Rapport « Musiques ! » La presse en parle

Les premières retombées du rapport « Musiques ! Des enjeux publics aux logiques privées » soulèvent le débat : tant mieux ! Les adhérent·es du Syndeac sont prêt·es à échanger pour construire demain une filière musicale plus juste. Le rôle du CNM à cet égard est essentiel. Depuis la création du Centre national de la musique en 2020, le Syndeac participe et contribue à la vie de cet établissement public via ses instances (au Conseil d’administration pendant 2 ans), ses commissions d’attribution des aides ou ses différentes concertations (place des musiques classique et contemporaine, droit de tirage, évaluation des aides sélectives, etc.). Notre syndicat y défend l’idée que, pour être « la maison commune de toutes les musiques », le CNM doit embrasser la logique d’intérêt général qui découlent de son statut d’établissement public sous la tutelle de l’État. Un premier rapport, publié en 2023, exposait cette idée. Notre toute dernière publication l’approfondit, et élargit l’analyse aux différents mécanismes de financements de la filière musicale. De là, 15 propositions pour transformer ensemble l’écosystème de la création musicale. Des propositions dont la presse se fait l’écho Une analyse au scalpel du fonctionnement du champ musical, des conclusions édifiantes sur les points de faiblesse du Centre national de la musique (CNM), de la Sacem et de l’Etat pour mieux suggérer un catalogue d’une quinzaine de propositions  Nicole Vulser, Le Monde, article du 13 juillet le Syndeac pose les bases vers une réforme du service public de la musique, avant qu’il ne soit trop tard.  Olivier Lamm, Libération, article du 7 juillet LIRE LE RAPPORT

15 propositions pour une filière musicale plus juste

Dans un nouveau rapport, nous dénonçons, chiffres à l’appui, les mécanismes marchands qui imprègnent les politiques publiques musicales et les grandes institutions du secteur. Malgré les nombreux enjeux publics de la musique – première pratique culturelle des Français·es -, les logiques privées (visibilité, rentabilité, etc.) dominent la filière. Nous formulons 15 propositions pour une filière musicale plus juste. Après un premier livret sorti en 2023 – Création musicale : pour une politique publique à la hauteur des enjeux  – et fort d’un afflux de nouveaux membres issus du champ musical, le Syndeac continue son travail d’analyse et de propositions pour la filière musicale. Ce travail, dense et chiffré, est particulièrement porté par le groupe Musique du Syndeac, représentatif de l’écosystème musical puisque composé d’artistes musicien·nes, de directions de festivals, de SMAC, d’ensembles, de CNCM, de compagnies musicales et de salles de spectacles pluridisciplinaires. LIRE LE RAPPORT DES CONSTATS De l’État au CNM en passant par la Sacem et les établissements labellisés, le Syndeac fait un constat simple : les logiques marchandes guident les politiques publiques musicales et influencent le soutien des grandes institutions du secteur. Parallèlement, l’État ne propose pas de vision stratégique à moyen et long terme pour la création musicale, pour les artistes vivant·es : une partie importante du budget du ministère est consacré au “répertoire”, c’est-à-dire à la musique dite classique. Dans ce cadre, le rapport du Syndeac met en avant 3 idées fortes : La politique publique de la musique doit permettre aux habitant·es de découvrir des artistes qu’iels ne connaissent pas plutôt que des artistes qu’iels connaissent déjà Les aides financières du secteur doivent privilégier une logique de redistribution plutôt que de répartition L’État doit consolider l’écosystème de la création musicale en dépassant les débats esthétiques et en renforçant l’engagement des institutions clés dans le soutien aux artistes vivant·es DES CHIFFRES CLÉS De la politique de financement de la création musicale par l’État au soutien financier du Centre national de la musique en passant par la politique d’action culturelle de la Sacem, le rapport présente de nombreuses analyses sourcées et chiffrées.  Quelques exemples : 1,9 Millions € Montant cumulé des 133 aides attribuées par le CNM aux trois majors → Est-il légitime qu’un établissement public soutienne dans ces proportions 3 multinationales ? 21 218 € Les droits d’auteur qu’il faut toucher chaque année en moyenne pour se présenter au Conseil d’administration de la Sacem → Un problème criant de représentativité des auteur·ices et compositeur·ices qui font vivre la filière musicale entre 2 et 10% Part de compositeur·ices vivant·es dans les progs des opéras et des orchestres → Des chiffres largement insuffisants pour des entreprises labellisées du service public 18% La part des crédits déconcentrés de l’État qui soutient des projets musicaux portés par des femmes → La parité des moyens de création et de production est une urgence et une exigence de service public. 66% C’est la part de “musiques actuelles” que le CNM exige pour aider un festival de musique → Un critère ubuesque pour un établissement public qui prétend être la “maison commune de toutes les musiques” 4 piliers, 15 PROPOSITIONS Nous portons ces exigences devant quatre acteurs clés de la filière : l’État, la Sacem, le Centre national de la Musique et  les opéras et les orchestres. Faites défiler le carrousel pour découvrir l’ensemble des propositions. 01 / 04 Centre national de la musique Pour un Centre national de la musique qui soit une vraie maison commune 1°Élargissement du champ de la taxe sur la billetterie à toutes les esthétiques et déplafonnement de la taxe 2°Fin des barrières à l’entrée économiques et esthétiques des aides du CNM 3°Instaurer un plafond à 300 000 € d’aides par an par structure ; idem pour le droit de tirage 4°Rendre les instances du CNM réellement représentatives de la filière musicale 5°Généraliser le plafonnement de la prise en compte des cachets dans le calcul des aides 6°Lancer trois études inédites pour renforcer le rôle d’observatoire du CNM (rôle des EA, pluris et CNCM) Opéras & orchestres Pour des opéras et des orchestres davantage promoteurs de la création musicale 1°Réforme des CDC des opéras et orchestres (50 % de compositeur·ices vivant·es, 50 % de femmes, EAC) 2°Transformation de maisons d’opéras en laboratoires de création, avec l’appui du ministère 3°Promotion de nouvelles modalités de créa-prod-diff d’œuvres opératiques (type Co[opéra]tive) Sacem Pour une Sacem qui réaffirme son soutien historique à toutes les créations musicales 1°Concertation pour fléchir la politique d’action culturelle de la Sacem 2°S’investir dans les instances de la Sacem pour pallier l’inadaptation structurelle du CA 3°Consolider la présence du Syndeac dans la filière musicale en adhérant à Tous Pour la musique 4°Améliorer encore la base de données en ligne de l’action culturelle des OGC État Pour un État plus à l’écoute de la filière et qui respecte ses engagements 1°Orienter en priorité son soutien vers les équipes artistiques féminines 2°Débureaucratiser les processus de demandes de soutien des dispositifs du ministère et de ses opérateurs 1 2 3 4

Le Syndeac au MaMA 2025 : focus sur les CNCM

Le Syndeac a une nouvelle fois participé à la convention MaMA, le rendez-vous professionnel des musiques actuelles, pour y défendre le modèle d’un service public de la création musicale. Cette année, zoom sur les CNCM (centres nationaux de création musicale) ! Philippe Gordiani, directeur de Césaré et Nadia Ratsimandresy, directrice du Grame / photo Syndeac Temple professionnel des musiques actuelles, la convention MaMA est assez éloignée des enjeux de politiques publiques : les débats sur les algorithmes de Deezer ou sur la “transition écologique” des tournées de Beyoncé sont plus fréquents que ceux sur le financement public du secteur musical ou sur l’importance du renouvellement des esthétiques. Mais, depuis trois ans, nous prenons notre bâton de pèlerin et débattons, défendons, promouvons un autre modèle : celui d’un service public de la création musicale. L’exemple des CNCM à cet égard est très parlant. Nous avons organisé le débat suivant : “Accueil d’artistes, studios, expérimentations : c’est quoi un Centre national de la création musicale ?” Deux professionnel(le)s ont pris la parole pour faire connaître les CNCM et convaincre les jeunes artistes de la pertinence fine de ces structures dans l’écosystème musical : Philippe Gordiani, compositeur et directeur de CÉSARÉ – Centre national de création musicale de Reims, adhérent du Syndeac et président de l’Association des CNCM Nadia Ratsimandresy, compositrice et directrice du GRAME – Centre national de création musicale de Lyon Les premiers échanges ont permis de désacraliser la notion de “création” musicale : personne n’est dépositaire du mot « création », aucune esthétique, aucun(e) artiste. Les CNCM insistent sur l’importance de l’accompagnement sur le temps long des artistes : donner du temps pour que les créatrices et créateurs trouvent “leur” son, “leur” musique On travaille la curiosité, peu importe si on appelle ça ‘musiques contemporaines’, ‘musiques de création’ ou autre chose. Résidences, outils technologiques de pointe, studios de répétition et d’enregistrement : les CNCM ont toutes les cartes pour accompagner les artistes dans leur recherche musicale, dans les expérimentations sonores qu’elles et ils veulent mener. Les CNCM : un exemple d’une politique publique de la création musicale Après avoir décrit les missions des CNCM, Philippe Gordiani et Nadia Ratsimandresy ont souligné une différence fondamentale entre leurs structures et l’immense majorité des structures de musiques actuelles : les CNCM n’ont pas pour objectif d’être lucratifs et rentables – ils sont financés par de l’argent public (État, collectivités) et mènent à ce titre des missions de service public. Les CNCM offrent un espace de liberté créative où les artistes peuvent expérimenter sans contrainte commerciale. La mise en oeuvre d’une politique publique de la musique permet aux CNCM de soutenir la création musicale pour elle-même : l’objectif n’est pas de créer un album pour faire une tournée de 300 concerts, mais d’aider les jeunes artistes à trouver leur langage musical, leur forme d’expression artistique. Les CNCM mènent par ailleurs de nombreuses actions d’éducation artistique et culturelle auprès des habitantes et habitants de leur territoire, loin de l’image des compositeurs et compositrices enfermés dans une tour d’ivoire. Retrouvez notre publication sur la création musicale ici !

La Cour des comptes pointe l’urgence d’une réforme du CNM

Alors que le Conseil d’administration du Centre national de la musique (CNM) a adopté en fin d’année son budget 2025 et la réforme de ses commissions d’aides – contre l’avis des principales organisations professionnelles -, la Cour des Comptes analyse dans un rapport les forces et faiblesses de cet opérateur de l’État et appelle clairement à sa réforme. Les adhérentes et adhérents du Syndeac, qu’il s’agisse de lieux de création-diffusion, d’équipes artistiques ou de festivals, sont au travail pour que la musique bénéficie, au même titre que les autres disciplines artistiques, d’une véritable politique publique. Plusieurs analyses de la Cour des comptes rejoignent le constat fait par le Syndeac dans sa publication de 2023, Création musicale : pour une politique publique à la hauteur des enjeux  Après avoir rappelé le contexte très spécifique dans lequel le CNM est né (au début de la crise sanitaire de 2020), le rapport de la Cour des comptes souligne les difficultés du CNM à exercer son activité “en rythme de croisière”. La Cour y trouve plusieurs causes : objectifs mal définis, moyens disponibles mal utilisés, manque de données fiables, gouvernance peu adaptée… La Cour des comptes n’impute toutefois pas toute la responsabilité au seul CNM et pointe les manquements de l’État et du ministère de la Culture à cet égard. Le Syndeac ressort du rapport les éléments suivants : La crise sanitaire, bien gérée, a déstabilisé la gestion “en période normale” du CNM La Cour a fait les comptes : ce sont au total 320 millions d’euros d’aides exceptionnelles que le CNM a versés pendant la crise COVID, soit environ 20% des crédits totaux de relance attribués à la culture par l’État. Le CNM s’est “parfaitement acquitté de son rôle” pendant la crise en mettant rapidement et efficacement à disposition les crédits exceptionnels malgré le fait qu’il n’ait pas été créé pour cela. Cela ne s’est toutefois pas fait sans heurts en interne, la crise ayant “laissé le personnel, aux dires mêmes de la direction, exsangue”. Fin 2023, le CNM disposait d’un reliquat important de ces “crédits exceptionnels” estimé à 105 millions d’euros. La Cour pointe l’importance de ce reliquat et indique que cela “ne résulte pas d’une carence du CNM, mais d’un surdimensionnement des dotations au regard des besoins réels, l’État ayant doublonné certains dispositifs d’aides du CNM avec des dispositifs généraux [de l’État]”. Le fait est que ces fonds exceptionnels, gardés par le CNM après la crise sanitaire avec l’accord de l’État, ont “percuté durablement les équilibres originels” envisagés pour l’établissement. En effet, le CNM a utilisé près des deux-tiers de ces reliquats pour abonder ses dispositifs d’aides pérennes. Cet accroissement budgétaire inattendu a été au coeur des débats sur le budget 2025 et la réforme des aides (cf. plus bas). L’absence de vision stratégique de l’État impacte directement l’activité du CNM En énumérant les 11 missions qui sont attribuées au CNM depuis sa création, la Cour des comptes ne manque pas de pointer du doigt l’absence de hiérarchisation au sein de ces objectifs. Elle souligne que “ce foisonnement [d’objectifs] témoigne en creux de l’absence de choix du gouvernement et du législateur, ainsi que le défaut d’une politique explicite de la filière musicale”. Si la Cour estime que la cotutelle DGMIC-DGCA exercée sur le CNM est une bonne chose en soi, elle dénonce sans ambages l’absence de vision stratégique globale du ministère de la Culture en matière de politique publique de la musique. Ainsi, “[Cette tutelle] ne saurait cependant dispenser le ministère de définir une politique de la filière musicale, elle-même composante d’une politique de la musique plus vaste. Malgré des relances, la délégation à la musique n’a pas été en mesure de fournir les éléments constitutifs de la politique de la musique dans le spectacle vivant alors qu’elle est chargée de l’élaborer, au sein de la DGCA, avec divers opérateurs, dont le CNM.” Et la Cour conclut : “il n’existe pas de politique publique formalisée de la filière musicale”. Un constat que le Syndeac partage évidemment et qu’il a explicité dans sa publication Création musicale : pour une politique publique à la hauteur des enjeux?«  Ce “pilotage stratégique lacunaire” s’incarne aussi dans une certaine lenteur de l’État à définir un cadre structurant d’activité pour le CNM. Ainsi, créé en 2020, le CNM et son Président n’ont reçu leur première lettre de mission qu’en octobre 2021 et n’ont signé qu’en juin 2024 leur premier contrat d’objectifs et de performances (2024-2028). Nulle surprise, dans ce cadre, à constater par exemple que l’éducation artistique et culturelle, mission de service public s’il en est, est complètement absente du CNM : une “invisibilisation […] d’autant plus paradoxale que l’EAC a un lien fort avec la filière musicale et qu’elle constitue une priorité du ministère”.   Le manque de données fiables et transparentes empêche la création d’une vision “partagée” de la politique du CNM La Cour interroge le manque d’éléments chiffrés et consolidés dans le secteur, d’un bout à l’autre de la chaîne : de la situation économique réelle des structures à l’utilisation et au effet levier réel des aides distribuées. Si l’observation de la filière est l’un des axes prioritaires du CNM et que des avancées significatives sont à noter, la Cour constate notamment qu’il “manque toujours des données exhaustives sur le spectacle vivant et la musique enregistrée, qu’il s’agisse de la fréquentation, du chiffre d’affaires, de la ventilation par esthétiques ou types d’acteurs ou de l’emploi”. De manière plus prégnante, le rapport s’inquiète de “l’éclatement entre les données publiques et privées”. En premier lieu, la Cour des comptes ne peut que dénoncer l’absence de données disponibles objectives du marché de la musique enregistrée : chaque année, c’est en effet le Syndicat national de l’édition phonographique (SNEP), représentant des plus gros labels, qui divulgue lui-même les meilleures ventes, les grands chiffres de l’année, la situation du secteur… Or, “le SNEP n’entend pas que le CNM reprenne sa mission d’analyse du marché” écrit la Cour : un problème d’objectivation des données qui pourrait remettre en cause les

Le Syndeac au MaMA, le débrief : émergence, temps long et création musicale

Invité à participer à deux “Grands débats” du MaMA, le Syndeac a souligné le rôle essentiel des financements publics pour soutenir la recherche, l’expérimentation musicale et accompagner l’émergence dans les lieux de spectacle. ? Photo : Vincent Moisselin Deux de nos adhérents ont pris part à des Grands Débats au MaMA 2024, permettant au syndicat de développer les grandes lignes de son positionnement quant au soutien de la création et de la diffusion musicales, dans une logique de service public. Dans un premier débat consacré au rôle du live et des lieux de spectacle dans la découverte de “nouveaux talents”, Loïc Guénin, adhérent compositeur et musicien, directeur de la compagnie Le Phare à Lucioles et de l’espace hybride Le Milieu, a d’abord souligné le rôle essentiel du temps long dans le champ des musiques de création. Les musiques de création ont bien sûr besoin du live, mais pour y arriver, elles ont besoin d’un temps de recherche, de résidence, d’accompagnement par les lieux et les festivals qui « produisent » ces « nouveaux talents » Loïc Guénin Ce recentrage du débat autour du nécessaire accompagnement de la recherche et de l’expérimentation musicales a permis d’interroger l’idée même d’avoir toujours besoin de “nouveaux talents” : Nous n’accompagnons pas les artistes que nous accueillons en résidence pour en faire des vedettes mais pour les aider à chercher, à essayer, à continuer de pouvoir essayer ; on ne parle pas de “nouveaux talents”, dans le sens où il n’y a pas vraiment de personnification des artistes, mais plutôt de nouvelles pistes, de nouvelles écritures Loïc Guénin Ces propos sont une passerelle naturelle vers la question du financement de la création musicale, puisque seule une politique publique affirmée et assumée de service public peut accompagner les structures proposant un soutien massif aux prises de risque artistiques. Face à des interlocuteurs internationaux s’interrogeant sur le modèle français du financement du secteur musical, Élodie Le Breut, adhérente et directrice de l’A.M.I., a directement fait écho à ces propos. Soutenir la diversité artistique, c’est permettre aux artistes de chercher – et c’est là que la fragilité est la plus grande dans les modèles de financements. Comment on finance ça, alors que ça ne donne pas tout de suite un produit, quelque chose qui tourne ? Élodie Le Breut Le rôle de l’État, qui doit impulser une stratégie nationale à cet endroit, est essentiel, de même que celui du Centre national de la musique (CNM). Or, il apparaît aujourd’hui que soutenir le temps long de création et de recherche, soutenir “la R&D du champ musical, comme le dirait le secteur industriel”, n’est pas l’inclinaison la plus franche des pouvoirs publics. Replay du débat avec Loïc Guénin Le live joue-t-il toujours son rôle de découvreur de nouveaux talents ? Replay du débat avec Élodie Le Breut Quel financement pour la création musicale?

Création musicale : Le Syndeac en débat à la convention MaMA

L’année dernière, le Syndeac organisait un débat au MaMA autour des enjeux de politique publique de la création musicale. Dans la lignée de cet événement et de son engagement renouvelé dans le champ musical, le Syndeac sera l’invité de deux Grands Débats lors de la prochaine édition du MaMA (16-18 octobre 2024). Depuis la publication en novembre 2023 de son livret “Création musicale : pour une politique publique à la hauteur des enjeux”, le Syndeac a engagé un travail de fond visant à faire de la défense de la création musicale un chantier aussi reconnu et valorisé par la puissance publique que la défense de la création dans les autres disciplines artistiques. Cette publication mais aussi la présence du syndicat dans davantage d’évènements professionnels du champ musical, sa participation aux concertations du Centre national de la musique, ses travaux auprès des partenaires, réseaux et fédérations oeuvrant dans le secteur musical, ont permis au Syndeac de retrouver une forme de légitimité actualisée dans un champ disciplinaire qu’il avait parfois, par le passé, désinvesti. Aujourd’hui, au contraire, la dynamique syndicale dans le secteur musical est réelle – comme en atteste le récent déplacement au festival Musica. Financement de la création musicale, rôle des lieux de spectacle vivant comme découvreurs de talents : la parole du Syndeac sera bien représentée lors des débats à la convention MaMA, preuve que la dynamique syndicale enclenchée depuis 2022 poursuit sa belle lancée. Deux rendez-vous à ne pas manquer Le live joue-t-il toujours son rôle de découvreur de nouveaux talents ? ? Jeudi 17 octobre ? 16h00 à 17h00 ? Lycée Jacques Decour (Paris 9e) Loïc Guénin, compositeur, musicien, directeur de la Cie Le Phare à Lucioles et directeur de l’espace hybride Le Milieu (84), adhérent du Syndeac, participera au débat en savoir plus Quel financement pour la création musicale ? ? Vendredi 18 octobre ? 11h30 à 12h30 ? Lycée Jacques Decour (Paris 9e) Élodie Le Breut est directrice de l’A.M.I. (Aide aux musiques innovatrices), structure située à Marseille (13). Adhérente du Syndeac, elle sera présente au débat pour s’exprimer sur ce sujet EN SAVOIR PLUS