Réponse à Bernard Murat suite à sa tribune appelant à l’union des théâtres publics et privés
Bernard Murat, président du SNDTP, a fait paraître le 10 septembre dernier une tribune dans un grand quotidien par laquelle il appelle à l’union des théâtres publics et privés pour faire face à la crise.
Le SYNDEAC lui adresse une lettre en réponse à cette tribune.
Abou Lagraa : le SYNDEAC répond au FN
Le SYNDEAC s’indigne des propos abjects et diffamants qu’Isabelle François, élue Front
National de la ville d’Annonay a tenus sur Abou Lagraa : son allusion aux « troubadours aux
spectacles dépravés » rappelle les heures les plus sombres de notre histoire.
Dynamique du collectif inter-régional Nord Pas de Calais / Picardie
À la suite de la première rencontre du 16 février dernier à Lille, des réunions de bilan, tenues à Lille puis à Amiens ont mis en valeur le souhait des participants de poursuivre le travail de réflexion avec l’objectif d’investir le champ des politiques afin d’impliquer les candidats et de les engager à proposer des axes forts dans leurs programmes pour les élections régionales de décembre.
Après les rencontres intersyndicales en région, la mobilisation se poursuit dans tous les territoires !
En prévision de la refonte de la carte des régions, de l’arrivée de nouvelles métropoles et de l’aboutissement du projet de loi NOTRe, le SYNDEAC a organisé entre janvier et avril 2015 de grandes réunions inter-régionales et intersyndicales en partenariat avec le CIPAC, le SNSP, le SYNOLYR, le PROFEDIM et la CPDO, souvent rejoints par d’autres organisations professionnelles.
Rencontre régionale PACA – 1er avril 2015

La place des artistes dans la société est mise à mal aujourd’hui avec les risques forts d’effondrement des financements publics. Nous sommes tous mobilisés et unis pour nous assurer que les projets de réforme soient bien le reflet de l’affirmation par les partenaires publics d’un réel projet de société où la Culture aura toute sa place, émancipatrice et éducative, partagée et créative.
Concertation spectacle vivant Rhône-Alpes – synthèse des ateliers

La concertation régionale du spectacle vivant mise en œuvre par les organisations professionnelles et syndicales du spectacle vivant de la région Rhône-Alpes, s’achève par une séance plénière de restitutions et de débats le mercredi 20 mai à 15h00 à 19h00 à l’Hôtel de la Région Rhône-Alpes.
Invitation du « Collectif du 20 janvier » à une rencontre inter-régionale le 1er juin 2015
Le 1er juin prochain, à Nancy, très certainement au CDN Théâtre de la Manufacture à partir de 10h30, différents groupes proposeront une synthèse de travaux rendue publique à 17h lors d’une conférence de presse
Retour sur le Grand Pari : pour une métropole de la création
Dans le cadre de la série de débats publics sur l’avenir des politiques publiques des arts et de la culture organisée à l’initiative du Syndeac sur l’ensemble du territoire, les acteurs culturels franciliens se sont réunis Mardi 10 mars à l’invitation syndicats et organisations suivantes : SNSP, PROFEDIM, ARCADI, TRAM réseau Art Contemporain, CPDO-SYNOLYR, Actes If, UFISC (SYNAVI, Fédération des Arts de Rue). La rencontre « LE GRAND PARI : pour une métropole de la création. La scène artistique francilienne se mobilise », introduite par Madeleine Louarn, a réuni environ 200 personnes au Théâtre de la Ville à Paris. La rencontre a débuté par un exposé d’Emmanuel Wallon, professeur de sociologie politique à l’Université de Paris Ouest Nanterre portant sur les enjeux et le redécoupage territorial de l’arrivée du Grand Paris à l’aune des réformes territoriales et la place de l’art et la culture, et a été suivi d’une intervention de Frédéric Hocquard, directeur d’Arcadi Ile-de-France (Action régionale pour la création artistique et la diffusion). Après cette introduction, les professionnels des diverses organisations invitantes se sont relayés dans des interventions ayant pour objectifs de présenter un panorama complet de l’activité artistique et culturelle et la force du réseau de l’art et de la culture sur le territoire : – La dynamique des grands équipements du service public. – Itinéraires de compagnies. – La vie artistique dans les scènes publiques d’Ile-de-France et ses réseaux. – Interaction entre artistes et territoires. – Tram : un réseau agissant à des échelles multiples. – Le vivier artistique et culturel des initiatives citoyennes. Mais aussi leurs questions et inquiétudes : la métropole est elle un nouvel échelon territorial ? Quelle opportunité ou menace représente-t-elle en terme de production/création/diffusion ? Quelle co-construction est encore possible avec les élus ? Quelle relation entre les artistes du territoire et leurs élus ? Quelle ambition dans le Grand Paris pour la diffusion des arts et de la culture et l’éducation artistique et culturelle ? Quelle relation entre le Grand Paris et le reste du territoire francilien ? Le débat public organisé a permis aux professionnels d’évoquer le contexte de l’arrivée de la métropole du Grand Paris et son impact sur le secteur, ainsi que la baisse des dotations aux collectivités qui impacte largement le secteur culturel en présence de la DRAC Ile-de-France, de l’élu de la Ville de Paris à la métropole, de nombreux élus de municipalités franciliennes, de représentants des conseillers généraux et de communautés d’agglomération.
Retour sur la rencontre inter-régionale Normandie
Cette rencontre inter-régionale a rassemblé les deux délégations régionales de Haute et Basse-Normandie (du SYNDEAC et du SNSP). Elle préfigurait ainsi la fusion dès 2016 au sein d’une région unifiée. Elle avait pour but de partager des expériences et des constats sur les pratiques professionnelles et dispositifs de soutien dans les deux régions, et de se projeter vers les évolutions liées à la création de cette nouvelle grande région. Il faut fournir des idées aux politiques : les dispositifs en vigueur remontent à une vingtaine d’années. En Haute-Normandie, constatant qu’on finit par oublier le fond de l’action pour se concentrer sur la défense individuelle, dans un contexte d’errements politiques, il a été décidé de mener un chantier commun avec la DRAC et la Région pour anticiper la prochaine étape de cette nouvelle régionalisation. Cette démarche se mène autour d’une dizaine de grandes thématiques. Les premières portent sur les conditions de la création et comités d’experts, le rapport entre compagnies et lieux, l’éducation artistique et culturelle. C’est à partir de ces thèmes que nous sommes repartis pour organiser les ateliers thématiques de la matinée. Ateliers thématiques du matin : La place de l’art dans la société Cet atelier s’interrogeait sur le rapport des professionnels aux politiques. En plein changement de société et de paradigme économique, on observe aussi un tournant générationnel, avec des élus pas toujours sensibles à l’art ni formés sur les politiques culturelles, d’où des difficultés reposant sur un malentendu autour de l’utilité de l’art et de la culture. On est passé de l’art à la culture, puis au divertissement, à l’attractivité du territoire et enfin au tourisme. Une gangrène gagne le secteur de la création, qui se traduit par l’intériorisation par l’artiste des normes mainstream et parfois même l’autocensure, dans un contexte d’injonctions politiques et d’ingérences décomplexées. Il y a un renoncement de la société et des politiques dans le rapport à la complexité. Certains ont pleinement conscience de la portée déflagratrice de l’art, ce qui leur fait peur. La notion de populaire a été débattue, interrogeant la manière d’agir pour concerner plus de monde, sans sombrer dans la facilité ni une politique de la demande. Il a aussi été question des droits culturels, puisqu’ils sont déjà mis en œuvre par le département de la Manche. Cela passe par une réorganisation de leur politique (à la fois le contenu et la manière d’agir) en pensant mieux l’articulation entre culture, éducation et solidarité (compétence prioritaire des départements). L’importance de l’Etat a été renommée, que ce soit pour son expertise, sa plus grande distance et constance par rapport aux aléas électoraux, pour sa politique de labellisation, pour les financements qu’il apporte ou pour la parole portée qui influence encore les collectivités territoriales. La situation se tend depuis les dernières élections municipales autour des enjeux culturels locaux. Le contexte de réduction drastique de la dépense publique n’arrange rien, permettant à certains élus locaux de se retrancher derrière la fatalité des baisses des dotations de l’Etat aux collectivités pour réduire à leur tour leur budget culturel. Le ministère de la Culture propose un Pacte aux collectivités qui s’engagent à ne pas diminuer leur budget culturel en s’engageant sur le même effort sur le territoire concerné. Mais aucun rempart n’existe à l’heure actuelle pour endiguer les baisses annoncées et parfois déjà confirmées. Les compagnies sont les plus touchées, entre la baisse des capacités de production et de programmation des lieux et festivals, et parfois la baisse de leurs propres subventions directes. Les relations artistes/institutions Une nouvelle fois, les relations entre artistes et lieux sont apparues complexes. L’accompagnement des artistes, qui n’est pas seulement financier, n’est pas assez reconnu pour ce qu’il demande comme temps, relation affective et investissement administratif. La notion de résidence et la rémunération pendant ces temps de travail des équipes artistiques dans un lieu ont également été débattues. On a pu constater que les budgets de diffusion ont diminué pour maintenir les moyens de la création dans une majorité de lieux. Une réflexion a porté sur la diffusion, de plus en plus tendue entre la nécessité de rémunération des compagnies et la viabilité économique pour les lieux. La production déléguée a été un sujet important dans les échanges. La SEP (Société En Participation) revient en force pour un réel partage, à la fois des risques financiers et artistiques, de l’ambition du projet et de la responsabilité tout au long de la vie du projet. Il a aussi été question de la paupérisation des équipes de création, de la précarité du fonctionnement en relation avec la durée de vie des compagnies (structuration durable, notamment pour l’administration, émergence, accompagnement de fin de carrière…). Une mutualisation existe entre lieux pour soutenir des compagnies, des réseaux se sont constitués pour leur permettre de montrer leur travail : Avis de grand frais et les Plateaux danse. Un paradoxe grandit : les tutelles demandent une visibilité aux artistes alors que les élus ne peuvent plus garantir cette prévision d’activité par les incertitudes budgétaires d’une année sur l’autre. On remarque dans certaines régions et pour certaines aides centrales du Ministère, une baisse sensible du nombre de dossiers de demandes de subventions, signal alarmant de reports de productions ou d’abandons de projets. La coexistence paradoxale de lieux de plus en plus souvent vides et de compagnies ayant de moins en moins l’opportunité d’y travailler constitue une fracture historique. Permettre aux lieux d’ouvrir leurs plateaux plus souvent aux équipes artistiques devrait être une évidence politique. L’éducation artistique et culturelle Le SYNDEAC est attaché à ce que la question de l’EAC se pense en équilibre avec la création. On ne doit pas isoler les actions de transmission/formation, du processus de création. Il faut sans cesse rappeler que c’est intrinsèquement lié à nos métiers. Mais, alors que les structures culturelles ont des obligations d’EAC, ce n’est pas dans les priorités de l’éducation nationale. Dans le contexte de restrictions budgétaires, on constate un transfert des moyens dédiés à l’artistique vers l’action culturelle. La richesse incroyable des actions menées est souvent ignorée. Personne n’a d’avis sur
Audience avec le président de la République

Audience avec le président de la République en présence de la ministre de la Culture et de la Communication, Mme Fleur Pellerin.
Le président de la République a reçu le 26 mars 2015 les organisations du secteur subventionné des arts plastiques et du spectacle vivant représentées par Madeleine Louarn, présidente du SYNDEAC, Catherine Texier, présidente du CIPAC, Lorraine Villermaux, présidente de PROFEDIM, Fabienne Voisin, présidente du SYNOLYR, Alain Surrans, président de la CPDO et Michel Lefeivre, président du SNSP.