L’impasse du Pass

Texte rédigé par Nicolas Dubourg, directeur du Théâtre la Vignette à Montpellier.

Ministère de la culture : Loi de finances pour 2019

Le ministre de la Culture a présenté le projet de budget de son ministère le 27 septembre dernier. Il est mauvais. Le Syndeac a été auditionné, dans le cadre de l’Usep-SV, par la rapporteure désignée par la Commission des affaires culturelles.

Nouvelles informations utiles sur le Pass Culture

Le Syndeac, dans le cadre de l’Usep-SV, a été auditionné par le Président de la SAS « Pass Culture », Damien Cuier. Nous avons appris plusieurs informations utiles à cette occasion.

Un député occitan porte devant le Ministre les questions soulevées par le Syndeac sur le Pass Culture

Après une interpellation par les adhĂ©rents du Syndeac Occitanie dans le cadre des rendez-vous avec les parlementaires qui se sont multipliĂ©s en rĂ©gion – le dĂ©putĂ© du Gard LREM Olivier Gaillard a interrogĂ© le ministre de la Culture par une question Ă©crite au gouvernement relative au Pass culture, publiĂ©e le 18 avril dernier sur le site de l’AssemblĂ©e nationale.

Manifeste pour les arts et la culture en Région Centre Val de Loire

Signez le manifeste     Monsieur le PrĂ©fet de RĂ©gion, Mesdames et Messieurs les DĂ©putĂ©.e.s, Mesdames et Messieurs les SĂ©nateurs, Mesdames et Messieurs les DĂ©putĂ©.e.s EuropĂ©en.ne.s, Mesdames et Messieurs les PrĂ©sidents et PrĂ©sidentes du Conseil RĂ©gional, des Conseils DĂ©partementaux, des MĂ©tropoles, des AgglomĂ©rations et communautĂ©s de communes, Mesdames et Messieurs les Ă©lu.e.s du Conseil RĂ©gional Centre Val de Loire, Mesdames et Messieurs les Ă©lu.e.s des Conseils DĂ©partementaux du Cher, d’Eure-et-Loir, d’Indre, d’Indre-et-Loire, de Loir-et-Cher et du Loiret, Mesdames et Messieurs les Ă©lu.e.s des conseils municipaux des communes de la RĂ©gion Centre Val de Loire, QUELLE EST LA PLACE AUJOURD’HUI DES ARTS ET DE LA CULTURE DANS VOS CHOIX POLITIQUES ? « La sociĂ©tĂ© française fait face Ă  de graves difficultĂ©s : accroissement des inĂ©galitĂ©s Ă©conomiques et sociales, phĂ©nomènes massifs d’exclusion et de relĂ©gation sociale, intĂ©grismes religieux, replis identitaires, remise en cause des principes de la laĂŻcitĂ©. (…) Sans la transmission des savoirs et de la connaissance, sans la confrontation avec les oeuvres de l’esprit, sans la mise en perspective des diffĂ©rentes identitĂ©s culturelles, sans la possibilitĂ© pour chacun d’exercer une pratique artistique et d’avoir la vie culturelle de son choix, la dĂ©mocratie s’expose aux dangers des forces rĂ©gressives, qu’elles soient politiques, Ă©conomiques, intellectuelles ou religieuses. Nous ne voulons pas laisser les marchands s’emparer du champ artistique Ă  des fins spĂ©culatives et idĂ©ologiques. (…) Notre parole commune tĂ©moigne du dĂ©sir partagĂ© de remettre la question de l’humanitĂ© et du sensible au coeur du dĂ©bat politique afin que la culture devienne [ENFIN] un des enjeux majeurs et vitaux de la citoyennetĂ© Ă  venir. »     Cet extrait de l’Appel de Nantes signĂ© en janvier 2016 par 20 associations et rĂ©seaux du spectacle vivant, reste terriblement d’actualitĂ©. Plus de trois ans après sa publication, nous faisons le constat amer que la prise en compte des arts et de la culture dans les politiques publiques n’a non seulement pas Ă©voluĂ© mais qu’elle a reculĂ©. La tentation de l’évĂ©nementiel, du marketing, de la communication, d’appels Ă  projets se rĂ©pand avec, comme objectif affichĂ©, la visibilitĂ© tapante immĂ©diate pour une attractivitĂ© territoriale de façade.   Pour ce genre d’évènements Ă©phĂ©mères, les enveloppes financières sont en très forte augmentation, parfois au bĂ©nĂ©fice d’entreprises privĂ©es mercantiles. On nous promet que les moyens allouĂ©s ne sont pas pris sur les budgets pour la culture, mais ne viennent-ils pas grever les budgets de nos collectivitĂ©s territoriales dĂ©jĂ  contraints ?   Au plan national, l’emploi dans notre secteur a subi de nombreuses attaques ces derniers mois. Après la suppression des emplois-aidĂ©s, la rĂ©forme de la formation professionnelle et une mise en place laborieuse du FONPEPS, aujourd’hui, l’assurance chĂ´mage des travailleurs intermittents du spectacle est menacĂ©e ainsi que l’usage de contrats de courte durĂ©e.   C’est une menace directe contre la richesse et la variĂ©tĂ© de nos propositions. Et c’est une nouvelle fois la preuve d’une mĂ©connaissance inquiĂ©tante de nos mĂ©tiers et de leurs spĂ©cificitĂ©s.   Signez le manifeste   Et que dire de l’absence de statut pour les auteurs, plasticiens, vidĂ©astes, photographes, etc.   Par ailleurs, nous notons ces dernières annĂ©es, que des structures de diffusion ont Ă©tĂ© mises Ă  mal par leur collectivitĂ© de tutelle, notamment en termes de libertĂ© de programmation.   De nombreuses villes ou regroupements de communes entravent l’action des programmateurs pour transformer leurs lieux soit en espace de pur divertissement, soit en salle de location dans une recherche immĂ©diate de rentabilitĂ© financière. Or les ambitions et la cohĂ©rence des choix de programmation, la qualitĂ© de l’accueil des artistes comme des publics s’avèrent pour nous essentielles et prioritaires.   Les programmes Ă©lectoraux peinent Ă  porter des projets ambitieux et innovants pour la culture.   Les annonces politiques regorgent de promesses d’émancipation des populations, d’irrigation des territoires, de co-construction et d’égalitĂ© d’accès Ă  la culture. Mais le fond fait dĂ©faut. Or les inĂ©galitĂ©s et les tensions sociales ne se rĂ©sorberont pas si les inĂ©galitĂ©s culturelles perdurent.   Pour ĂŞtre vivante une politique culturelle nĂ©cessite des moyens financiers mais aussi et surtout une vision, des choix et une volontĂ© sans faille. Ce qui vous semble peu visible aujourd’hui, l’est Ă  long terme dans une sociĂ©tĂ© alors plus humaine et plus ouverte aux autres.   Au sein de nos Ă©tablissements artistiques, de nos compagnies et Ă  travers nos crĂ©ations, n’oubliez pas que les artistes et l’ensemble des personnels administratifs et techniques permanents et intermittents, travaillent quotidiennement au contact de la population. Nous participons ainsi Ă  la rĂ©alisation d’un vĂ©ritable projet artistique et culturel de territoire chargĂ© des valeurs rĂ©publicaines Ă©mancipatrices qui nous portent tous.   Nous cherchons en permanence Ă  renouveler nos pratiques professionnelles, Ă  innover parfois avec audace, tant au service de la crĂ©ation, que de l’éducation artistique et culturelle ; nous travaillons dans un esprit de solidaritĂ© et de complĂ©mentaritĂ©. Nous n’avons peut-ĂŞtre pas de rĂ©ponse toute faite Ă  toutes les questions qui nous interpellent aujourd’hui, mais nous cherchons sans relâche Ă  optimiser les moyens qui nous sont confiĂ©s au service de l’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral et de la diversitĂ©.   Alors pourquoi ne pas chercher avec nous Ă  pĂ©renniser, Ă  renforcer, Ă  dĂ©velopper sincèrement des politiques ambitieuses en faveur des arts et de la culture au service de tous ? Nous, Intersyndicale des Employeurs du Spectacle Vivant Public de la RĂ©gion Centre Val de Loire, rejoints dans cette lettre ouverte par les fĂ©dĂ©rations, associations, artistes, syndicats de salariĂ©s et citoyens, vous enjoignons Ă  ne pas cĂ©der pas Ă  la facilitĂ©. Et Ă  replacer l’art et la culture dans vos choix et dans vos actes.   le 8 mars 2019 L’Intersyndicale des Employeurs du Spectacle Vivant Public RĂ©gion Centre-Val de Loire : Profedim – SMA – SNSP – Synavi – Syndeac Le syndicat d’artistes : Sud culture Solidaires Loiret Les rĂ©seaux et fĂ©dĂ©rations rĂ©gionales : Culture du Coeur 37, Culture du Coeur 45, la FĂ©dĂ©ration des Arts de la Rue en RĂ©gion Centre-Val de Loire – FARRCE, la FĂ©dĂ©ration des Ensembles Vocaux et Instrumentaux SpĂ©cialisĂ©s – FEVIS Centre, le PĂ´le RĂ©gion Centre-Val de Loire Musiques Actuelles – FRACAMA.