Abou Lagraa : le SYNDEAC répond au FN

Le SYNDEAC s’indigne des propos abjects et diffamants qu’Isabelle François, Ă©lue Front
National de la ville d’Annonay a tenus sur Abou Lagraa : son allusion aux « troubadours aux
spectacles dépravés » rappelle les heures les plus sombres de notre histoire.

Dynamique du collectif inter-régional Nord Pas de Calais / Picardie

À la suite de la premiĂšre rencontre du 16 fĂ©vrier dernier Ă  Lille, des rĂ©unions de bilan, tenues Ă  Lille puis Ă  Amiens ont mis en valeur le souhait des participants de poursuivre le travail de rĂ©flexion avec l’objectif d’investir le champ des politiques afin d’impliquer les candidats et de les engager Ă  proposer des axes forts dans leurs programmes pour les Ă©lections rĂ©gionales de dĂ©cembre.

Rencontre rĂ©gionale PACA – 1er avril 2015

La place des artistes dans la sociĂ©tĂ© est mise Ă  mal aujourd’hui avec les risques forts d’effondrement des financements publics. Nous sommes tous mobilisĂ©s et unis pour nous assurer que les projets de rĂ©forme soient bien le reflet de l’affirmation par les partenaires publics d’un rĂ©el projet de sociĂ©tĂ© oĂč la Culture aura toute sa place, Ă©mancipatrice et Ă©ducative, partagĂ©e et crĂ©ative.

AprÚs les rencontres intersyndicales en région, la mobilisation se poursuit dans tous les territoires !

En prĂ©vision de la refonte de la carte des rĂ©gions, de l’arrivĂ©e de nouvelles mĂ©tropoles et de l’aboutissement du projet de loi NOTRe, le SYNDEAC a organisĂ© entre janvier et avril 2015 de grandes rĂ©unions inter-rĂ©gionales et intersyndicales en partenariat avec le CIPAC, le SNSP, le SYNOLYR, le PROFEDIM et la CPDO, souvent rejoints par d’autres organisations professionnelles.

Concertation spectacle vivant RhĂŽne-Alpes – synthĂšse des ateliers

La concertation rĂ©gionale du spectacle vivant mise en Ɠuvre par les organisations professionnelles et syndicales du spectacle vivant de la rĂ©gion RhĂŽne-Alpes, s’achĂšve par une sĂ©ance plĂ©niĂšre de restitutions et de dĂ©bats le mercredi 20 mai Ă  15h00 Ă  19h00 Ă  l’HĂŽtel de la RĂ©gion RhĂŽne-Alpes.

Retour sur le Grand Pari : pour une métropole de la création

Dans le cadre de la sĂ©rie de dĂ©bats publics sur l’avenir des politiques publiques des arts et de la culture organisĂ©e Ă  l’initiative du Syndeac sur l’ensemble du territoire, les acteurs culturels franciliens se sont rĂ©unis Mardi 10 mars Ă  l’invitation syndicats et organisations suivantes : SNSP, PROFEDIM, ARCADI, TRAM rĂ©seau Art Contemporain, CPDO-SYNOLYR, Actes If, UFISC (SYNAVI, FĂ©dĂ©ration des Arts de Rue).   La rencontre « LE GRAND PARI : pour une mĂ©tropole de la crĂ©ation. La scĂšne artistique francilienne se mobilise », introduite par Madeleine Louarn, a rĂ©uni environ 200 personnes au Théùtre de la Ville Ă  Paris. La rencontre a dĂ©butĂ© par un exposĂ© d’Emmanuel Wallon, professeur de sociologie politique Ă  l’UniversitĂ© de Paris Ouest Nanterre portant sur les enjeux et le redĂ©coupage territorial de l’arrivĂ©e du Grand Paris Ă  l’aune des rĂ©formes territoriales et la place de l’art et la culture, et a Ă©tĂ© suivi d’une intervention de FrĂ©dĂ©ric Hocquard, directeur d’Arcadi Ile-de-France (Action rĂ©gionale pour la crĂ©ation artistique et la diffusion).   AprĂšs cette introduction, les professionnels des diverses organisations invitantes se sont relayĂ©s dans des interventions ayant pour objectifs de prĂ©senter un panorama complet de l’activitĂ© artistique et culturelle et la force du rĂ©seau de l’art et de la culture sur le territoire : –       La dynamique des grands Ă©quipements du service public. –       ItinĂ©raires de compagnies. –       La vie artistique dans les scĂšnes publiques d’Ile-de-France et ses rĂ©seaux. –       Interaction entre artistes et territoires. –       Tram : un rĂ©seau agissant Ă  des Ă©chelles multiples. –       Le vivier artistique et culturel des initiatives citoyennes.   Mais aussi leurs questions et inquiĂ©tudes : la mĂ©tropole est elle un nouvel Ă©chelon territorial ? Quelle opportunitĂ© ou menace reprĂ©sente-t-elle en terme de production/crĂ©ation/diffusion ? Quelle co-construction est encore possible avec les Ă©lus ? Quelle relation entre les artistes du territoire et leurs Ă©lus ? Quelle ambition dans le Grand Paris pour la diffusion des arts et de la culture et l’éducation artistique et culturelle ? Quelle relation entre le Grand Paris et le reste du territoire francilien ?   Le dĂ©bat public organisĂ© a permis aux professionnels d’évoquer le contexte de l’arrivĂ©e de la mĂ©tropole du Grand Paris et son impact sur le secteur, ainsi que la baisse des dotations aux collectivitĂ©s qui impacte largement le secteur culturel en prĂ©sence de la DRAC Ile-de-France, de l’élu de la Ville de Paris Ă  la mĂ©tropole, de nombreux Ă©lus de municipalitĂ©s franciliennes, de reprĂ©sentants des conseillers gĂ©nĂ©raux et de communautĂ©s d’agglomĂ©ration.

Retour sur la rencontre inter-régionale Normandie

Cette rencontre inter-rĂ©gionale a rassemblĂ© les deux dĂ©lĂ©gations rĂ©gionales de Haute et Basse-Normandie (du SYNDEAC et du SNSP). Elle prĂ©figurait ainsi la fusion dĂšs 2016 au sein d’une rĂ©gion unifiĂ©e. Elle avait pour but de partager des expĂ©riences et des constats sur les pratiques professionnelles et dispositifs de soutien dans les deux rĂ©gions, et de se projeter vers les Ă©volutions liĂ©es Ă  la crĂ©ation de cette nouvelle grande rĂ©gion. Il faut fournir des idĂ©es aux politiques : les dispositifs en vigueur remontent Ă  une vingtaine d’annĂ©es. En Haute-Normandie, constatant qu’on finit par oublier le fond de l’action pour se concentrer sur la dĂ©fense individuelle, dans un contexte d’errements politiques, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de mener un chantier commun avec la DRAC et la RĂ©gion pour anticiper la prochaine Ă©tape de cette nouvelle rĂ©gionalisation. Cette dĂ©marche se mĂšne autour d’une dizaine de grandes thĂ©matiques. Les premiĂšres portent sur les conditions de la crĂ©ation et comitĂ©s d’experts, le rapport entre compagnies et lieux, l’éducation artistique et culturelle. C’est Ă  partir de ces thĂšmes que nous sommes repartis pour organiser les ateliers thĂ©matiques de la matinĂ©e.   Ateliers thĂ©matiques du matin : La place de l’art dans la sociĂ©tĂ© Cet atelier s’interrogeait sur le rapport des professionnels aux politiques. En plein changement de sociĂ©tĂ© et de paradigme Ă©conomique, on observe aussi un tournant gĂ©nĂ©rationnel, avec des Ă©lus pas toujours sensibles Ă  l’art ni formĂ©s sur les politiques culturelles, d’oĂč des difficultĂ©s reposant sur un malentendu autour de l’utilitĂ© de l’art et de la culture. On est passĂ© de l’art Ă  la culture, puis au divertissement, Ă  l’attractivitĂ© du territoire et enfin au tourisme. Une gangrĂšne gagne le secteur de la crĂ©ation, qui se traduit par l’intĂ©riorisation par l’artiste des normes mainstream et parfois mĂȘme l’autocensure, dans un contexte d’injonctions politiques et d’ingĂ©rences dĂ©complexĂ©es. Il y a un renoncement de la sociĂ©tĂ© et des politiques dans le rapport Ă  la complexitĂ©. Certains ont pleinement conscience de la portĂ©e dĂ©flagratrice de l’art, ce qui leur fait peur. La notion de populaire a Ă©tĂ© dĂ©battue, interrogeant la maniĂšre d’agir pour concerner plus de monde, sans sombrer dans la facilitĂ© ni une politique de la demande. Il a aussi Ă©tĂ© question des droits culturels, puisqu’ils sont dĂ©jĂ  mis en Ɠuvre par le dĂ©partement de la Manche. Cela passe par une rĂ©organisation de leur politique (Ă  la fois le contenu et la maniĂšre d’agir) en pensant mieux l’articulation entre culture, Ă©ducation et solidaritĂ© (compĂ©tence prioritaire des dĂ©partements). L’importance de l’Etat a Ă©tĂ© renommĂ©e, que ce soit pour son expertise, sa plus grande distance et constance par rapport aux alĂ©as Ă©lectoraux, pour sa politique de labellisation, pour les financements qu’il apporte ou pour la parole portĂ©e qui influence encore les collectivitĂ©s territoriales. La situation se tend depuis les derniĂšres Ă©lections municipales autour des enjeux culturels locaux. Le contexte de rĂ©duction drastique de la dĂ©pense publique n’arrange rien, permettant Ă  certains Ă©lus locaux de se retrancher derriĂšre la fatalitĂ© des baisses des dotations de l’Etat aux collectivitĂ©s pour rĂ©duire Ă  leur tour leur budget culturel. Le ministĂšre de la Culture propose un Pacte aux collectivitĂ©s qui s’engagent Ă  ne pas diminuer leur budget culturel en s’engageant sur le mĂȘme effort sur le territoire concernĂ©. Mais aucun rempart n’existe Ă  l’heure actuelle pour endiguer les baisses annoncĂ©es et parfois dĂ©jĂ  confirmĂ©es. Les compagnies sont les plus touchĂ©es, entre la baisse des capacitĂ©s de production et de programmation des lieux et festivals, et parfois la baisse de leurs propres subventions directes.   Les relations artistes/institutions Une nouvelle fois, les relations entre artistes et lieux sont apparues complexes. L’accompagnement des artistes, qui n’est pas seulement financier, n’est pas assez reconnu pour ce qu’il demande comme temps, relation affective et investissement administratif. La notion de rĂ©sidence et la rĂ©munĂ©ration pendant ces temps de travail des Ă©quipes artistiques dans un lieu ont Ă©galement Ă©tĂ© dĂ©battues. On a pu constater que les budgets de diffusion ont diminuĂ© pour maintenir les moyens de la crĂ©ation dans une majoritĂ© de lieux. Une rĂ©flexion a portĂ© sur la diffusion, de plus en plus tendue entre la nĂ©cessitĂ© de rĂ©munĂ©ration des compagnies et la viabilitĂ© Ă©conomique pour les lieux. La production dĂ©lĂ©guĂ©e a Ă©tĂ© un sujet important dans les Ă©changes. La SEP (SociĂ©tĂ© En Participation) revient en force pour un rĂ©el partage, Ă  la fois des risques financiers et artistiques, de l’ambition du projet et de la responsabilitĂ© tout au long de la vie du projet. Il a aussi Ă©tĂ© question de la paupĂ©risation des Ă©quipes de crĂ©ation, de la prĂ©caritĂ© du fonctionnement en relation avec la durĂ©e de vie des compagnies (structuration durable, notamment pour l’administration, Ă©mergence, accompagnement de fin de carriĂšre
). Une mutualisation existe entre lieux pour soutenir des compagnies, des rĂ©seaux se sont constituĂ©s pour leur permettre de montrer leur travail : Avis de grand frais et les Plateaux danse. Un paradoxe grandit : les tutelles demandent une visibilitĂ© aux artistes alors que les Ă©lus ne peuvent plus garantir cette prĂ©vision d’activitĂ© par les incertitudes budgĂ©taires d’une annĂ©e sur l’autre. On remarque dans certaines rĂ©gions et pour certaines aides centrales du MinistĂšre, une baisse sensible du nombre de dossiers de demandes de subventions, signal alarmant de reports de productions ou d’abandons de projets. La coexistence paradoxale de lieux de plus en plus souvent vides et de compagnies ayant de moins en moins l’opportunitĂ© d’y travailler constitue une fracture historique. Permettre aux lieux d’ouvrir leurs plateaux plus souvent aux Ă©quipes artistiques devrait ĂȘtre une Ă©vidence politique.   L’éducation artistique et culturelle Le SYNDEAC est attachĂ© Ă  ce que la question de l’EAC se pense en Ă©quilibre avec la crĂ©ation. On ne doit pas isoler les actions de transmission/formation, du processus de crĂ©ation. Il faut sans cesse rappeler que c’est intrinsĂšquement liĂ© Ă  nos mĂ©tiers. Mais, alors que les structures culturelles ont des obligations d’EAC, ce n’est pas dans les prioritĂ©s de l’éducation nationale. Dans le contexte de restrictions budgĂ©taires, on constate un transfert des moyens dĂ©diĂ©s Ă  l’artistique vers l’action culturelle. La richesse incroyable des actions menĂ©es est souvent ignorĂ©e. Personne n’a d’avis sur

Audience avec le président de la République

Audience avec le président de la République en présence de la ministre de la Culture et de la Communication, Mme Fleur Pellerin.
Le président de la République a reçu le 26 mars 2015 les organisations du secteur subventionné des arts plastiques et du spectacle vivant représentées par Madeleine Louarn, présidente du SYNDEAC, Catherine Texier, présidente du CIPAC, Lorraine Villermaux, présidente de PROFEDIM, Fabienne Voisin, présidente du SYNOLYR, Alain Surrans, président de la CPDO et Michel Lefeivre, président du SNSP.