# Debout Pour La Culture, des milliers de personnes debout pour soutenir la Culture
Depuis le 21 janvier 2025, des milliers de personnes se mobilisent en soutien au service public de la culture qui fait face Ă de violentes coupes budgĂ©taires. Théùtres, cinĂ©mas et autres lieux culturels se joignent Ă cette mobilisation dâampleur. Voici quelques images illustrant l’unitĂ© du mouvement. đ Signez la pĂ©tition en cliquant ici âđŒ OpĂ©ra d’Angers Cndc d’Angers Théùtre Louis Aragon Tremblay-en-France Lieu Unique Ă Nantes ScĂšne nationale Sud Aquitain La Passerelle Ă Saint-Brieuc Le Zef Ă Marseille Théùtre du Soleil Vincennes Cie La Pendue au Théùtre La Halle Roublot Collectif Oso et Cie Lamento au TheÌaÌtre Ducourneau d’Agen ClĂ©o SĂ©nia au Théùtre Novarina Ă Thonon TheÌaÌtre Dunois – Holden, Le cafeÌ vainqueur Théùtre CinĂ©ma de Choisy-le-Roi / Cie La Volige Théùtre national de Bretagne Ă Rennes Théùtre des Ălets – CDN de Montluçon Culture Commune – ScĂšne nationale Théùtre de l’Union Limoges Les 3T-ScĂšne conventionnĂ©e de ChĂątellerault Théùtre de MoliĂšre â SĂšte / ScĂšne nationale Archipel de Thau Théùtre de Mende, scĂšnes croisĂ©es de LozĂšre CNDC Angers – Le Quai CDN Théùtre des 13 vents CDN Montpellier Mon Grand l’Ombre Espaces Pluriel Ă Pau « Close up » NoĂ© Soulier Nanterre Les Amandiers Nos Ăąmes se reconnaĂźtront-elles ? de Simon Abkarian ScĂšne nationale 61 AprĂšs le spectacle Richard III de Shakespeare – mise en scĂšne de Guillaume Severac-Schmitz / La Cie [Eudaimonia] Une histoire subjective du Proche-Orient – TDB TheÌaÌtre de Dijon Bourgogne
Le Syndeac, membre du collectif Nos services publics

Dans le prolongement des rĂ©flexions menĂ©es sur le service public de la culture, le Syndeac est dĂ©sormais membre du collectif âNos services publicsâ. Cette adhĂ©sion sâest incarnĂ©e pour la premiĂšre fois lors du dĂ©bat plĂ©nier organisĂ© le 5 juillet Ă Avignon, en prĂ©sence dâArnaud Bontemps, co-porte-parole du collectif. En publiant son livret Pour un service public de lâart et de la culture en 2022, le Syndeac mettait au centre du dĂ©bat la caractĂ©risation de la culture comme âservice publicâ. Les structures culturelles subventionnĂ©es sont-elles dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral ? Les spectatrices et spectateurs, visiteuses et visiteurs, les publics de la culture, sont-ils des âusagersâ au mĂȘme titre, par exemple, que les malades sont des usagers de lâhĂŽpital et les Ă©lĂšves des usagers de lâĂ©cole ? Le livret rĂ©pondait Ă ces questions par lâaffirmative et entendait faire de la culture un service public âcomme un autreâ : santĂ©, Ă©ducation, logement, justice, transports⊠Cette position est devenue, au fil des mois, un vĂ©ritable leitmotiv syndical, largement entendu – et souvent repris – par les responsables politiques. Mais cette premiĂšre victoire symbolique devait ĂȘtre suivie dâeffets. Les membres du Syndeac ont rĂ©guliĂšrement souhaitĂ© que les actions de dĂ©fense du service public de la culture sâouvrent Ă dâautres champs afin de crĂ©er des passerelles – de vocabulaire, de revendications – avec les autres services publics. Le Syndeac a adhĂ©rĂ© en juin 2024 au
Le Syndeac appelle au vote

Le Syndeac appelle Ă ne pas voter pour le Rassemblement national mais au contraire Ă voter en faveur du service public et des candidats et candidates qui en dĂ©fendent lâesprit et les valeurs de libertĂ©, dâĂ©galitĂ© et de fraternitĂ©. Une victoire du RN constituerait une catastrophe pour notre pays et une menace pour notre Ă©quilibre dĂ©mocratique. Parti dâextrĂȘme droite reconnu comme tel par le Conseil dâĂtat, danger pour les libertĂ©s de tous et toutes, nous appelons les françaises et les français Ă se rendre massivement aux urnes les 30 juin et 7 juillet prochain. Seule la mobilisation citoyenne permettra de repousser le risque considĂ©rable dâune victoire de Marine Le Pen, dâEric Ciotti et de Jordan Bardella. Dans lâhypothĂšse tragique dâune victoire de lâextrĂȘme droite, les artistes et les programmateurs et programmatrices savent qu’ils et elles seront particuliĂšrement concernĂ©s par des remises en cause profondes de leurs libertĂ©s de crĂ©ation, dâexpression, et de diffusion des Ćuvres. Et les professionnels et professionnelles du spectacle vivant public sâinquiĂštent tout particuliĂšrement de l’aggravation des discriminations qui visent nos concitoyens et concitoyennes en raison de leurs origines, de leurs identitĂ©s de genre et de leurs religions. Tous et toutes aux urnes les 30 juin et 7 juillet ! # JeVoteServicesPublics # JeVoteServicePublicDeLaCulture
Dialoguer avec les élus pour convaincre
Pour la deuxiĂšme fois en moins de deux ans, le Syndeac a organisĂ© une JournĂ©e de dialogue mettant autour dâune mĂȘme table dix professionnel(le)s du spectacle vivant et dix Ă©lu(e)s des territoires. Co-organisĂ©e avec les cinq principales associations dâĂ©lus (Association des maires de France, Association des maires ruraux de France, DĂ©partements de France, France Urbaine et RĂ©gions de France), cette seconde Ă©dition de la JournĂ©e de dialogue avait pour thĂšme le financement des politiques culturelles. On le sait, les collectivitĂ©s territoriales sont les premiers financeurs du service public de la culture (70% contre 30% pour lâĂtat). La Cour des comptes a rĂ©cemment indiquĂ© dans un rapport que ce financement reprĂ©sentait 2,5 milliards dâeuros pour le spectacle vivant public. Mais le contexte actuel, qui voit certaines collectivitĂ©s territoriales remettre en cause malgrĂ© elles leurs engagements en faveur de la culture et la grande majoritĂ© des structures artistiques rĂ©duire leur activitĂ©, ont convaincu le Syndeac et les associations dâĂ©lus partenaires de la nĂ©cessitĂ© dâun dialogue approfondi sur cette question. Deux prises de parole ont introduit la journĂ©e : Nicolas Dubourg, prĂ©sident du Syndeac, a prĂ©sentĂ© aux Ă©lu(e)s le contexte et les enjeux financiers du spectacle vivant public LIRE L’INTERVENTION AndrĂ© Laignel, vice-prĂ©sident de lâAMF et prĂ©sident du ComitĂ© des finances locales, a prĂ©sentĂ© aux membres du Syndeac le contexte et les enjeux financiers des collectivitĂ©s territoriales LIRE L’INTERVENTION Les discussions se sont articulĂ©es autour de deux idĂ©es : dâabord, comment faire pour amĂ©liorer lâexistant, câest-Ă -dire rendre plus efficaces les financements et dispositifs qui sont dĂ©jĂ lĂ ? Ensuite, quels nouveaux outils financiers peut-on imaginer ? La nĂ©cessitĂ© de renforcer rapidement et massivement les DRAC a fait consensus. Relais essentiels de la dĂ©centralisation culturelle, les DRAC sont aujourdâhui dans lâincapacitĂ© d’accompagner correctement et Ă©quitablement les professionnels de la culture et les projets culturels des territoires, faute dâavoir les moyens humains, financiers et matĂ©riels suffisants. Le tĂ©moignage de Fabienne Chognard (vice-prĂ©sidente du Syndeac) et de M. Pierre Loubet (maire de Gilly-sur-IsĂšre et vice-prĂ©sident Ă la culture de la communautĂ© dâagglomĂ©ration) a permis de prĂ©senter leur projet culturel de territoire (PCT). Ce PCT a clairement montrĂ© la nĂ©cessitĂ© dâun engagement des collectivitĂ©s sur le temps long afin de mettre autour de la table dâautres partenaires territoriaux et de les convaincre de sâengager dans des conventions pluriannuelles, qui sont gagnant-gagnant dans la perspective dâune politique culturelle adaptĂ©e. Plusieurs nouveaux outils financiers ont Ă©galement Ă©tĂ© proposĂ©s par FrĂ©dĂ©ric Hocquard (PrĂ©sident de la FNCC). Citons par exemple la possibilitĂ© de flĂ©cher une partie de la taxe de sĂ©jour vers le secteur culturel, la crĂ©ation dâune dotation spĂ©cifique de lâĂtat pour les Ă©quipements de spectacle vivant (comme cela existe pour les bibliothĂšques et mĂ©diathĂšques via la dotation gĂ©nĂ©rale de dĂ©centralisation) ou la valorisation de lâengagement financier culturel dâune collectivitĂ© via un mĂ©canisme de leviers dans la dotation globale de fonctionnement.
Printemps de la ruralité : consultation du ministÚre de la Culture
La nouvelle ministre de la Culture a annoncĂ© vouloir faire de la vie culturelle en milieu rurale une prioritĂ©. Celle-ci fait pour beaucoup Ă©cho Ă nos propres rĂ©flexions sur le service public des arts et de la culture et sur la mutation Ă©cologique du spectacle vivant, consultables ici A noter tout de mĂȘme que cette concertation en ligne nâest prĂ©cĂ©dĂ©e dâaucune dĂ©finition du concept de « ruralitĂ©Âč ». Celui-ci mĂ©rite tout de mĂȘme dâĂȘtre approfondi car il peut dĂ©crire des rĂ©alitĂ©s trĂšs diffĂ©rentes, du village de campagne trĂšs isolĂ© sans continuum urbain, Ă la zone pĂ©ri-urbaine Ă©loignĂ©e de la centralitĂ© mais non dĂ©pourvue de lien avec elle. Ces rĂ©alitĂ©s racontent aussi des stratĂ©gies des habitants dans leur relation au service public auquel il faut ĂȘtre attentif (cf. notre travail sur SPAC). Nonobstant ces nuances, nous invitons nos adhĂ©rentes et adhĂ©rents Ă rĂ©pondre Ă ce questionnaire, qu’ils soient ou non situĂ©s en zone rurale, soit en rĂ©pondant sous l’angle « consultation des acteurs culturels », soit celui de la « consultation habitants » rĂ©pondre au questionnaire Le Syndeac doit porter une parole forte dans cette consultation autour de la question des moyens nĂ©cessaires au dĂ©veloppement des missions de service public en milieu rural, comme dâailleurs dans tous les autres territoires. Nous faisons en effet de la mobilisation budgĂ©taire la prioritĂ© absolue. Cette consultation doit permettre de le dire fortement et d’insister sur les coopĂ©rations territoriales aujourd’hui insuffisamment dĂ©veloppĂ©es. Il convient particuliĂšrement de mettre en avant :  – les enjeux de mobilitĂ© et la nĂ©cessitĂ© de dĂ©velopper les offres de transports collectifs pour aller vers lâoffre culturelle  dans le cadre dâune mutation Ă©cologique ;  les nĂ©cessaires financements Ă la crĂ©ation artistique elle-mĂȘme et Ă la diffusion qui doit lâaccompagner, pour aller vers les publics dans les territoires Ă©loignĂ©s des centralitĂ©s urbaines (cela ne vise pas que le rural pur.) – le besoin de dĂ©velopper des rĂ©sidences artistiques sur des temps longs sur tous les territoires et dâen faire un Ă©lĂ©ment majeur de rencontre avec les citoyennes et citoyens ; – le soutien Ă toutes les formes de coopĂ©ration professionnelle qui permettent de renforcer les actions de diffusion sur tout le territoire ;  – lâimportance des actions dâĂ©ducation artistique et culturelle qui, dans les territoires ruraux comme ailleurs, nĂ©cessite un partenariat trĂšs fort entre nos adhĂ©rents et adhĂ©rentes, les rectorats et les Ă©tablissements scolaires, et les collectivitĂ©s territoriales ; – la nĂ©cessitĂ© aussi dâinventer des modes de coopĂ©ration renforcĂ© entre lâEtat (Drac) et les collectivitĂ©s territoriales, notamment rurales (pour dĂ©velopper en particulier des compĂ©tences en ingĂ©nierie de projet). Nous profitons de ce message pour diffuser le rapport dâĂ©valuation rĂ©alisĂ© par  lâInspection GĂ©nĂ©rale des Affaires Culturelles (IGAC) rĂ©cemment rendu public par la ministre, et relatif Ă lâaction des labels de la crĂ©ation dans les zones rurales. Ce rapport dĂ©crit fort bien lâimportance des actions mises en Ćuvre et leur sous financement chronique. https://www.culture.gouv.fr/Espace-documentation/Rapports/L-action-des-labels-de-la-creation-dans-les-zones-rurales Âč DĂ©finition Insee : RĂ©alitĂ©s multiformes et hĂ©tĂ©rogĂšnes selon leur gĂ©ographie et leur histoire, les espaces ruraux se dĂ©finissent dâabord par leur faible densitĂ© de population. Jusquâen 2020, lâInsee dĂ©finissait le rural comme lâensemble des communes nâappartenant pas Ă une unitĂ© urbaine qui est caractĂ©risĂ©e par le regroupement de plus de 2 000 habitants dans un espace prĂ©sentant une certaine continuitĂ© du bĂąti, censĂ©e caractĂ©riser les « villes ». La dĂ©finition proposĂ©e ici rompt avec cette approche centrĂ©e sur la ville. Les territoires ruraux dĂ©signent dĂ©sormais lâensemble des communes peu denses ou trĂšs peu denses dâaprĂšs la grille communale de densitĂ©. Ils rĂ©unissent 88 % des communes en France et 33 % de la population en 2017. Cette seule caractĂ©ristique de lâespace rural ne permet pas dâen apprĂ©hender toutes les dimensions. Il faut y associer des critĂšres de type fonctionnel, notamment le degrĂ© dâinfluence dâun pĂŽle dâemploi. Avec cette approche, quatre catĂ©gories dâespaces ruraux se dessinent, allant des communes rurales trĂšs peu denses, hors influence dâun pĂŽle, aux communes sous forte influence dâun pĂŽle. Cette classification va ainsi de communes oĂč la population stagne Ă des communes attirant des populations plus jeunes, et dont la dynamique dĂ©passe celle des communes urbaines. Cette approche permet de dĂ©finir statistiquement un continuum allant des espaces les plus isolĂ©s et peu peuplĂ©s jusquâaux espaces ruraux les plus urbanisĂ©s. Ă lâinverse, les territoires ruraux ont ceci en commun quâen moyenne les disparitĂ©s de revenus y sont nettement plus faibles que dans lâurbain, du fait dâune moindre prĂ©sence de mĂ©nages sous le seuil de pauvretĂ© dans les communes sous influence dâun pĂŽle, et du fait dâune moindre prĂ©sence de mĂ©nages aisĂ©s dans les communes les plus isolĂ©es.
Le service public de l’art et de la culture : fondements et nĂ©cessitĂ©s
Vidéo du débat du 17 juillet à Avignon