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Plan culture : et donc, concrètement ?

Comme beaucoup, nous avons ce jour, avec intérêt, suivi le discours du Président de la République. Nous sommes surpris par la tonalité du propos présidentiel et par le caractère désordonné des annonces. 

Communiqué du 6 mai 2020

Comme beaucoup, nous avons ce jour, avec intérêt, suivi le discours du Président de la République. Nous sommes surpris par la tonalité du propos présidentiel et par le caractère désordonné des annonces. 


Évidemment, nous nous réjouissons de la décision relative à la prorogation des droits au régime de l’intermittence jusqu’en août 2021, une question que l’Usep-SV et les Organisations de salariés portaient comme vitale ; nous avons été entendus. 

Cependant, en écartant les corps intermédiaires du dialogue institutionnel, en n’associant pas les élus territoriaux, ce plan s’exonère d’un certain nombre de points techniques que seules nos organisations représentatives, avec les collectivités territoriales sont en mesure d’argumenter. La politique culturelle publique repose sur cette alliance si singulière et si puissante de l’État, des collectivités, et des opérateurs culturels. Pourquoi cette mise de côté de ce qui fait l’histoire de la décentralisation culturelle et la densité exceptionnelle de l’aménagement culturel de la France ?

 
Médiation et animation, quelle différence ? 

Les références présidentielles en matière d’éducation artistique et culturelle en revanche inquiètent grandement et semblent méconnaître le travail des labels nationaux et des équipes artistiques qui y sont associés depuis fort longtemps. Le travail artistique de conquête des publics ne saurait se transformer en adjoint d’éducation ou en animateur de colonies de vacances, quelle que soit par ailleurs notre volonté de revoir notre façon de travailler et de nous adresser aux gens, et aux jeunes en particulier. 

 

Les artistes qui participent à des activités d’EAC ne peuvent aujourd’hui, comptabiliser leurs heures de travail artistique dans ce cadre. Faut-il interpréter le propos présidentiel comme un changement de doctrine de l’État, hors de tout accord avec les partenaires sociaux ? 


Après les colonies, quelle rentrée ?


Aucune annonce budgétaire n’a été formulée, et seule une agence externe bénéficie d’un fléchage particulier, qui inquiète sur le sens donné aux missions du ministère de la Culture lui-même. Les entreprises culturelles sont la grande absente du discours du Président de la République ; elles sont pourtant la condition de l’emploi artistique, et du rayonnement culturel de notre pays aujourd’hui et demain. 

 

La refondation culturelle que le Président a invoquée ne saurait se concevoir sur le seul diagnostic lié à la crise sanitaire née du Covid-19. C’est en raison d’une crise historique bien plus ancienne et hélas durable que la politique culturelle est affaiblie.

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