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Questionnaire d’engagements Municipales 2026 : résultats cartographiés

La campagne intersyndicale engagée en amont du scrutin a permis d’interpeller 600 têtes de liste et de rendre publics les engagements de 236 candidates et candidats. Elle constitue désormais un point d’appui pour le suivi des orientations prises dans les territoires et pour nourrir le dialogue avec les équipes nouvellement élues.

carte des résultats

Cette carte disponible sur le site Culture et Municipales 2026 propose une lecture territorialisée des engagements des candidats aux élections municipales en matière de politique culturelle. Elle constitue à la fois un outil d’information, de mise en visibilité et d’appui au débat public, en offrant dès le premier regard une distinction entre les villes où des réponses ont été obtenues et celles où les candidats sollicités ne se sont pas exprimés.

L’interpellation ne visait pas l’exhaustivité : un panel de villes a été sélectionné par les délégations régionales des trois syndicats formant l’USEP-SV (Syndeac, Scène ensemble, Les Forces Musicales).

Une interpellation dense et mobilisatrice

La campagne a rencontré un écho significatif auprès des listes candidates. 407 réponses ont été recueillies, dont 236 questionnaires complets et 168 réponses partielles, soit 68 % du panel initialement interpellé. Au-delà même des listes ciblées initialement, la campagne a largement circulé : plusieurs listes candidates ont répondu spontanément au questionnaire, preuve de la visibilité de l’initiative et de son appropriation par les équipes de campagne.

Dans plusieurs villes – notamment Lille, Paris, Strasbourg, Metz, Nantes, Caen ou Lyon – l’ensemble des listes interpellées a répondu au questionnaire, et les réponses ont servi d’appui à des rencontres et des débats publics réunissant professionnels de la culture et candidats.

L’analyse des réponses montre par ailleurs que les listes de gauche et d’extrême gauche ont très majoritairement pris part à la démarche, traduisant une forte attention de ces formations aux enjeux portés par le secteur culturel. Sur les 236 réponses complètes, la répartition politique des listes répondantes s’effectuent selon les pourcentages suivants :

  • 10,8% des réponses sont rattachées à des listes de droite ;
  • 8,6% des réponses rattachées des listes du centre ;
  • 71,5% à des listes de gauche ;
  • et 9,1% sans étiquette.

CONVERGENCES ET POINTS DE CLIVAGE

Les réponses recueillies font apparaître un socle d’accords très large, tout en révélant des lignes de fracture nettes sur certains sujets structurants.

D’un côté, les convergences sont nombreuses et massives. La reconnaissance de la culture comme service public essentiel fait quasi unanimité (98 %), au même titre que l’éducation, la santé ou l’environnement. Cette adhésion se traduit également par des engagements concrets : 95 % des listes s’engagent à garantir un accès à une offre culturelle professionnelle à moins de 30 minutes, et 99 % à soutenir durablement les résidences d’artistes et les projets culturels dans les milieux éducatif, social ou médico-social. La liberté de création fait également l’objet d’un soutien très large (98 %), souvent associée à la nécessité de préserver l’autonomie artistique et le pluralisme.

Ces éléments traduisent une reconnaissance partagée du rôle de la culture dans la cohésion sociale et territoriale, ainsi que de sa place dans les politiques publiques locales.

D’un autre côté, plusieurs points de clivage apparaissent nettement.

La question des financements constitue le principal marqueur politique. Si 95 % des listes s’engagent à maintenir les budgets culturels, seules 57 % envisagent une augmentation, et une part importante (37 %) ne se prononce pas. Entre volontarisme affirmé et prudence budgétaire, les positions divergent fortement, certaines listes conditionnant leurs engagements à l’état futur des finances locales.

La liberté de création, bien que largement affirmée, révèle également des nuances. Certaines réponses introduisent des conditions — notamment liées à l’ordre public — ou expriment des réserves quant à une possible dimension militante des lieux culturels. Par ailleurs, 10 % des listes ne s’engagent pas explicitement à ne pas conditionner les subventions à des critères esthétiques, moraux ou politiques, laissant entrevoir des formes potentielles d’ingérence.

Ainsi, derrière un consensus de principe solide, les réponses dessinent des orientations contrastées dès lors qu’il s’agit de moyens, de priorités ou de cadres d’intervention publique.

RÉPARTITION DES RÉSULTATS QUESTION PAR QUESTION

Chaque carte associe un intitulé synthétique, le libellé complet de la question et la répartition des réponses consolidées.

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