|
|
| Vous êtes ici >> Accueil > SES ACTIONS > Les politiques culturelles |
|
Pour le SYNDEAC, les compagnies doivent être considérées comme étant des institutions à part entière. Pour un artiste, le fait de demeurer en compagnie doit pouvoir être un libre choix et être reconnu par les tutelles comme un statut à part entière. Le métier de directeur de compagnie, toutes disciplines confondues, s'inscrit dans un parcours dont l'objectif n'est pas forcément la direction d'une structure labellisée. Les compagnies sont des éléments structurants sur le territoire et donc essentiels à la réalisation de la décentralisation. Elles inventent les formes dans le domaine de la création, dans leur relation avec la population, notamment au travers des enseignements artistiques. L'expérience acquise par les compagnies après quelques années d'existence est irremplaçable tant sur le plan de la connaissance du terrain que sur celui des savoir-faire acquis dans tous les domaines: art, technique, gestion, relation aux publics... Cette expérience doit être reconnue et valorisée comme telle. Le SYNDEAC considère qu'une logique partenariale tant institutionnelle (collectivités locales et / ou territoriales) que professionnelle (artistes en résidence) doit être développée et approfondie. Cependant, le financement des compagnies doit rester indépendant de ces associations afin que les relations entre les institutions théâtrales et les compagnies soient équitables et ne soient pas des relations de sujétion. Il faut donc garantir aux compagnies les moyens d'assurer leur indépendance ainsi que des lieux de répétition et de représentation pour développer leurs projets. Il ne s'agit pas forcément de créer de nouveaux lieux mais certainement d'utiliser au mieux le réseau existant. 1 - Le SYNDEAC demande que les compagnies puissent disposer de moyens garantissant leur indépendance en assurant une permanence artistique, administrative et de travail (lieux de répétition). 2 - Dans ce dessein, le SYNDEAC propose, notamment, pour favoriser l'emploi artistique et culturel et la prise en compte réelle du coût du travail, une refonte du système d'aide décomposé comme suit:
3 - Le SYNDEAC propose que soit menée une réflexion de fond sur la mutualisation des moyens entre les compagnies et les conditions d'attribution de la production déléguée. La production déléguée peut être un moyen de structurer le projet de la compagnie à ses débuts. Mais elle ne doit pas consister à lui retirer sa responsabilité artistique et politique. 4 - Dans la perspective d'une refonte du réseau plaçant l'artiste au centre des politiques publiques, le s considère qu'une réflexion approfondie sur les concepts de résidence et d'association des artistes dans les théâtres publics est fondamentale. Le s préconise que tous les lieux subventionnés aient pour mission de remettre au centre de leur projet ces résidences et associations et que certains de ces lieux (au moins un par région) consacrent une part de leur activité à l'émergence de jeunes compagnies avec à la fois un contrat et des moyens spécifiques. Le s considère qu'il serait souhaitable que dans chaque lieu au moins deux disciplines soient représentées parmi les artistes ou compagnies en résidence ou en association. Le s demande la mise en place d'un groupe de travail qui étudierait aussi bien pour l'artiste en compagnie que pour les institutions:
5 - Le SYNDEAC s'oppose à toute partition entre création et action culturelle et s'opposera à toute référence aux " compagnies d'action culturelle ". Il est en effet inconcevable que la mission de formation et d'action culturelle soit séparée de la mission de création; les deux se nourrissant mutuellement. La recherche et la formation d'un nouveau public n'ont de sens que si elles sont motivées par une activité de création exigeante. Le SYNDEAC revendique que 50 % au moins des mesures nouvelles prévues au budget 2005 soient affectés à l'emploi dans les compagnies indépendantes. |
|
|||||||||||||||||||||