Le Syndeac rejoint La Digue

Le Syndeac rejoint La Digue : un engagement clair pour la démocratie, l’État de droit, le service public de la culture, et la liberté de création. Sur proposition du Bureau, le Conseil national du SYNDEAC a adopté à l’unanimité le 15 juin 2026 son adhésion à La Digue. Le SYNDEAC renforce sa stratégie d’alliances aux côtés d’associations, d’organisations toujours plus nombreuses, de membres de la société civile engagés et d’élus pour lutter contre l’extrême droite en France et dans le monde. En cohérence avec la position historique, ferme et constante défendue par notre syndicat, rejoindre la Digue traduit une conviction : la démocratie, les libertés fondamentales et le service public de la culture ne sont jamais définitivement acquis. Ils se défendent. Partout où l’extrême droite et ses alliés exercent le pouvoir, les mêmes mécanismes sont à l’œuvre : diminution drastique des financements alloués au secteur culturel, instrumentalisation de la vie associative au service d’une idéologie identitaire, remise en cause de l’indépendance des équipes artistiques, reprise en main des programmations culturelles, attaques contre les artistes et les œuvres. Ces politiques ne relèvent pas de choix budgétaires ordinaires. Elles constituent une remise en cause profonde de la liberté de création, de la liberté de programmation, de la pluralité des expressions artistiques et des principes qui fondent notre société. Se rassembler au sein de La Digue, association indépendante, interdisciplinaire et pluraliste, c’est renforcer l’action collective face aux offensives contre l’État de droit, des libertés publiques et des services publics. C’est affirmer que la culture n’est pas une variable d’ajustement ni un instrument idéologique : elle est un bien commun. Dans les prochains mois, le Syndeac contribuera activement à l’intensification du travail de veille, de recensement et d’objectivation des politiques publiques menées ou proposées par l’extrême droite et ses alliés dans les collectivités et au Parlement. Partout sur les territoires, notre syndicat et ses membres adhérents Plus d’informations sur La Digue : https://la-digue.org

Exclusion des Palestiniens du programme PAUSE : artistes et scientifiques palestinien-ne-s et plusieurs organisations ont saisi le Conseil d’État

PAUSE est un programme piloté par le Collège de France sous tutelle de quatre ministères. Les requérants dénoncent une décision illégale et discriminatoire qui viole les droits fondamentaux de personnes dont la vie est menacée. Une nouvelle ligne franchie par le gouvernement français dans sa politique d’exclusion des Palestiniens Poursuivant la volonté manifeste du gouvernement de limiter autant que possible l’accueil de Palestiniens de Gaza, pourtant en droit de rejoindre la France, les quatre ministères de tutelle du Programme d’Accueil en Urgence des Scientifiques et artistes en Exil (PAUSE) — Affaires étrangères, Intérieur, Culture et Enseignement supérieur — prenant prétexte des difficultés à les évacuer, notifiaient en janvier 2026 au Collège de France que : les candidatures de Palestiniens de Gaza ne seraient plus instruites ; ceux et celles dont la candidature avait déjà été validée ne recevraient pas le statut officiel de Lauréat leur permettant l’octroi d’un visa. En clair : alors que les seuls critères officiels du programme sont « l’urgence, la qualité scientifique du candidat et l’adéquation avec l’établissement d’accueil », le gouvernement y ajoute désormais un critère : l’origine géographique du candidat. Être Palestinien de Gaza suffit donc à être exclu. La décision a été prise alors que déjà plus de 87 Palestiniens de Gaza, lauréats ou candidats validés du programme PAUSE, attendent de rejoindre la France, parfois depuis plus d’un an et demi dans des conditions inhumaines et sous les bombardements quotidiens (parmi eux, l’architecte Ahmed Shamia est mort sous les bombes en attendant son évacuation). Elle est le reflet d’un traitement politique français particulièrement inquiétant des Palestiniens qui s’est déjà illustré à de multiples reprises depuis le début du génocide : non-respect des engagements de la France dans l’accueil des enfants malades ou blessés, refus d’évacuer des enfants mineurs de parents se trouvant en France, résistance à faire évacuer les familles dans le cadre du droit à la réunification familiale, refus d’étudiants admis dans les universités françaises, punition collective par la suspension en août 2025 de toutes les opérations d’évacuation, etc. et donc, désormais, l’exclusion des Palestiniens de Gaza du Programme PAUSE. C’est une première depuis la création du Programme en 2017 qui a bénéficié à plus de 700 personnes en danger (Afghans, Ukrainiens, Russes, Syriens, Iraniens, Yéménites, etc.). La France prétend qu’il est impossible d’évacuer alors même que des évacuations vers les Pays Bas, l’Italie, l’Espagne, etc. se poursuivent. Du silence institutionnel à la mobilisation juridique Face à cette décision consternante, plus de 750 universitaires et artistes ont signé en février 2026 une tribune commune appelant l’exécutif à revoir sa position. En vain. Plusieurs structures culturelles ont, dans la foulée, demandé aux quatre ministères de tutelle du Programme PAUSE l’ouverture d’un dialogue. En vain, encore. C’est dans ce contexte qu’une trentaine de Palestiniens lauréats du programme PAUSE et plus de 15 organisations culturelles et de défense des droits humains viennent de déposer un recours en référé devant le Conseil d’État contre la décision du gouvernement français d’exclure les artistes et scientifiques de Gaza du programme d’accueil d’urgence. Le dossier a été confié à Maître Lyne Haigar et Maître Marion Grolleau du Collectif des avocats France-Palestine ainsi qu’à Maître Julia Basile, avocate d’un Lauréat qui était attendu cette année au Festival de Cannes, leur laissant ainsi le soin de déposer une requête en référé devant le Conseil d’État pour attaquer la décision sur le fondement du principe d’égalité et de non-discrimination garanti par la Constitution de 1958 et la Convention européenne des Droits de l’Homme. L’enjeu de ce recours dépasse le seul programme PAUSE : il s’agit de rappeler qu’aucun dispositif public ne peut exclure une population en raison de son origine et qu’aucun État de droit ne peut se résigner à l’abandon des victimes d’un génocide au sort qui leur est infligé. RECOURS DÉPOSÉ par : Ardèche ImagesAssociation France Palestine Solidarité (AFPS)Association ATLAS (Association pour la promotion de la traduction littéraire à Arles)Association CANTARAHEcole Nationale Supérieure Louis-LumièreEditions « Les Lisières »Editions « Le Port a Jauni »GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigré e•s)LDH – Ligue des droits de l’Homme/droits humains,NIDALPLURIVERSITE, Association pour une Université Juste et SolidaireSYNDEAC (Syndicat National des entreprises artistiques et culturelles)THEMAA (regroupement national des théâtres de marionnette et arts associés)Théâtre du NordThe FunambulistUJFP (Union Juive Française pour la paix)Zone Franche, le réseau des Musiques du Monde et soutenu par : a.c.b – art contemporain en Bretagne, Aflam, Agence de Promotion des Cultures et du Voyage, AJC – le réseau de la diffusion du jazz, Allumés du jazz (Les), Amoureux au Ban Public, Artfactories/autresparts, Association & Editions commune, Association de soutien aux Amoureux au Ban Public, Association Démocratique des Tunisiens en France – ADTF, Association des Centres culturels de rencontre, Association KIND OF BELOU, atelier des artistes en exil, la Baam – Bibliothèque arabe associée de Marseille, Bétonsalon – centre d’art et de recherche, Chorégraphes Associé.e.s, CITI – Centre International pour les Théâtres Itinérants, Collectif Musiques et Danses du monde en lle-de-France, Collectif des avocats France-Palestine, collectif Universitaires avec Gaza (UAG), Confédération Nationale des Radios Associatives, Editions de l’Attribut, FAMDT – Fédération des acteurs et actrices des musiques et de danses traditionnelles, FEDELIMA – fédération des lieux de musiques actuelles, Fédération interrégionale du Mouvement HF+, Festival Ciné-Palestine Marseille, Film flamme-Polygone étoilé, FNAR – Fédération Nationale des Arts de la Rue, Futurs Composés – réseau national de la création musicale, GRABUGE, HAUTE FIDELITE, Instants Vidéo Numériques et Poétiques, KOLET’ – Réseau des des acteur-rice s professionnel le s du spectacle vivant de La Réunion, La Fabrique Francophone, La féma – Federation musiques actuelles Bourgogne-Franche-Comté, La Marelle, Laboratoire des droits culturels, LamAlef, L’Arc électrique – Cie de théâtre et marionnettes région centre val de loire, Le Collectif des festivals, Maan for Gaza Artists, MARE – Méditerranée, arts, rencontres, expérimentations, Noria Research, On the Move, Pôle de Coopération des Acteurs de la filière musicale en région PACA/Corse (PAM), PRMA Réunion – Pôle Régional des Musiques Actuelles de la Réunion, REF-Réseau Euromed France, Réfugiés Bienvenue, Seize Mille réseau art contemporain Bourgogne –

Premier échange intersyndical avec la ministre de la Culture : un dialogue renoué et une deuxième rencontre planifiée le 23 juin

Les organisations professionnelles et les syndicats de salariés de la branche du spectacle vivant public ont été reçus aujourd’hui par Catherine Pégard, ministre de la Culture. Ce premier échange était attendu au regard de la gravité de la situation que traverse actuellement le service public de la culture. Un tour de table a été organisé en présence du cabinet de la ministre et de la Direction générale de la création artistique (DGCA). Une liste de sujets jugés prioritaires a été établie : le FONPEPS et le soutien à l’emploi culturel et artistique, le CNM, la liberté de création, la situation des équipes artistiques, le dialogue avec les collectivités territoriales, l’intelligence artificielle ainsi que la préparation du projet de loi de finances (PLF) pour 2027. Une deuxième réunion de travail est d’ores et déjà programmée le 23 juin prochain. Le Syndeac y portera, comme lors de son premier entretien avec la ministre en mai dernier, l’ensemble de ses propositions sur les sujets définis et attend des réponses à la hauteur de la gravité des enjeux. Nous avons rappelé l’exigence de prévisibilité et de responsabilité de l’État. La gestion erratique du FONPEPS, marquée par des logiques de « stop and go », fragilise les structures et empêche toute politique durable de soutien et de structuration de l’emploi artistique et culturel. Nous avons rappelé le rôle que doit continuer d’assumer pleinement l’État de garant des politiques culturelles, ainsi que sa responsabilité dans le soutien aux lieux et aux équipes artistiques qu’il accompagne. La situation particulièrement préoccupante des équipes artistiques indépendantes a été évoquée ainsi que la demande d’une révision urgente des modalités de soutien. Face à la multiplication des déprogrammations et annulation de saison, nous avons rappelé la nécessité d’un engagement systématique, ferme et sans équivoque de l’État pour condamner ces actes et garantir le respect effectif de la loi LCAP.

À la veille des festivals 2026 : un secteur exsangue et des réponses insuffisantes

L’intersyndicale du spectacle vivant public sera reçue le 17 juin par Madame Catherine Pégard, ministre de la Culture. Le Syndeac attend de cette rencontre des engagements concrets, à la hauteur de la crise que traverse aujourd’hui le service public de la culture. Dans la continuité des alertes répétées de l’intersyndicale sur la situation financière et humaine du secteur, le Conseil national du SYNDEAC a voté hier la nécessité urgente de renforcer la pression et l’information sur ces enjeux à l’occasion des festivals d’été et notamment du Festival d’Avignon. Dans ce contexte, la tension est réelle et les attentes sont particulièrement fortes quant aux suites qui seront données à cet échange. Si l’intersyndicale prend acte de l’ouverture d’une concertation sur l’évolution des paramètres des dispositifs du FONPEPS, le SYNDEAC s’alarme du périmètre budgétaire constant de 39 millions d’euros qui y est associé, nettement inférieur aux besoins du secteur évalués à 60 millions d’euros. Ce budget permet seulement de maintenir l’asphyxie. Autrement dit, alors même que les besoins augmentent et que les moyens du dispositif diminuent depuis plusieurs années, aucun financement supplémentaire n’est prévu. Le secteur n’a pas besoin d’une nouvelle répartition de la pénurie : il a besoin d’un soutien renforcé à l’emploi artistique et technique. Si Madame la ministre de la Culture confirme l’ouverture échelonnée de la plateforme de l’ASP le 10 juillet pour l’APAJ et le 24 juillet pour l’AESP et ADEP, cette annonce intervient plus de six mois après les premières demandes du secteur. Elle place les entreprises employeuses dans une situation d’imprévisibilité dont le ministère porte l’entière responsabilité. Les structures ont déjà engagé leurs recrutements, leurs productions et leurs programmations depuis plusieurs mois. Une nouvelle fois les structures culturelles, lieux comme équipes artistiques, sont contraintes de composer avec l’incertitude et d’assumer seules les conséquences de retards administratifs qui fragilisent l’ensemble de la filière. Le Festival d’Avignon constitue le temps fort de cette mobilisation estivale. Le SYNDEAC y déploie une présence renforcée à travers ses journées professionnelles ainsi que des temps de rencontre avec les partenaires publics, les réseaux, les organisations professionnelles et les associations du secteur. À cette occasion, le syndicat invite l’ensemble des partis politiques, à l’exception du Rassemblement national et de ses alliés, à venir échanger avec les professionnel·les du spectacle vivant sur l’avenir du service public de la culture.

Ce que peut la danse – 20 propositions pour un aménagement chorégraphique territorial

La danse ne disparaît pas brutalement, mais s’efface progressivement des priorités des politiques culturelles. Le Syndeac publie une actualisation des propositions en faveur du « Plan pour la danse », engagé en 2020 avec l’A-CCN, l’A-CDCN, LAPAS et Chorégraphes Associés. Ce document propose une série de 20 préconisations pour renforcer la place de la danse dans les politiques publiques culturelles.  Ce document propose une série de 20 préconisations pour renforcer la place de la danse dans les politiques publiques culturelles. Fruit d’un travail collectif élargi à l’ensemble des acteurs du secteur chorégraphique, cette actualisation sera présentée le 24 juin prochain à 15h dans le cadre du Festival Montpellier Danse. Alors que la création chorégraphique n’a jamais été aussi vivante, inventive et présente dans la société, le secteur de la danse est dans une situation préoccupante. Alors que le Syndeac alertait déjà le Ministère en 2020 sur les conséquences plausibles d’une situation systémique. En 2026, il ne s’agit plus d’alerter mais d’engager une refondation urgente. Fragilisation des équipes artistiques, recul de la diffusion, précarisation des artistes, concentration des moyens, visibilité réduite dans les scènes pluridisciplinaires. C’est l’ensemble de l’écosystème chorégraphique qui est sous tension. Et pourtant, les chorégraphes continuent de créer et les publics de répondre présents. Cette vitalité masque une réalité plus silencieuse : la danse se développe dans des conditions de production de plus en plus contraintes, portée par l’engagement des artistes, des lieux et des équipes. Un signal d’alerte avait déjà été formulé en avril dernier lors d’une audition à l’Assemblée nationale, lorsque le directeur du SYNDEAC évoquait la fuite croissante des talents artistiques français vers l’étranger, faute de moyens, de reconnaissance et de perspectives suffisantes. Dans ce contexte, le document sera également proposé lors des rencontres du Festival d’Avignon. Ce travail s’inscrit dans une perspective de plaidoyer auprès des responsables publics et vise à porter des propositions concrètes dans le cadre des prochaines échéances électorales, notamment les élections législatives et présidentielle. Trois des 20 priorités pour refonder la politique chorégraphique Les trois axes présentés ici en constituent une synthèse, parmi un ensemble plus large de 20 préconisations, qui abordent également des enjeux essentiels tels qu’un rééquilibrage des financements, la parité, la santé des artistes, l’éducation artistique et culturelle (EAC), la recherche et la formation. Ces préconisations seront présentées aux ministères concernés et aux collectivités territoriales. Une politique nationale ambitieuse pour la danse La danse doit retrouver une place centrale dans les politiques publiques culturelles. Cela implique un rééquilibrage durable des financements en faveur du secteur chorégraphique, la sécurisation des moyens des structures et des compagnies, ainsi qu’une meilleure prise en compte des territoires ruraux et ultramarins. Cette ambition suppose également une simplification de l’action publique, une harmonisation des dispositifs d’accompagnement et la mise en place d’un véritable plan national interministériel associant l’État, les collectivités territoriales et les ministères concernés. Enfin, l’adaptation des dispositifs de soutien aux compagnies doit permettre de mieux répondre à la réalité des parcours artistiques et à leur inscription dans les territoires. Mieux diffuser la danse sur l’ensemble du territoire La présence de la danse dans les réseaux de diffusion doit devenir une priorité partagée par l’ensemble du spectacle vivant. Cela passe par la généralisation de dispositifs tels que « Danse en territoire » et création des programmes de chorégraphes associés, par le renforcement du rôle des Centres chorégraphiques nationaux (CCN) et des Centres de développement chorégraphique nationaux (CDCN), ainsi que par une coopération renforcée avec les scènes nationales et les scènes conventionnées. L’inscription d’une véritable compétence danse dans les contrats d’objectifs (CPO) et les projets d’établissement doit permettre de rééquilibrer progressivement les programmations, de favoriser la circulation des œuvres et de garantir un accès plus équitable à la création chorégraphique sur l’ensemble du territoire. A titre d’exemple, en 2023, la danse représentait seulement 19 % de la programmation des artistes associés dans les scènes nationales, loin derrière le théâtre (46%), le nombre de créations soutenues en danse était de 16%, contre 55% en théâtre, selon les données de l’Association des Scènes Nationales Reconnaître et sécuriser les parcours des professionnels de la danse La vitalité de la création chorégraphique repose sur la reconnaissance pleine et entière des artistes et des professionnels qui la portent. Il est nécessaire de construire un continuum de soutien aux auteurs-chorégraphes, depuis la recherche et la création jusqu’à la transmission, en passant par la structuration des équipes, la formation continue et la reconversion. Cette reconnaissance doit également se traduire par la création d’un référentiel métier du chorégraphe, une meilleure rémunération des interventions artistiques et une réforme globale des statuts des artistes chorégraphes, permettant de mieux prendre en compte l’ensemble des temps de travail, de sécuriser les parcours professionnels et de rééquilibrer la répartition de la valeur entre création, interprétation et transmission. annexes chiffrées résidences(nombre en 2021 – nombre en 2024) crédits2021 moyenne/résidence crédits2024 moyenne/résidence Trajectoire21/24 théâtre (242 – 270) 3 951 000 € 16 326 € 4 495 000 € 16 648 € +14 % danse (91 – 91) 2 149 000 € 23 615 € 1 623 000 € 17 835 € -24 % musique (100 – 107) 1 766 000 € 17 660 € 1 274 000 € 11 907 € -28 % structures non labellisées(nombre en 2021 – nombre en 2024) // moyenne/structure // moyenne/structure // théâtre (97 – 95) 12 006 000 € 123 773 € 14 690 000 € 154 632 € +22 % danse (16 – 17) 2 756 936 € 172 309 € 2 742 000 € 161 294 € -1 % musique (110 – 105) 6 559 000 € 59 627 € 5 787 000 € 55 114 € -12 % Rapports annuels de performance – programme 131 Création (années 2021 et 2024) Selon les chiffres de la SACD 2025 :Avec près de 30 % des nouvelles productions chorégraphiques du secteur public, les adhérentes et adhérents du SYNDEAC représentent un maillon essentiel de l’écosystème de la danse et dessinent une véritable cartographie nationale de la création chorégraphique. Nbre total de nouvelles

Le Syndeac et l’Association des Scènes nationales réaffirment leur soutien au Channel, Scène nationale de Calais

Le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (SYNDEAC) et l’Association des Scènes nationales (ASN) réaffirment leur soutien au Channel, Scène nationale de Calais, membre adhérent, et appellent au respect des missions de service public confiées aux Scènes nationales, inscrites dans le cahier des charges du label. Le SYNDEAC et l’ASN s’opposent à toute remise en cause du projet artistique et culturel porté par la direction, nommée à la suite d’une procédure concertée de l’ensemble des partenaires publics financeurs. Le SYNDEAC et l’ASN demeurent particulièrement vigilants à la situation des salarié·es et des intermittent·es et se tiennent prêts à accompagner la structure dans le cadre de la mission d’appui transitoire annoncée par l’État, la Région Hauts-de-France, le Conseil départemental du Pas-de-Calais et la Villede Calais. Le Channel, Scène nationale de Calais occupe une place singulière dans le paysage culturel national. Par son projet artistique exigeant, son inscription profonde dans le territoire et sa capacité à faire de l’art un espace de rencontre avec les habitantes et leshabitants, il s’est imposé comme un acteur majeur de la vie culturelle à Calais, du département du Pas-de-Calais et de la Région Hauts-de-France. Dans le contexte des difficultés actuellement traversées par la structure culturelle, le SYNDEAC et l’ASN saluent la prise de parole concertée des partenaires publics financeurs ainsi que le protocole proposé visant à permettre le rétablissement d’un dialogue apaisé, la rencontre avec les équipes, et la mise en place d’un accompagnement temporaire garantissant la continuité de l’activité et du projet. Cette démarche collective témoigne de l’attachement partagé à l’avenir de l’établissement et à ses missions de service public. Le SYNDEAC et l’ASN réaffirment leur soutien appuyé à l’ensemble des artistes, compagnies et équipes artistiques programmés ou accueillis en résidence au cours de la saison 2026-2027. Dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions économiques etbudgétaires pour le secteur du spectacle vivant public, le syndicat et l’association sont particulièrement vigilants aux conséquences de cette situation sur leurs activités et leurs engagements.

Suspension de la saison culturelle 2026-2027 à Saint-Loubès : une décision politique qui affaiblit le service public de la culture

Le Syndeac, le Synavi et le SCC s’inquiètent de la décision de la nouvelle municipalité de Saint-Loubès en Gironde de suspendre l’ensemble de la saison culturelle 2026-2027 de La Coupole et des conséquences dramatiques pour la vie culturelle du territoire comme pour les compagnies professionnelles engagées. La suspension à ce jour de 33 représentations assurées par 21 compagnies indépendantes, ainsi que plusieurs temps de résidence constituent une alerte extrêmement préoccupante. Cette décision intervient alors que La Coupole accueille chaque année près de 9 000 spectateurs et spectatrices venus de Saint-Loubès et des communes environnantes. Elle prive brutalement la population d’un accès régulier à la création artistique et remet en cause un travail de développement culturel mené depuis de nombreuses années. Pour les 21 compagnies concernées, cette suspension se traduit très concrètement par l’annulation de dates programmées de longue date : des engagements rompus et une fragilisation directe de leur équilibre économique. Le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac), le Syndicat national des arts vivants (Synavi) et le Syndicat des cirques et compagnies de création (SCC), trois organisations professionnelles du spectacle vivant public, apportent leur soutien aux loubésiens, aux loubésiennes ainsi qu’à l’ensemble des publics, artistes et compagnies professionnelles qui devaient être accueillis dans le cadre de cette saison. Le mur d’investissement auquel sont confrontés les équipements culturels est aujourd’hui une réalité. Nombreuses sont les salles construites il y a trois ou quatre décennies qui nécessitent aujourd’hui des rénovations importantes afin de répondre aux enjeux de transition écologique et de sobriété énergétique. Néanmoins, ces contraintes bâtimentaires, qui ne répondent pas à un impératif urgent de mise en sécurité des publics et professionnels accueillis, ne peuvent justifier la disparition abrupte d’une saison culturelle entière. Suspendre une programmation ne relève pas d’un ajustement technique : c’est un choix politique. C’est aussi un choix qui demeure réversible. Parce que l’accès à la culture est un droit fondamental et un élément essentiel de la vie démocratique, le SYNDEAC, le SCC et le SYNAVI demandent à la municipalité de Saint-Loubès de revenir sur cette décision et d’engager sans délai un dialogue avec l’ensemble des parties prenantes et leurs représentants afin de garantir la continuité de l’offre culturelle sur le territoire et des engagements pris avec les structures. Nos organisations invitent l’ensemble des professionnels de la culture, des élus, des habitants du territoire à soutenir le maintien de la saison culturelle et à signer et relayer largement la pétition en faveur du maintien de la saison culturelle. Nos organisations appellent également à rejoindre le rassemblement prévu ce vendredi 5 juin à 17h30 à la Coupole en marge du conseil municipal. les organisations signataires Synavi Syndeac SCC

Le secteur culturel en Auvergne-Rhône-Alpes face à de nouvelles inquiétudes budgétaires

Le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles fait part de sa profonde préoccupation quant aux arbitrages budgétaires qui seront soumis au vote de la commission permanente du Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes du 29 mai prochain. Depuis 2022, le Syndeac s’alarme d’une évolution des politiques de soutien régional marquée par une nette diminution des financements dédiés au spectacle vivant public et par une remise en question de certains engagements contractuels. Ces orientations fragilisent durablement les acteurs culturels, les équipes artistiques et les dynamiques territoriales construites au fil des années. Le Syndeac attire particulièrement l’attention sur l’absence, dans la prochaine délibération relative au «Soutien à la vie artistique et au spectacle vivant», des aides au fonctionnement jusque-là attribuées aux Centres chorégraphiques nationaux de Grenoble et au Block – Centre chorégraphique national de Rillieux-la-Pape ainsi qu’au Pacifique – Centre de développement chorégraphique national de Grenoble. Ces structures jouent pourtant un rôle majeur dans l’accompagnement de la création chorégraphique, la transmission artistique et le développement culturel des territoires. Par ailleurs, les soutiens accordés aux équipes artistiques labellisées en Auvergne-Rhône-Alpes apparaissent également en nette diminution, tant en nombre de bénéficiaires qu’en montants alloués. Les secteurs de la danse et du cirque semblent particulièrement concernés. Pour le Syndeac, ces évolutions soulèvent des interrogations importantes quant aux moyens accordés à la diversité artistique et au renouvellement de la création. Ces annonces interviennent après plusieurs reports successifs du vote des délibérations, dans un contexte d’incertitudes budgétaires particulièrement difficiles pour les structures culturelles. Le Syndeac rappelle que le spectacle vivant constitue un secteur essentiel pour la vitalité économique, sociale et culturelle de la région, en contribuant à l’emploi, à l’activité locale et à la cohésion territoriale Dans ce contexte, le Syndeac a sollicité un rendez-vous avec la Vice-Présidente en charge de la culture afin d’obtenir des éclaircissements sur ces orientations budgétaires et de partager les préoccupations du secteur quant à leurs conséquences possibles pour l’avenir de la création et de la diffusion artistique en Auvergne-Rhône-Alpes.

Une nouvelle coupe budgétaire engendrerait une cessation partielle de l’activité du service public de la culture

On ne peut pas demander un effort supplémentaire à un secteur déjà à bout de souffle. À la suite des récentes annonces gouvernementales évoquant la recherche de 4 à 6 milliards d’euros d’économies, le bureau du Syndeac a adressé un courrier aux cabinets ministériels concernés afin d’alerter sur la situation critique du service public de la culture. Le budget de la culture représente une part très faible du budget de l’État (0,7 %, et 0,2 % pour la création). Les économies potentielles seraient minimes, mais les effets, eux, seraient profonds et irréversibles. Le service public de la culture est aujourd’hui à bout de souffle. Déjà fortement fragilisé par la baisse des financements publics, il ne peut absorber de nouvelles coupes sans engager de facto une cessation partielle de son activité. Cette érosion continue ne lui laisse plus aucune marge d’élasticité. Les conséquences sur l’emploi artistique et technique seront cinglantes. Préparer une saison culturelle exige de l’anticipation : les programmations de la saison 2026-2027 sont d’ores et déjà arrêtées, et les programmes sont parfois prêts à être imprimés. Dès lors, toute coupe sur des crédits déjà engagés ne ferait qu’aggraver des difficultés déjà considérables. Le service public de la culture joue un rôle clé dans le lien social, l’éducation et l’équilibre des territoires. L’affaiblir, c’est fragiliser des équilibres déjà sous tension. Dans ce contexte, le Syndeac demande la préservation des crédits alloués à la culture.

Mobilisons-nous au second tour pour défendre le service public de la culture !

L’intersyndicale du spectacle vivant public appelle l’ensemble des citoyennes et citoyens à se mobiliser lors du second tour des élections municipales, quelles que soient les consignes nationales des différents partis, pour empêcher l’arrivée au pouvoir des forces d’extrême droite et de droite radicalisées. Dans de nombreuses villes, l’extrême droite et les droites radicalisées sont aujourd’hui en situation de conquête des municipalités et défendent une conception de la culture profondément éloignée des principes qui fondent le service public de la culture. Partout où cela est possible, il appartient aux électrices et aux électeurs de faire barrage au Rassemblement national à ses alliés et à l’ensemble de ces forces qui portent un projet de repli, d’exclusion et d’atteinte aux libertés fondamentales. Il appartient également aux différents candidates et candidats de faire preuve de responsabilité en considérant que le barrage à la droite extrême est la seule priorité. Depuis des décennies, la politique culturelle française repose sur un choix clair : celui d’un service public de la culture fondé sur la liberté de création, l’égalité d’accès aux œuvres et l’émancipation des individus. Ce modèle, issu de l’histoire de la décentralisation culturelle, a permis de faire vivre dans tout le pays un réseau exceptionnel de lieux, d’équipes artistiques et de festivals au service de toutes et tous. Ce modèle est aujourd’hui fragilisé. Les coupes budgétaires qui se multiplient dans de nombreuses collectivités territoriales, premier soutien des politiques culturelles, menacent directement l’activité artistique, l’emploi et la diversité des œuvres. Dans ce contexte déjà critiqué, l’arrivée au pouvoir municipal de forces politiques hostiles à la liberté de création ou instrumentalisant la culture à des fins idéologiques ferait peser un risque supplémentaire et majeur sur les artistes, les professionnels et les publics. Partout où elle gouverne, l’extrême droite remet en cause les principes fondamentaux de la politique culturelle : atteintes à la liberté artistique, pressions idéologiques sur les programmations, remise en cause de l’indépendance des équipes culturelles, attaques contre les politiques d’égalité, d’éducation artistique et d’ouverture à toutes les cultures.  L’intersyndicale rappelle que la culture n’est pas un luxe ni un marqueur identitaire : elle est un pilier de la démocratie. Elle est un espace de dialogue, de confrontation des idées, d’émancipation individuelle et collective. Elle contribue à faire société. Dans un moment où les services publics sont fragilisés dans de nombreux domaines – santé, éducation, solidarité, culture – il est plus que jamais nécessaire de défendre le modèle républicain qui fonde notre pacte social : liberté, égalité, fraternité. La vitalité artistique, la liberté de création et l’accès de toutes et tous à la culture en dépendent. L’intersyndicale du spectacle vivant public restera pleinement mobilisée, aux côtés des artistes, des professionnels et des citoyennes et citoyens, pour défendre les valeurs démocratiques qui rendent possible un service public fort au bénéfice de toutes et tous. les organisations signataires Synavi Les Forces musicales SN3M-FO Syndeac SFA Scène Ensemble CGT Spectacle SCC SYNPTAC SNAM SNMS