Rencontre régionale PACA – 1er avril 2015

La rencontre PACA du 1er avril 2015, première étape intersyndicale

 

Le SYNDEAC a initié le  cycle de grandes réunions interrégionales et intersyndicales dans le courant du 1er trimestre 2015 dont l’objectif est de définir un plan stratégique d’action vis-à-vis des politiques et des services du territoire, et de développer toutes les formes de collaborations et de solidarités au sein du secteur des arts et de la culture.

 

Quelques constats :

La place des artistes dans la société est mise à mal aujourd’hui avec les risques d’effondrement des financements publics. Nous sommes tous mobilisés et unis pour nous assurer que les projets de réforme (réforme territoriale, réforme de l’Etat) soient bien le reflet de l’affirmation par les partenaires publics d’un réel projet de société où la Culture aura toute sa place, émancipatrice et éducative, partagée et créative.

 

Quelle est la place de l’Education et de la Culture dans le projet républicain ? Nous n’avons pas toutes les solutions mais nous sommes une partie des solutions possibles. La place de la culture dans la politique publique est difficile à situer : on observe une dilution des objectifs publics et on assiste à la fin d’une période de volontarisme.

 

Il faut affirmer l’art et la culture comme une expérience de l’altérité, comme un projet d’émancipation, au risque d’être dans des logiques de prestations et du principe de l’offre et de la demande. Nous sommes dans une période de simplification hors nos questions sont complexes.

 

Les cadres bougent, les projets se déplacent notamment à l’échelle territoriale. Il existe peu d’espace de travail entre les élus, les décideurs politiques et les acteurs. Les citoyens, les habitants sont de plus en plus « silencieux » voire « invisibles », quant à la relation à la culture et à l’action publique de cette dernière. Le travail en commun est impératif et nécessaire. Les acteurs culturels sont conscients  de la conjoncture sociale et sont une force de proposition.

 

Cette action est en pleine mutation et la question de l’évaluation quantitative se pose, on demande surtout des résultats, des performances. Loin de la question de l’objectif, l’indice humain est difficile à appréhender, à évaluer.

 

Nous devons insister sur nos propres coopérations et non pas sur la mutualisation des moyens qui n’entrainent pas forcément des économies d’échelle. Les projets se construisent sur le long terme, il faut avoir le temps de la production et soutenir les outils de fabrique. Il y a une urgence collective à sortir le secteur culturel de son microcosme, tout en veillant à ne pas être instrumentalisé.

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