Un certain nombre de compagnies indépendantes, qui constituent pourtant l'un des moteurs de la vitalité artistique en France, vont être victimes d'un double impact: elles vont perdre une partie de leurs moyens de coproduction, d'une part à cause de la baisse régulière des capacités artistiques des institutions, et d'autre part du fait de la baisse directe imposée par l'Etat en 2008 sur leurs dotations propres.
Certaines scènes conventionnées, certains lieux et festivals ne retrouvent pas leurs subventions ministérielles de 2007.
Bien que solidaire du secteur cinématographique, le conseil national du SYNDEAC regrette vivement qu'une partie des légitimes revendications du cinéma ait été recouvrée sur l'enveloppe obtenue pour le spectacle vivant, privant ainsi les compagnies indépendantes des moyens nécessaires à leur renflouement.
Dans une lettre datée du vendredi 25 janvier adressée à Madame la ministre de la Culture, le conseil national du SYNDEAC demande que toutes les compagnies, notamment celles dépendant de la DRAC Ile-de-France ou de la Direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles (DMDTS), durement touchées, ainsi que les autres structures, encore diminuées aujourd'hui, soient réajustées au même titre que les institutions, compagnies ou structures déjà remises à flot.
Le SYNDEAC rappelle d'ailleurs ses revendications:
• augmentation du budget du spectacle vivant de 50 millions d'euros,
• dégel total pour 2008, qui pour l'instant n'apparaît que partiel.
Notre syndicat a commencé à travailler avec ses partenaires aux Entretiens de Valois qui débutent le 11 février. Il souhaite apporter des propositions sur lesquelles beaucoup ont travaillé ensemble, mais déclare que ses revendications doivent être entendues, afin de commencer les entretiens dans la sérénité nécessaire.
Pour le conseil national,
François Le Pillouër
Président du SYNDEAC