On ne peut pas demander un effort supplémentaire à un secteur déjà à bout de souffle.
À la suite des récentes annonces gouvernementales évoquant la recherche de 4 à 6 milliards d’euros d’économies, le bureau du Syndeac a adressé un courrier aux cabinets ministériels concernés afin d’alerter sur la situation critique du service public de la culture.
Le budget de la culture représente une part très faible du budget de l’État (0,7 %, et 0,2 % pour la création). Les économies potentielles seraient minimes, mais les effets, eux, seraient profonds et irréversibles.
Le service public de la culture est aujourd’hui à bout de souffle. Déjà fortement fragilisé par la baisse des financements publics, il ne peut absorber de nouvelles coupes sans engager de facto une cessation partielle de son activité. Cette érosion continue ne lui laisse plus aucune marge d’élasticité. Les conséquences sur l’emploi artistique et technique seront cinglantes.
Préparer une saison culturelle exige de l’anticipation : les programmations de la saison 2026-2027 sont d’ores et déjà arrêtées, et les programmes sont parfois prêts à être imprimés. Dès lors, toute coupe sur des crédits déjà engagés ne ferait qu’aggraver des difficultés déjà considérables.
Le service public de la culture joue un rôle clé dans le lien social, l’éducation et l’équilibre des territoires. L’affaiblir, c’est fragiliser des équilibres déjà sous tension.
Dans ce contexte, le Syndeac demande la préservation des crédits alloués à la culture.