juillet dans le cadre du Festival d’Avignon qui permet de bénéficier à l’ensemble du secteur : https://www.syndeac.org/signez-culture-partout-1-obligatoire/

Le Syndeac demande à être reçu au plus vite par le Premier ministre et demande l’ouverture d’une concertation nationale sur le refinancement de la culture, soutenue par près de 600 élu.es de la République. 

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