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Communiqué de soutien à Phia Ménard

Contact presse

Le Syndeac dénonce, avec fermeté, l’attaque Ad hominem dont a fait l’objet l’une de ses artistes adhérentes, Phia Ménard, à l’occasion d’un communiqué de presse publié par Monsieur Foulques Chombart de Lauwe, candidat de l’union de la droite et du centre aux élections municipales à Nantes.

La publication de ce communiqué, intitulé « quand la culture sert de caution à l’outrance et à la haine anti-police : une dérive inacceptable », est intervenue au lendemain de l’organisation d’un rassemblement, en soutien à l’actuelle maire de Nantes, au cours duquel plus de 150 artistes ont affirmé leur volonté de défendre la diversité culturelle nantaise et le respect de la liberté de création et d’expression. Ce rassemblement s’est tenu dans le plus grand calme. Son sujet était la politique publique culturelle. Aucune mention n’a été faite de la police et, évidemment, aucun message haineux de quelque nature que ce soit, n’a été prononcé.

La seule « dérive inacceptable » est celle d’un candidat qui emploie dans sa communication « l’outrance » qu’il prétend dénoncer, pour associer sans fondement l’organisation d’une soirée de soutien au service public de la culture à des motivations de « haine anti-police ». Cet amalgame est non seulement mensonger mais il est aussi diffamant.

Le Syndeac dénonce, sans réserve, l’emploi par une personnalité politique, de méthodes de désinformation qui visent ici :

  • à réduire la pensée et l’expression d’une personne à quelques déclarations isolées exhumées de ses réseaux sociaux, dans le but de la dénoncer publiquement et nommément, quitte à l’exposer à des menaces voire à des violences morales et physiques, qui pourraient découler de cette désignation.
  • à tisser des liens inexistants entre une réunion d’expression collective organisée en février 2025 et une expression individuelle publiée en 2020 dans un tout autre contexte, sans aucun élément objectif pour relier ces déclarations individuelles aux enjeux et au contenu de ce rassemblement collectif.
  • à amalgamer l’expression d’un individu à l’expression d’un groupe de 150 personnes, voire à tout un secteur auquel cet individu appartient.
  • à intimider ses contradicteurs par l’invective et la diffamation, dans le but de réduire au silence ses oppositions.

Le Syndeac, bien que n’étant pas à l’origine de l’organisation de cette soirée de mobilisation des professionnels du secteur culturel Nantais, entend en rappeler le contexte.

Cette soirée de soutien à une candidate aux élections municipales a été en grande partie motivée par les coupes brutales opérées sur le service public de la culture, par la présidente du conseil régional, qui soutient la candidature adverse de Monsieur Foulques Chombart de Lauwe. Le candidat de l’union de la droite et du centre à la mairie de Nantes, a d’ailleurs lui-même récemment revendiqué la nécessité de la portée « idéologique » de ces coupes dans une tribune, publiée le 20 novembre 2025, sur le site du média Causeur. Il y déclare sa volonté de mener « une bataille culturelle » précisant qu’ « Il est temps d’en finir avec la propagande aux frais du contribuable. » Il affirme vouloir défendre « une culture de la liberté et du pluralisme, loin des oukases du tribunal de la bien-pensance. » Il y soutient qu’ « un nouveau souffle culturel est nécessaire pour libérer la culture de l’emprise politique » et que « Christelle Morançais, présidente du Conseil Régional des pays de la Loire, a eu raison d’annoncer la fin des subventions régionales automatiques à la culture, en évoquant « le monopole intouchable d’associations très politisées, qui vivent d’argent public ».

Ainsi, dans cette tribune, Monsieur Foulques Chombart de Lauwe procédait déjà par accumulation d’affirmations péremptoires, présentant comme des « vérités » des théories tout à fait subjectives, sans jamais donner d’éléments probants pour légitimer ses propos, ni prouver en quoi les artistes seraient dans leur ensemble soumis « à l’emprise politique (…) d’un monopole d’associations politisées ».

Le Syndeac entend rappeler ici que :

  • Contrairement à ce qu’affirme régulièrement ce candidat, l’octroi de financements publics à une association ne conduit pas, aux yeux de la loi, à une obligation de neutralité politique. Au contraire, il est illégal d’user du pouvoir de subvention – par exemple en brandissant la menace de ne plus en attribuer – pour contraindre la liberté d’expression.
  • La loi qui protège la liberté d’expression, permet tout à fait à Monsieur Foulques Chombart de Lauwe, en tant que personne, d’exprimer son point de vue subjectif dans des « tribunes » sur les médias de son choix. Cette loi ne l’autorise pas pour autant, en sa qualité de candidat, à publier des communiqués de presse officiels, siglés par son mouvement politique, qui contiendraient des propos manifestement diffamants, qui seraient susceptibles de contribuer à la désinformation de l’opinion publique et qui seraient susceptibles de mettre en danger physiquement ou moralement des personnes que sa communication attaquerait nommément ;
  • A ce titre, le Syndeac se réserve la possibilité d’étudier toutes les voies de recours possibles, suite à ces déclarations que nous considérons diffamatoires, qui ont été publiées dans le cadre d’une campagne municipale sur un support de communication politique officielle, qui pourraient relever de la désinformation de l’opinion publique et qui portent atteinte à une personne en particulier mais aussi à l’ensemble des personnes présentes lors de ce rassemblement victimes d’un amalgame délibéré.

 

Pour le bureau,

Claire Guièze et Joris Mathieu, coprésidents du Syndeac

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